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Cahuzac : entre présomption d'innocence et droit au soupçon

Nombreux sont ceux qui, à gauche mais aussi à droite, font profil bas face à la démission forcée du ministre du Budget, Jérôme Cahuzac. Juan, la plume blogueuse du pouvoir socialiste résume d’ailleurs bien la situation, bien que le titre soit loupé : “Cahuzac, condamné avant son procès” mais qui parle de procès à ce stade ? nous n’en sommes qu’à celui de l’information judiciaire et rien ne dit, suivant les bons préceptes de l’auteur, que procès il y aura… à moins que ce lapsus révèle à quel point Juan ne croit pas à l’innocence de l’intéressé.

Bref, on peut saluer cette démission rapide, rappeler que seule semble confirmée, trahie par une conversation téléphonique, l’existence d’un compte en Suisse, faire des parallèles avec certaines situations clairement critiquables du quinquennat précédent — Éric Woerth poussé à la démission après de nombreux mois intenables, Brice Hortefeux maintenu en poste après une condamnation —, l’hollandolâtrie gagnerait à être tempérée par quelques évidences :

  1. S’extasier devant cette démission rapide, même si elle constitue objectivement un progrès considérable par rapport à la période d’avant, c’est oublier qu’elle rapproche la France d’une situation simplement plus normale au regard des pratiques courantes de (presque) tous nos voisins démocratiques. Pas de quoi pavoiser outre mesure, donc.
  2. Souligner l’indépendance du parquet ne permet nullement de  mettre celle-ci davantage au crédit de la gauche qu’à celui de la droite. Il serait plus intéressant, en revanche, de rappeler que, jusqu’à la transmission par Mediapart des pièces du dossier au parquet (notamment le fameux enregistrement), les enquêtes administratives n’ont pas donné grand-chose en dehors d’une démarche auprès des banques suisses dont les résultats étaient, comme par hasard, non conclusifs. Pouvait-on attendre davantage de diligence d’une administration dont le patron était l’objet de l’enquête ? Si l’Élysée a lâché le ministre, c’est que cette mascarade devenait intenable.
  3. Intenable, elle l’était aussi au regard du contexte européen : alors que les finances publiques de la France se trouvent sous pression comme jamais auparavant et sous la haute surveillance de la Commission de Bruxelles, sachant aussi la lourdeur de la tâche d’un ministre du Budget y compris “en temps de paix”, il était déjà impensable que ledit ministre ait, en pleine “guerre”, à consacrer une part non négligeable de son temps sur un autre front, à savoir la gestion de sa défense judiciaire et médiatique.
  4. Enfin, la présomption d’innocence dont Jérôme Cahuzac doit bénéficier au même titre que tout justiciable, ne doit pas priver le citoyen du droit au soupçon ! L’avenir dira sans doute quelles étaient les pratiques de ce directeur de clinique et consultant de laboratoires pharmaceutiques aux confortables honoraires. Peut-être se demandera-t-on alors si ceux qui lui ont permis de devenir président de la commission des finances de l’Assemblée nationale puis ministre du Budget n’ont pas été de consternants Tartuffe.

A suivre…

Trierweiler : “Mes enfants sont à ma charge et je ne vois pas comment faire sans salaire.” Et sans ses collaborateurs à l’Élysée ?
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Valérie Trierweiler, visiblement la mort dans l’âme, renonce à animer une nouvelle émission sur la chaîne relancée de Bolloré, D8. C’est ce que l’on apprend dans une interview accordée au quotidien Ouest-France dont Le Lab offre les meilleurs morceaux. Dont un de choix : le premier drame de France, qui tient à son indépendance financière, "ne voit pas comment faire sans salaire" avec ses enfants à charge. Il est sûr que ce n’est pas avec les droits sur le livre illustré qu’elle a réalisé sur la campagne de son compagnon-président qu’elle va mettre du beurre dans les épinards mais de là à faire pleurer dans les chaumières avec des arguments pareils, quand on sait que Madame tient tellement à son indépendance qu’elle n’a pas renoncé au staff — au moins une secrétaire, une chargée de mission, un directeur de cabinet, un chauffeur — et à la prise en charge par le contribuable d’une part non nulle des frais de sa vie courante.

Le beurre et l’argent du beurre, encore une fois. Telle semble être sa devise.

Elle s’appellerait Claudine Dupont, elle ne serait peut-être pas là. Elle doit assumer son identité et en être fière. J’ai toujours voulu des ouvriers, des exclus, des jeunes issus de la diversité autour de moi. Elle doit accepter d’être là pour ça.
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Ségolène Royal, à propos de Najat Vallaud-Belkacem, d’origine marocaine, ministre des Droits des femmes porte-parole du gouvernement et ancienne porte-parole de la candidate socialiste à la présidentielle de 2007.

Il y en a une qui doit être heureuse d’apprendre qu’elle est la Beurette de service.

"Le SNJ s’élève contre le mauvais procès fait au Syndicat de la magistrature" Comme quoi on peut s’élever et tomber bien bas en même temps.
Ma communication institutionnelle présente des lacunes, j’ai besoin de vous pour tenter de compenser cela sur Internet.
—  C’est ainsi que François Hollande s’est adressé à une cinquantaine de blogueurs “de gouvernement” invités à l’Élysée samedi après-midi. L’amateurisme étant la marque de fabrique de la présidence Hollande, il a raison : autant s’en remettre à de vrais amateurs.

Une semaine après une baisse de 6 centimes mise en œuvre par le gouvernement, le prix des carburants est reparti à la hausse. La baisse de la taxe sur les carburants a coûté 53 millions d’euros à l’Etat alors que les prix repartent à la hausse, rapporte Europe 1 mardi 12 septembre. Dans trois mois, la facture avoisinera les 450 millions, ajoute la radio.

PS : la succession de Martine Aubry fait grincer Julien Dray

Julien Dray, ex-député PS, a déploré mercredi sur LCI une situation "un peu ubuesque" et une "forme de désignation plus ou moins obscure" du futur patron de son parti. "Il y a une petite contradiction entre la manière dont on a vanté - à juste titre - la préparation des primaires", "la transparence, la morale qui doit être la nôtre et cette forme de désignation plus ou moins obscure", a commenté celui qui fut naguère porte-parole du PS. "Si c’est une élection avec une votante, on risque d’avoir un score serré", a ironisé M. Dray à propos de Martine Aubry (source : AFP).

En même temps, est-il si étonnant de voir un ancien trotskiste s’en prendre aux méthodes staliniennes ?

Démocratie au PS : des leçons pour les autres, la parodie à l'intérieur ?

Toujours prompt à donner des leçons de démocratie, le Parti socialiste ne semble pourtant pas avoir abandonné les vieux réflexes. S’agissant de la succession de Martine Aubry à la tête du parti, le jeu paraît en effet bien pipé…

En avril, elle avait annoncé qu’elle ne briguerait pas un deuxième mandat de premier secrétaire. En mai, elle précisait qu’elle quitterait ses fonctions "à l’automne si toutes les conditions sont réunies". Le 17 août, elle annonçait que ces fameuses conditions étaient réunies. Des petites phrases qu’il faut interpréter à la lumière des déclarations de certains responsables socialistes qui dénoncent sans périphrase les conditions de l’élection :

Sur son blog, le sénateur PS Gaëtan Gorce, qui réfléchit à se présenter à la tête du PS, avertit qu’attendre que "Martine Aubry veuille bien enfin livrer le nom de l’heure ‘élu’", c’est "mêler le meilleur de la démocratie vaticane avec les méthodes qui prévalaient autrefois au Kremlin. La vocation du parti ne peut être d’attendre que sorte enfin la fumée blanche au cœur de la Place Rouge.” Comme le rappelle le Lab d’Europe 1, Mehdi Ouraoui, secrétaire national du PS, évoquait pour sa part les méthodes du Parti communiste chinois…

Rappel : pour domestiquer un Montebourg, nommez-le ministre. Effet immédiat.
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Arnaud Montebourg, hier au micro de BFMTV, a affirmé qu’il est "impossible de ne pas voter" le traité européen et la règle d’or, qui constituent un "progrès considérable" dans "le combat pour la croissance". Pour lui, le traité ne va "pas assez loin". "Est-ce que c’est le nirvana ? Non ! Est-ce que c’est un progrès considérable ? Oui !", a-t-il encore dit.

On va finir par se demander si M. Montebourg n’aime finalement pas les couleuvres… d’autant que, sur le même plateau, il ne rechigne nullement à jouer les porte-flingue de l’Élysée vis-à-vis des écologistes en déclarant que le nucléaire est une "filière d’avenir".

François Hollande n’a jamais été avare de leçons de morale au sujet du “sens de l’État” de Nicolas Sarkozy. Prompt à critiquer la mainmise d’un clan sur les postes clefs de la police et de la justice, il ne s’est pas privé de brandir l’étendard d’un État impartial en rupture avec le népotisme de son prédécesseur. Dans les faits, il en va tout autrement : les mutations et nominations sous l’ère Hollande ont tout de la purge politique. Que le nouveau pouvoir éloigne des rouages clefs les personnalités les plus affidées à la droite peut s’entendre aisément mais remplacer les disgraciés par des copains (mieux vaut avoir un pedigree socialiste, le top étant d’être en plus camarade de promo de l’ENA de François Hollande), est-ce bien mériter l’étiquette de président impartial ?

Cumul des mandats : quand on peut s'arranger...

Comme le signale Le Point, les petits arrangements entre amis tournent bien en Moselle. Aux cantonales de 2011, le maire de Maizières-lès-Metz, Gérard Terrier s’était choisi Aurélie Filippetti comme suppléante. Un an plus tard, retour d’ascenseur : le même devint suppléant de la même aux législatives. Devenu député titulaire lorsqu’Aurélie fut nommée ministre de la Culture, Gérard fut atteint par le cumul des mandats et céda son siège de conseiller général à… Aurélie.

"Aujourd’hui, j’ai fait le portrait officiel de François Hollande #VDM.- Raymond Depardon." 

Bien entendu, ce tweet a été inventé. Cependant, il reflète fidèlement mon impression quand j’ai découvert le portrait du Président de la république ce jour. Mais qu’est donc allé faire Raymond Depardon dans cette galère? 

Il s’agit d’une image nouvelle, aussi chacun y collera sa propre légende, qu’elle soit élogieuse, attentiste ou sarcastique. Cela dit, cette photo fait déjà couler de l’encre et suscite de nombreuses réactions passionnées sur les réseaux sociaux. Et pour cause: celui qui est dessus incarnera le mari de Marianne pour les cinq ans à venir. Autant qu’elle soit réussie, personne n’a envie de déposer son bambin à l’école chaque matin devant une photo moche. 

Mais voilà, c’est raté! La photo est ratée comme une photo de classe individuelle, que vous préfèreriez voir brûler dans un autodafé plutôt que de voir affleurer un jour sur Copains d’Avant. Voici donc une liste non exhaustive des conséquences indésirables du ratage…

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