murailles

Asplenium trichomanes : Faux capillaire -  Doradille capillaire - Doradille chevelue - Capillaire des murailles ou Doradille polytric / Maidenhair spleenwort / Culantrillo menudo / Braunstielige Streifenfarn …

Division : Ptéridophytes - Pteridophyta - Classe : Filicopsida/Polypodiopsida - Ordre : Polypodiales - Famille : Aspleniacées, Aspleniaceae - Genre : Asplenium.

Image gratuite sur Pixabay: http://pixabay.com/p-651435/ 

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Estimating Sex from the Innominate Utilizing New Measurements

  • by Sarah E. Baumgarten and Stephen D. Ousley

“The innominate is commonly viewed as the best skeletal element used in the estimation of sex of an unknown individual and non-metric methods have dominated. However, metric methods can provide a more objective means of estimation. Previous metric studies cite accuracy rates of at least 90 percent, though these methods use measurements based on landmarks that are difficult to find and nearly impossible to replicate, leading to high inter-observer error rates. Most recently, Murail et al. (2005) defined a series of measurements and analyzed them using logistic discriminant analysis with accuracy rates of at least 95% . Though this study seems to provide highly accurate results, the method does not provide the actual logistic regressions used. In this study, measurements with clear landmarks or those involving a maximum or minimum were used as is or modified from previously published definitions. Using stepwise discriminant function analysis, a combination of 5 variables were shown to provide classification accuracies of 96% in males and 99% in females, for a pooled-sex accuracy of 97.5%. These measurements are effectively able to capture dimorphism in the innominate. The technical error of measurement showed differences between rounds of measurements to be less than 2 mm, a mean of less than 3.5% for all measurements, signifying low intra-observer error rates. The high levels of intra-observer agreement between rounds of measurements reveal the value of measurements with clear, unambiguous landmarks, or those that involve maxima and minima. This approach proves that current methods can be further improved upon to reduce measurement errors and increase classification accuracy.”

(Source:  AAFS, 2015 via Academia.edu)

Au passant de la Place Furstenberg


qui projeta des incendies
dont les flammes violettes
des paulownias en fleurs
en gardent
haute mémoire attentive.


Tout est dans tout.
On ne peut pas lutter contre tout,
mais sommes-nous aussi puissamment en vie qu’ils le furent ?
Question d’âme.


Tout est rien.*
Le néant attendra (la fin de mon sourire)
l’âme en question.
Aujourd’hui je suis
giroflée des murailles rougies.

* Giacomo Leopardi


Isabelle Sancy

1986 - Merlan

J'étais fier de ma décision. Me rendre seul chez le coiffeur et choisir ma coupe ressemblait à une muraille psychologique enfin franchie. Affichant crânement mon nouveau look, je suis retourné en cours sans recevoir pour autant le suffrage des autres élèves puis, de retour au domicile familial, le visage paternel n'annonça aucune approbation. Je suis passé par la case salle de bain et j'ai restitué leur forme initiale à mes tifs. Ce n'est que quelques jours plus tard que mon initiative de mardi-gras mettra tout le monde d'accord.

The Great Wall - Mutianyu - Beijing - China by Rogg4n
Via Flickr:
One of seven Wonders of the World ! The chinese Great Wall ! It’s even more impressive and beautiful than I thought ! In fact, there’s not really a single wall which would be THE wall : some of its segments were built hundreds of years before others and there is a lot of ramifications. So what we saw was a little piece of restored wall : the Mutianyu segment, which is also connected with the unrestored (and even more beautiful) Jiankou segment. I am not sure of that , but I suspect that the Mutianyu segment was opened for foreign tourists and appear especially in english travel guide. Indeed, we met relatively few chinese people there … What I did not expected was the physical aspect of visiting the great wall : it is build on the edge of hills, it goes up and down exactly as the hills. It’s not that bad, but it’s more athletic than a gentle stroll before sleeping … Unfortunately, we did not went there at the perfect moment for photography. It was this cold brown-grey season between winter and spring. No leafs on trees, no colors. Some cherry tree were about to bloom, but it was 1-2 days too soon. Moreover, there was a lot of mist/smog (probably because of pollution). All in all, the pictures are less beautiful than reality. That’s the reason why I chose to convert this image in black and white (with a very soft filter of purple) in order to "save it". I am also sorry for the quite low optical quality of this picutre. This compact sony had real difficulty with the fog. The day after, in Beijing, I bought my Canon 100d DSLR. I wish I did that before …

Il y a des matins en ruine
Où les mots trébuchent
Où les clefs se dérobent
Où le chagrin voudrait s’afficher

Des jours
Où l’on se suspendrait
Au cou du premier passant
Pour le pain d’une parole
Pour le son d’un baiser

Des soirs
Où le cœur s’ensable
Où l’espoir se verrouille
Face aux barrières d’un regard

Des nuits
Où le rêve bute
Contre les murailles de l’ombre

Des heures
Où les terrasses
Sont toutes
       Hors de portée.

—  Andrée Chédid  “Il y a des matins”

Je respire où tu palpites,
Tu sais ; à quoi bon, hélas !
Rester là si tu me quittes,
Et vivre si tu t'en vas ?

A quoi bon vivre, étant l'ombre
De cet ange qui s'enfuit ?
A quoi bon, sous le ciel sombre,
N'être plus que de la nuit ?

Je suis la fleur des murailles
Dont avril est le seul bien.
Il suffit que tu t'en ailles
Pour qu'il ne reste plus rien.

Tu m'entoures d'Auréoles;
Te voir est mon seul souci.
Il suffit que tu t'envoles
Pour que je m'envole aussi.

Si tu pars, mon front se penche ;
Mon âme au ciel, son berceau,
Fuira, dans ta main blanche
Tu tiens ce sauvage oiseau.

Que veux-tu que je devienne
Si je n'entends plus ton pas ?
Est-ce ta vie ou la mienne
Qui s'en va ? Je ne sais pas.

Quand mon orage succombe,
J'en reprends dans ton coeur pur ;
Je suis comme la colombe
Qui vient boire au lac d'azur.

L'amour fait comprendre à l'âme
L'univers, salubre et béni ;
Et cette petite flamme
Seule éclaire l'infini

Sans toi, toute la nature
N'est plus qu'un cachot fermé,
Où je vais à l'aventure,
Pâle et n'étant plus aimé.

Sans toi, tout s'effeuille et tombe ;
L'ombre emplit mon noir sourcil ;
Une fête est une tombe,
La patrie est un exil.

Je t'implore et réclame ;
Ne fuis pas loin de mes maux,
O fauvette de mon âme
Qui chantes dans mes rameaux !

De quoi puis-je avoir envie,
De quoi puis-je avoir effroi,
Que ferai-je de la vie
Si tu n'es plus près de moi ?

Tu portes dans la lumière,
Tu portes dans les buissons,
Sur une aile ma prière,
Et sur l'autre mes chansons.

Que dirai-je aux champs que voile
L'inconsolable douleur ?
Que ferai-je de l'étoile ?
Que ferai-je de la fleur ?

Que dirai-je au bois morose
Qu'illuminait ta douceur ?
Que répondrai-je à la rose
Disant : “ Où donc est ma soeur ?”

J'en mourrai ; fuis, si tu l'oses.
A quoi bon, jours révolus !
Regarder toutes ces choses
Qu'elle ne regarde plus ?

Que ferai-je de la lyre,
De la vertu, du destin ?
Hélas ! et, sans ton sourire,
Que ferai-je du matin ?

Que ferai-je, seul, farouche,
Sans toi, du jour et des cieux,
De mes baisers sans ta bouche,
Et de mes pleurs sans tes yeux !

—  Victor Hugo
Je faisais le tour de ma chambre en caressant les murs à pleines mains. Je tâtais de l’épaule l’aplomb robuste de ma grande armoire. J’appuyais mon front à ma fenêtre bien close. Puis je m’allongeais sur mon lit et je me serrais contre mon corps. Éperdument, je l’écoutais vivre.
Et peu à peu, dans le silence et la solitude, mon corps devenait un autre monde. Il semblait devenir infini et je me perdais en lui. Je l’entendais gronder, frémir, sonner, vibrer, hurler confusément comme une ville énorme. Je me voyais couché dans un grand parc, au centre d’une capitale. Et tous les bruits de la cité en pleine furie de vie grondaient sourdement dans le ressac du sang à mes oreilles. Des roulements, des chocs, des arrachements de camions et de chariots se heurtaient dans mes artères et mes veines, avec des clappements clairs de sabots légers, de pluie giflant l’asphalte et les murailles avec des engorgements d’égouts et de foules bousculées. Sans bouger, les yeux clos, je serrais les dents, et j’écoutais tous ces bruits de ma chair vivante et vigoureuse. Je distinguais, dans le tumulte, des vibrations aiguës, zigzaguant en éclairs tout au long de mes nerfs avec des gerbes d’étincelles éclatantes. Et çà et là, un son répété, obstiné, qui tintait doucement et douloureusement. Ramassé dans la chaleur de mon lit, je prêtais l’oreille à ces pulsations de machines sourdes, où passait la fulguration de transits vertigineux qui me labouraient la moelle de leurs cris stridents. Et j’entendais un tourbillon de heurts et de pas dans la cité tendre et poreuse, étendue sous ses fumées et ses nuages, insouciante des millions de vies qui l’animaient et la tuaient.
— 
Lucien Ganiayre / L’orage et la loutre / Éditions de l’Ogre / [1973] 2015.
Fou que n’arrête ni la muraille ni le précipice, je me fragmente et m’infinis dans chaque éclat, j’acquiers la fluidité du courant invisible de la lumière, je perce la coquille de ce qui s’agite et bruit dans les affres prénatales, je ne fais plus attention à cette ligne mince, non signalée, au-delà de laquelle le retour devient impossible.
Mais je reviens. Du moins cette fois-ci encore. Parce que je le veux. Parce que j’ai besoin de mille descentes comparables pour voir ce que je n’ai pas vu et ne verrai peut-être jamais.
Je me réveille, littéralement. La tempête s’éloigne. Ce qui est dit est dit. Le nouveau-né est là, dans le brouillon illisible de son berceau.
—  Abdellatif Laâbi
Iwan Gilkin (1858-1924), L’Inquisiteur (extrait)


Et, comme je m’assieds sur mon trône de fer,
A mes yeux se déploie une fête de chair,
Car, sous mille Hambeaux ruisselant de lumières,
D’amples processions, blanches et printanières,
De vierges sans nul voile et d’adolescents nus,
L’œil baissé, le cœur gros de sanglots retenus,
Approchent lentement, en traînant sur les dalles
La douceur de leurs pieds, dans les clameurs brutales
Que poussent autour d’eux de tragiques soldats.
La lumière, avec eux, avance pas à pas
Et fait surgir, le long de la muraille obscure,
Un lugubre arsenal d’instruments de torture.
Les voici devant moi. Dans l’ardente clarté
Je m’enivre longtemps les yeux de leur beauté.
Sur mon ordre soudain les bourreaux les entraînent
Et sur les chevalets et les croix les enchaînent ;
Et c’est comme un bouquet de jeunes fleurs de chair
Dans des buissons de bronze et des ronces de fer.
Ah! l’heure du supplice est venue! Et la roue
Brise les os, la pince arrache, le clou troue.
Le croc déchire, la poix brûle et les ciseaux
Coupent la chair splendide en horribles lambeaux.
Le sang coule, le sang fume ; sur les poitrines
Lumineuses et sur les cuisses ivoirines
Le sang fait bouillonner des fleuves de rubis.
Et quels gémissements ! quels sanglots ! et quels cris
Montent sinistrement aux voûtes sépulcrales !
Et moi, glacé d’horreur, le sein plein de ces râles.
Les yeux pleins de ce sang, je m’élance, éperdu,
Vers mes victimes et tout mon cœur est fendu.
Ah! je sens dans ma chair s’élargir leurs blessures!
Je souffre leurs tourments! Je subis leurs tortures!
Je baise en sanglotant leurs membres délicats.
J’arrose de mes pleurs leur visage et leurs bras
Et, me frappant le front sur les dalles sanglantes,
J’implore mon pardon de leurs lèvres tremblantes ;
Et brûlé de pitié, pâmé de cruauté,
J’agonise dans un excès de volupté.
Je tombe, je défaille et lentement j’expire
Sur les flancs déchirés d’une jeune martyre.

Et l'escalier menait à l'océan.
Non vraiment, je te jure. J'avais rompu le sceau de l'insondable, pénétré la muraille de l'invisible. Je faisais l'amour à des brassées de songes.

Je marche vers la chaleur. C'est peut-être hédoniste, peut-être égoïste, mais je suis obsédée par cette étreinte. Et tant pis si la chute m'écorche les genoux, tant pis si je tangue assommée par la langueur, j'aurais mon quart d'heure d'étincelles, je repartirais avec leur éclat qui crépite encore dans le ventre.

Je respire où tu palpites,
Tu sais ; à quoi bon, hélas !
Rester là si tu me quittes,
Et vivre si tu t'en vas ?

A quoi bon vivre, étant l'ombre
De cet ange qui s'enfuit ?
A quoi bon, sous le ciel sombre,
N'être plus que de la nuit ?

Je suis la fleur des murailles
Dont avril est le seul bien.
Il suffit que tu t'en ailles
Pour qu'il ne reste plus rien.

Tu m'entoures d'Auréoles;
Te voir est mon seul souci.
Il suffit que tu t'envoles
Pour que je m'envole aussi.

Si tu pars, mon front se penche ;
Mon âme au ciel, son berceau,
Fuira, dans ta main blanche
Tu tiens ce sauvage oiseau.

Que veux-tu que je devienne
Si je n'entends plus ton pas ?
Est-ce ta vie ou la mienne
Qui s'en va ? Je ne sais pas.

Quand mon orage succombe,
J'en reprends dans ton coeur pur ;
Je suis comme la colombe
Qui vient boire au lac d'azur.

L'amour fait comprendre à l'âme
L'univers, salubre et béni ;
Et cette petite flamme
Seule éclaire l'infini

Sans toi, toute la nature
N'est plus qu'un cachot fermé,
Où je vais à l'aventure,
Pâle et n'étant plus aimé.

Sans toi, tout s'effeuille et tombe ;
L'ombre emplit mon noir sourcil ;
Une fête est une tombe,
La patrie est un exil.

Je t'implore et réclame ;
Ne fuis pas loin de mes maux,
O fauvette de mon âme
Qui chantes dans mes rameaux !

De quoi puis-je avoir envie,
De quoi puis-je avoir effroi,
Que ferai-je de la vie
Si tu n'es plus près de moi ?

Tu portes dans la lumière,
Tu portes dans les buissons,
Sur une aile ma prière,
Et sur l'autre mes chansons.

Que dirai-je aux champs que voile
L'inconsolable douleur ?
Que ferai-je de l'étoile ?
Que ferai-je de la fleur ?

Que dirai-je au bois morose
Qu'illuminait ta douceur ?
Que répondrai-je à la rose
Disant : “Où donc est ma soeur ?”

J'en mourrai ; fuis, si tu l'oses.
A quoi bon, jours révolus !
Regarder toutes ces choses
Qu'elle ne regarde plus ?

Que ferai-je de la lyre,
De la vertu, du destin ?
Hélas ! et, sans ton sourire,
Que ferai-je du matin ?

Que ferai-je, seul, farouche,
Sans toi, du jour et des cieux,
De mes baisers sans ta bouche,
Et de mes pleurs sans tes yeux !

Victor HUGO.