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I have an ignominous hope left. In spite of myself, I am banking on an instinctual solution of contuinity, the equivalent, in the life of the heart, of the scatterbrain mistaking a name, a door. Horrified at myself, I wish you Camille’s betrayal, a failure with Claude, a scandal that would separate you from Hippolytus. Any faux pas could make you fall on my body.

Marguerite Yourcenar - “Antigone or the choice” in Fires

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(you were always exact to me) (like a storm cellar) (I liked it near your airstreams) (you never called me a social parasite and I felt good about that) (you never said things like the handwriting is on the wall) (you never said we were biding our time) (you weren’t a warden) (you weren’t a damper) (you didn’t live in a chimney) (you didn’t work for management) (we were still under construction) (there were warning signs all over us)

(x)

Désordre raturé.

J’ai été détruite.

Quel désordre dans mes idées, dans mon cœur. J’ai beau chercher, j’ai beau essayer, je n’arrive pas, rien. 

Simplement, verser d’inutiles larmes qui me brûlent la peau. Des larmes amères que je m’empresse d’essuyer avec violence et haine.

Je ne sais à quoi ressemble ce texte. Je ne veux pas savoir, j’aurais aimé n’avoir jamais écrit, jamais essayé. J’aurais aimé n’avoir jamais ressenti le besoin de peindre mes misères sur une feuille. 

Je n’en peux plus de ce quotidien étouffant. Je n’en peux surtout plus de la personne que je suis. Suicide symbolique. Je veux en finir avec mon âme, renaître.

Je veux être une autre personne. Je veux toucher au bonheur, juste l’effleurer, m’y baigner.

Sentir autre chose que du dégoût, que ces larmes venimeuses, que ces douleurs continuelles. 

J’ai beau me retourner pour trouver des morceaux brisés, il n’y a que du vide, une brise qui m’assourdit. 

J’ai été vidée de toute joie. 

Que la Mort vienne m’enlacer, mes bras sont ouverts, je l’attends.

image


Je crois que je suis née un stylo greffé aux doigts,
Que sur le papier, j’ai toujours voulu me scotcher moi
Je raye mes textes pour effacer la réalité
Et ces quelques proses m’appellent pour me faire exister

Quand les mots s’écrivent, je ne suis plus rien qu’un microbe :
Ils craignent que j’infiltre leurs estomacs émétophobes !
Et toujours, j’aligne des phrases avec ou sans espoir
Je sillonne mon champs de rimes, c’est la moisson d’un art

Les mots dans ma tête m’ont crié qu’ils étaient claustrophobes,
Mon monde est en papier, j’écris mes vers sur mon globe
Ils jouent sur les lignes et la feuille n’est plus qu’un foutoir
Et derrière eux s’échappent des ratures en leur mémoire

Au centre de ma Terre, ils sont la perle que je dérobe
Je suis un arbre à mots et les branches sont mes hylobes
Dans mon monde, ça s’illumine, chaque lettre est un phare
Et comme des lumières de ville, mes rimes s’allument le soir

les lionnes

j’ignore

les ratures qui me disent que la nuit sont belles

les faucilles ses mains un bouquet qui dit que la nuit est b

une dorse ses mains qui grippe la poignée

frappe sur pied sa terre le beau défoncé

o après chante le pli blanc déroulé détournée sur la page

les voitures s’accoudent au mollement du pas dehors en pluie

entre l’action d’y pensée j’y vais une respire ça détend

je mange les mots de moncorps que tu es bon j’en reprends

tu es le narcissisme que j’ai comme une robe d’oiseau

ne veux pas te dire pourtant le sais mal mais non oui non ou

ou oui pourquoi pas des mots simplets de sa bouche

j’aaspire une dilate fraiche à la paille en sirop sur ma bouche

je trouve l’érotisme beau quand il est simple comme une fille en été

un serpent ça craque ça explose

en filets de morves incandescents cigarette j’aime feu

je me soigne en diverses brûlures 

DserDsirDouniaDfov

GchauveLaFaDspéGchauffeLaVoiDmé

à la tienne versée

Watch on xtinpeintures.tumblr.com

The story of a creating process. Sometimes I kill an old painting to make an other one.

Un brin qui cri

En partant de tout, je reviens vers toi.

En parlant de tout, je parlais de toi.

En cherchant le bout, j’ai trouvé un toit,

Il y avait de tout, ne manquait que trois

Détails, souvenirs, parfums des doigts

Avec lesquels j’ai caressé la proie

De mon désir, le désir d’avoir foi,

En une vie d’émoi, de roi, chaque fois

où j’ai cherché à sonder tes rires.

Je suis entré, j’aspire,

Une fumée d’iris qui enivre,

Un parfum de femme soupire

J’ai retrouvé ce livre.

C’est celui que j’aurais aimé écrire. Et lire. Et vivre en même temps.

Le livre qui regroupe toutes les histoires qui précèdent les mots déjà usés de mon clavier. Les pages qui flottent n’ont rien à envier au PC qui tombe en Afrique, usé.

Exaucée, l’histoire délivrée de nos cerveaux qui bourdonnent de bruits superflus, ma tête qui se libère du temps perdu à jacqueter des paroles rythmées au flot incessant des JT, l’aurore d’une ère inventive et précaire. 

Je ferme les pages. L’histoire continue.

J’ai lu, il y a longtemps, je ne me rappelle plus. Il disait que les plus belles histoires n’étaient pas dans les livres qu’il avait écrit, mais entre eux. Entre deux. Entre feux, feu les histoires que j’aurais aimé produire, patiemment, avec ardeur, aimant, le labeur, aimant, le matin réveillant mon amante et lui glissant le bord de la couette sur la poitrine, me glissant dans la cuisine pour y faire chauffer le café brûlant et arracher les premiers mots du matin, les paroles du vin de la veille, les pensées, le met divin, qui s’infiltrent entre le sommeil et le soleil du matin.

Elle se rendort car mon histoire l’ennui. J’ai trop parlé, peu écrit. Mais j’ai pu songer et songer encore, toutes ces histoires sans écrit, sans feuilles flottantes ni PC tombant, sans vie matérielle, sans mémoire dure, sans lecteurs non plus, pure créativité débordée, sans rênes, sans forcer. Pas assez forcé pour en faire de la lecture avec le thé, pour cette jeune adolescente qui aurait aimé feuilleter l’histoire des jeunes loufoques dégénérés qui arpentaient Paris dans des voitures brisées et réparées, aux pneus recroquevillés, et qui flottaient au rythme de la fumée du pétard qu’ils consumaient en regardant les passants dépassés.

Pas assez forcé pour compter l’histoire de ce couple qui s’entre-déchirait sur un chemin mais ne pouvait pas se séparer, ils avaient un gamin, alors ils dormaient dans du foin et reprenaient le chemin. Pas assez creusé, ce trio de guedin.

Pas assez dépecé, le scénario à trois balles, peut-être le plus rude, celui qui m’emporterait sur le chemin du livre que j’aimerais vivre et écrire, l’encre plantée dans les tripes, celle des porcs et celle des pitres, je ne l’ai pas soupesé, mais il m’a déjà pesé un brin. Un brin qui cri et qui demande, qu’il faudra bien finir par écouter…

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