Voilà, comme souvent dès qu’il y en a, le premier tableau qui m’a interpellé dans ma visite fut un Greco. Ma culture picturale est très fragmentaire mais quand je m’avance dans les couloirs d’un musée en suivant une progression chronologique, c’est toujours Greco qui provoque en moi un temps d’arrêt, pour la vivacité de ses couleurs et leur quasi irréalité. Dans ce tableau, leur bouillonnement mêlé au flou des drapés qui s’apparentent presque plus à des flammèches qu’à des habits offrent un vif contraste avec la solennité des visages des apôtres qui m’a marqué.

Je vous laisse regarder, ça sera mieux que mes mots. 

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Source : El Greco, Le repas dans la maison de Simon, 1608 - 1614

« Jésus était à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux et, pendant qu’il était à table, une femme vint, avec un flacon d’albâtre contenant un parfum de nard, pur et très coûteux. Elle brisa le flacon d’albâtre et lui versa le parfum sur la tête. Quelques-uns se disaient entre eux avec indignation : “À quoi bon perdre ainsi ce parfum ? On aurait bien pu vendre ce parfum-là plus de trois cents pièces d’argent et les donner aux pauvres!” Et ils s’irritaient contre elle. Mais Jésus dit : “Laissez-la, pourquoi la tracasser ? C’est une bonne œuvre qu’elle vient d’accomplir à mon égard. Des pauvres, en effet, vous en avez toujours avec vous, et quand vous voulez, vous pouvez leur faire du bien. Mais moi, vous ne m’avez pas pour toujours. Ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait : d’avance elle a parfumé mon corps pour l’ensevelissement. En vérité je vous le déclare, partout où sera proclamé l’Evangile dans le monde entier, on racontera aussi, en souvenir d’elle, ce qu’elle a fait. »

— Marc 14:3-9 (et Matthieu 26:6-13) Textes de la TOB, éditions du Cerf.

Rétrospective picturale de mes autobioshows (5/5)

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BAZOOKE NOS ILLUSIONS VITALES

 

Ah, ce dernier one… des formules à se répéter en boucle… un concept fort (bazooker nos illusions vitales)… du bon boulot… connais-toi toi-même… Incroyable défi enrichissant !

Comme j’ai souvent l’occasion de dire: j’ai fait le job.

 

Surtout, je n’oublierai jamais ma folle complicité de coulisses avec le régisseur qui, au premier abord rappelait pourtant plus l’ours dans sa tannière que le régisseur derrière ses bitonios !!! En général ça donnait ça:

LUI: Bah dis-donc, t’avais l’air tout tristounet ce soir.

MOI: Ah je ne vous ai pas dit ? J’ai un mal-d’être !

LUI: Ah… Bon j’y vais, à demain.

MOI: Direction l’entraînement ? Moi le sport m’a beaucoup aidé dans ma traversée du désert.

MOI: Hein ?

MOI: Et… pas de grève demain hein, promis, monsieur ? J’ai vraiment envie de faire un bel Avignon cet été.

 

Cet été-là, je fis un bel Avignon (tous mes spectacles sont des créations). Seul hic, un bémol: les gens avaient eu le temps de m’oublier. “Je vous ai déjà vu, dans le passé” prétendaient fréquemment les passants. Par un simple déplacement à l’intérieur de moi-même, j’incarnais alors un perso’ qui leur répondait “C’est amusant, pourtant je n’y retourne pas souvent”, après quoi je faisais habituellement une quenelle.

Comprenez-moi: s’il y a bien une chose que je déteste par-dessus tout au théâtre, c’est ce qu’on appelle “le public”. Moi j’appelle ça “les RIB”.

Or, durant toutes ces années sur la route j’avais compris une règle d’or du théâtre: le public ne rit jamais aux bons moments. C’est pourquoi avec ce spectacle, grâce aux progrès considérables des technologies (notamment nano-) je pouvais enfin me permettre une grande première mondiale: le public avait pour ordre de se taire, rendu caduc par l’installation de rires enregistrés dernier cri qui se déclenchaient aussitôt que rugissait l’intonation de voix caractéristique de toutes mes chutes de phrases.

Ce que j’en retiens ? Un bon kiff.

 

 

Sur ce, je ne vais pas tarder car l’heure est venue pour moi de poser pour la pochette de mon nouvel upload Soundcloud: un aérodrome pour décor assorti à mon body léger, sans oublier le ventilateur de mise pour un effet volume non-stop tant la vie m’a appris à ne pas miser que sur les textes.

Alors oui, j’ai changé le rire pour toujours. Cela dit, si j’avais une baguette magique, c’est pourtant aux larmes que je voudrais me consacrer. Oui, si j’avais une baguette magique, je crois bien que j’irai changer le chemin des larmes…

Après tout, c’est ça aussi l’ADN Shackelclic ©.

 

À bientôt dans votre ville !

 

 

Situations Picturales

Portant un certain intérêt pour les questions de diffusion en art, je souhaite mener un projet qui consiste en un prélèvement de situations picturales dans l’espace urbain par la photographie et dont la diffusion ne se fera que par MMS. Les envois devraient commencer à partir du 10 Septembre et s’étendre sur ne période d’un mois. Aussi, au fil de mes déambulations, dérives et autres aventures vous recevrez des images de ces situations dites picturales.

Mais ce projet ne peut fonctionner si je n’ai pas de récepteurs, aussi je vous invite à me communiquer vos numéros de téléphone portable afin que je puisse vous envoyer chacune des images produites.

Vous pouvez donc me contacter par e-mail pour me communiquer vos numéros.

Merci,

Alex

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En ce dernier Lundi d’Août bien arrosé sur la côte Normande, visite au MuMa du Havre. La qualité de l’exposition temporaire consacrée au paysage dans l’œuvre de Nicolas de Staël à l’occasion du centième anniversaire de sa naissance est à la hauteur de l’ambition affichée dans l’appellation du Musée, qui joue malicieusement de l’ambiguïté avec sa presque jumelle d’outre-atlantique autrement plus connue.

La profusion très bien ordonnée chronologiquement et géographiquement par la scénographie des fulgurances picturales et chromatiques du peintre mort à 41 ans rend parfaitement compte de la frénésie de peinture et de voyage dans laquelle il a vécu ses 5 dernières années de vie et qui l’a conduit à sa libération dans un entre-deux unique et génial entre abstraction et figuration. Frénésie certes mais lucide, libération certes mais angoissée, comme en témoignent les citations retranscrites sur les murs et judicieusement choisies dans sa correspondance, essentiellement avec le poète ami René Char. Surtout, à côté des tableaux majeurs déjà montrés dans d’autres lieux, ce sont les croquis au feutre des carnets de voyage et les nombreux petits formats saisis sur le vif provenant de collections particulières et jamais exposés qui rendent le mieux sensible sa recherche toujours renouvelée par le trait et la couleur de l’essence du paysage, des côtes de la Manche à celles de la Méditerranée.

A l’étage supérieur du musée, passage incontournable par la collection des petits formats sur le vif d’un autre chasseur de nuages et de vagues - quand ce n’était pas de vaches ou de baigneurs, mais un siècle auparavant, Eugène Boudin. Une réserve dans la présentation, mais de taille, à l’aune de la liberté et rapidité du geste conquises par le peintre Normand plus de 10 ans avant Monet : les hideux cadres dorés et moulurés qui corsètent malencontreusement chacun de ces vibrants instants de vie. Aussi, je lance un cri au vent du large qui fouette aujourd’hui les vagues d’un beau gris digne de De Staël en face du MuMa : svp Messieurs et Mesdames les conservateurs/trices du Muma, libérez les Boudin de leur cage dorée!

Patrick

SOPHIE // CRÉATION // 18 AU 21 NOVEMBRE 2014

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La pièce Sophie sera créée à La Loge (Paris 11e), du 18 au 21 novembre 2014 à 19h.

Sophie
D’après Balthus, Hans Bellmer et Paul Éluard

Conception / création / interprétation : Christine Armanger
Technique : Marinette Buchy
Regard : Corine Miret

Production : [Compagnie Louve]

Avec le soutien de la Ménagerie de Verre dans le cadre du Studiolab, avec le soutien du Théâtre de Vanves, avec la mise à disposition de studios à la Briqueterie - CDC du Val-de-Marne

La pièce Sophie s’inscrit dans une recherche autour d’une figure féminine inspirée de l’œuvre picturale de Balthus et de poèmes de Paul Éluard. C’est le rossignol qui crochète l’enfance, par ses transgressions et ses vertiges : elle s’appelle Sophie, comme l’héroïne éponyme de la Comtesse de Ségur. Elle aurait aussi pu s’appeler Alice, elle serait passée de l’autre côté du miroir.
Avec une robe à smocks, de la barbe-à-papa et des flamants roses, Sophie vous invite à la rejoindre dans un cabinet dont elle est la curiosité.

This was a green squid eye I wanted to solder… the silver soldering is great, but my paint just got all burned :( 

must find a fire resistant paint!

Cet oeil de poulpe était vert! En l’étamant à l’argent, la couche picturale a carrément cramé!!! Hé bien, je dois maintenant trouver de la peinture résistante au feu!!!

3

Françoise Nielly - Galerie Menouar (Paris)

Ses portraits vous explosent au visage, un feu d’artifice de couleurs fluorescentes d’où les yeux apparaissent grands ouverts et les bouches pulpeuses jaillissent du fond du cratère incandescent.

Surprenant ce style : une peinture achevée, élégante même dans son dessin et sa composition au couteau, mais en même temps exprimant toute la force de la révolte de la rue, toute la désolation d’une humanité qui se transforme en clones. Car, lorsqu’on regarde ses nombreux tableaux, on a peu à peu l’impression de voir le même visage ou du moins la même démarche picturale : mêmes couleurs flashantes, même lèvres charnues, mêmes pommettes aux reflets verts, bleus, rouges. Les ombres ne sont pas sombres, elles ressortent au contraire en teintes claires étalées en gestes larges, au couteau, empâtés, mais toujours vifs et aériens.

Françoise Nielly s’intéresse avant tout à l’humain, même si, parfois, elle fait des incursions dans l’abstrait ou le monde animal. Les visages sont souvent durs, à l’image de la mode actuelle qui met en scène des femmes masculines au regard tueur. Mais ils peuvent aussi exprimer une certaine douceur, une nostalgie voilée de tristesse, ou encore une espérance lointaine. Dans la plupart des cas cependant, une détermination à toute épreuve.

Source: http://regardssurunevissansfin.hautetfort.com/archive/2012/05/index.html

Dessin et peinture - vidéo 1007 : Techniques de la peinture - reproduction du tableau de Camille Pissarro " Le jardin de l'artiste à Eragny" peinture impressionniste à l'huile.

     Pissarro nous enferme dans son petit paradis, sa femme est dans le jardin potager, c’était vers la fin de la vie de Pissarro et Claude Monet l’a aidé financièrement pour qu’il puisse acquérir cette maison.

Pissarro, l’humble qui aimait les paysans.

Avec beaucoup de peinture sur une toile énormément absorbante, arriver à la finesse picturale pour rendre la délicatesse atmosphérique, où chaque élément est caressé par le soleil.

  Cette peinture ”jardin de l’artiste à Eragny” a des couleurs très vives qui vont du vert d’oxyde profond en passant par des jaunes légers et du bleu clair. La peinture a beaucoup de texture, même le ciel, bien que principalement plat est structuré, ce qui lui confère une certaine épaisseur.

Sophie Brassart - Juin au jardin bleu

Sophie Brassart – Juin au jardin bleu

peinture perso 2012 – “Fly of”

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Juin au jardin bleu
Que faire
Des morceaux de voix brisées

Habitants du ciel
Sous la branche
Jusqu’à la poussière

Lenteurs épanouies
Jusqu’à la blessure
Les laisser voler .

( sophie  Brassart est  poète  et plasticienne. On peut  retrouver  ses créations  alternées picturales  et poétiques,  sur  son site “grain de blé”

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