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A Grain of Sand (2009) - Full Documentary

Fifty years ago, Brendon Grimshaw bought the island. Today, he lives in blissful solitude in the company of 120 tortoises and converted Moyenne Island into a paradise of his own.

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Nous avons le plaisir de vous annoncer les informations concernant la prochaine exposition au sein de la galerie :

The lady with the braid
une exposition de Guillaume Pellay
du 17 octobre au 9 novembre 2014
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Vernissage le vendredi 17 octobre 
18h30-22h00
+
After au Bistrot de la Cité
"Des copains discjockey !"
22h30-01h00

"Pour occuper la galerie de Nazeem qu’il mettait à notre disposition afin d’y continuer son action, nous avions avec Hélène préféré, au jeu de la citation, Game and performance à Never come back, c’était de meilleur augure.
Les artistes imaginent sans doute mal la vie d’une exposition après l’apogée que forment montage et vernissage. Ce bol de faïence retrouvé dans l’arrière cour de la galerie m’avait occupé le temps de quelques permanences. 
Plaisirs et turpitudes de la tenue d’un petit lieu culturel dans une ville moyenne.
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Il y a deux ans tout juste c’était l’automne.
Blaise donnait une fête où il avait accoutré toute l’assemblée de shorts issus de sa garde-robe (sic).
Au moment d’en prendre congé Coline et moi, il accompagnait Dory Previn au chant « … it’s just that going ho-me is such a ride, such a ride, going ho-me is such a ride… ».
A low and lonely ride, fort à propos alors.
Si aujourd’hui The lady with the braid me ramène immanquablement à la longue période dans laquelle sa découverte s’incluait, ce moment pour le moins anecdotique n’en reste pas moins important. Rare lumière alors, d’autant plus éblouissante donc, elle a participé à la durable impression mélancolique* de cette chanson.
Tout ceci me conforte dans ce titre au moment d’en choisir pour ma venue au 126.
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Pour les applaudissements accompagnant les premières paroles et qui semblent comme rajoutés en post-production, la voix moins assurée qu’en studio en 71, le pedalsteel et le clavecin euphorisant, ma préférence va à l’enregistrement de 1973 au Carnegie Hall de New York.
* du latin impressio, action d’appuyer sur.”

Guillaume Pellay

INTERVIEW DAVID LUIZ LE PARISIEN 29/09/14

Il arrive, tout sourire, ses cheveux retenus par un large bandeau. Ses yeux sont cernés. De retour de Caen dans la nuit (l’entretien a été réalisé jeudi matin), David Luiz a peu dormi. Il n’hésite pourtant pas à nous accorder plus de trente minutes d’entretien.

Arrivé cet été à Paris, moyennant 50 M€, l’international brésilien de 27 ans n’élude aucun sujet. Dans sa langue natale, le portugais, il revient sur sa Coupe du monde ratée. Le traumatisme est toujours palpable. Pour tourner définitivement la page, il affiche bien haut ses ambitions et celles du PSG, convaincu de pouvoir remporter la Ligue des champions cette saison. Surtout, celui qui aurait aimé devenir professeur de maths s’il n’avait pas percé dans le football n’hésite pas à se dévoiler.

Et derrière le défenseur central, c’est un homme au grand coeur que l’on découvre.

Le PSG et la Ligue des champions

Le PSG est en difficulté en ce début de saison. Pensez-vous vraiment être capable de battre Barcelone ?
David Luiz. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai choisi de signer à Paris. Ce club veut gagner chacune des compétitions qu’il dispute, tous les matchs. Y compris celui-ci. Nous devons encore améliorer notre rendement et progresser. Mais nous sommes toujours invaincus et nous avons une belle mentalité et des grands joueurs. Ce sera une rencontre différente, un grand duel que chacun d’entre nous veut disputer.

Vous allez défier Neymar, que vous connaissez bien, et Messi. Comment faut-il défendre face à deux des meilleurs joueurs du monde ?
C’est un plaisir énorme d’affronter d’aussi grandes stars, de livrer de tels matchs. On est footballeur pour vivre ces moments-là. Mais il n’y a pas que Messi et Neymar, d’autres peuvent faire la différence à n’importe quel moment. Il faudra qu’on ait un plan de jeu intelligent et qu’on soit à un très haut niveau.

Vous avez déjà remporté la Ligue des champions avec Chelsea. Le PSG a-t-il le profil du vainqueur ?
Aujourd’hui, le PSG a atteint un tel niveau qu’il est devenu l’une des équipes qui peut disputer le titre. Si on en rêve, c’est bien parce qu’on sait qu’on peut y arriver. Mais il y a plusieurs facteurs qui peuvent influencer notre parcours. Il ne faut pas griller les étapes, mais déjà penser à sortir de cette phase de groupes.

Ces dernières années, Barcelone voulait vous recruter. Pourquoi avoir choisi Paris ?
Le PSG est l’équipe qui s’est montrée la plus intéressée. Et c’est le club du futur, son projet est très ambitieux. Thiago Silva et les autres Brésiliens du club m’ont également parlé de la bonne ambiance. Dans mon coeur, j’ai tout de suite senti que c’était là que je devais être.

Vous avez coûté 50 M€. Que ressentez-vous à l’évocation de ce montant ?
Les personnes qui me connaissent savent que je n’aime pas trop évoquer cela. Mais je suis conscient de combien j’ai coûté. Je dois répondre de cela sur le terrain en ayant un rendement satisfaisant. Aujourd’hui, physiquement, je ne suis qu’à 60-70 % de mes capacités. Je dois encore guérir de ma douleur au genou que je soigne avec de la physiothérapie pour être à un meilleur niveau.

Vous êtes très croyant. Mais lorsqu’on vaut une telle somme, est-ce encore possible de croire que tous les hommes sont égaux ?
Je n’ai aucun pouvoir sur le marché des transferts, c’est le football… Mais je suis persuadé qu’on peut améliorer beaucoup de choses par notre attitude. J’ai grandi dans une famille où même quand on n’avait presque rien, on partageait. Ce n’est pas seulement avec de l’argent qu’on aide les gens mais c’est aussi en disant bonjour, en serrant une main, avec un mot de réconfort, en se préoccupant de l’autre. On peut faire la différence dans la vie des gens si on se montre disponible.

Sa vie à Paris, ses passions

Qu’avez-vous visité à Paris depuis votre arrivée ?
Je connaissais déjà très bien cette ville. Quand je suis arrivé en Europe, au Benfica (2007), je suis très vite venu à Paris. Je ne sais pas pourquoi, mais tous les Brésiliens en rêvent. Quand on en parle, c’est : « Wouah, Paris, c’est super. » J’avais donc déjà vu Disney, la tour Eiffel, le Louvre. Depuis que je suis arrivé, je me suis surtout concentré sur mon travail et sur ma recherche de maison. Je n’ai pas encore trouvé. Je suis toujours à l’hôtel. Cet après-midi (jeudi), j’ai d’ailleurs trois maisons à visiter.

Voulez-vous vivre à Paris ou plutôt près du camp des Loges ?
Je visite tout. L’important, c’est l’atmosphère que dégage la maison. Quand j’en visite une, il faut que tout de suite je me dise : ah, ça va être ici que je vais passer des moments merveilleux. C’est pour ça que je mets du temps à trouver.

Etes-vous célibataire ?
Non, j’ai une petite amie ; ça fait longtemps. Elle est portugaise. On est très heureux.

Quelles sont vos passions ?
Ma famille, mes amis (il réfléchit)… les gens en général. J’aime le contact humain. Chaque personne dans le monde a quelque chose à t’apprendre. Autrement, j’adore être tranquille à la maison. J’aime d’autres sports aussi, comme le basket, le tennis, le judo ou encore le surf. Et puis manger. Je découvre la cuisine française, et je dois dire que c’est un régal !

Il paraît que vous avez toute une collection de cerfs-volants…
Ah oui, j’adore… Quand mes copains me demandaient d’aller jouer au foot, je leur disais : « Non, non, allons jouer au cerf-volant. »

A Londres, vous aviez aménagé une salle entière avec des jeux d’arcade. Comptez-vous faire de même dans votre future maison ?
Ma « games room » ! Dans les premiers mois, j’y jouais. Mais, par la suite, c’est surtout devenu un endroit pour occuper les enfants de mes amis. Au moins, comme ça, les parents n’ont pas à se demander , si leurs petits ne vont pas s’ennuyer. Je vais essayer de le refaire ici.

Le Mondial

Evoquons désormais la Coupe du monde, un moment difficile pour vous…
(Il coupe) C’est passé, c’est derrière nous. On a tous beaucoup réfléchi. C’était notre rêve de remporter cette Coupe du monde. Mais ce rêve d’être champion du monde n’est pas terminé, il est reporté. J’espère le devenir dans quatre ans. Je vais travailler très dur dans ce sens.

Lors de la demi-finale face à l’Allemagne (7-1), que s’est-il passé dans votre tête lorsque vous encaissez but sur but ?
(Il soupire) C’était le black-out (trou noir) total. Aujourd’hui encore, personne ne peut expliquer ce qui s’est passé. En dix minutes, on se prend quatre buts et on voit notre rêve s’envoler. Parfois, dans des matchs où on perd 1-0, on souffre beaucoup plus. Là, on n’a même pas eu le temps de souffrir. Cela fit « boum », et c’était fini. Ça a servi de leçon, d’apprentissage. C’était un jour triste pour tous les Brésiliens et pour tout le football. Personne ne s’attendait à cela. Mais ce qui ne tue pas nous rend plus fort.

Comment avez-vous vécu les heures, les jours qui ont suivi ?
J’ai réfléchi. J’ai essayé de comprendre comment, pourquoi. Je n’étais pas content bien sûr. On avait encore un match à jouer. On a essayé de mettre toute notre énergie dans cette rencontre, mais cela n’a pas été suffisant malheureusement. Ce fut une leçon de vie pour chacun d’entre nous pour apprendre à grandir et à mûrir. Après, je suis parti en vacances avec ma famille. Cela faisait quatre ans que je n’avais pas pu passer plusieurs jours avec eux. J’ai essayé d’oublier un peu même si je n’y suis pas vraiment arrivé. Mais je n’ai pas cherché à m’isoler. Je n’ai jamais fui le contact avec les Brésiliens.

Avez-vous eu peur de leur réaction ?
Il faut savoir être humble dans chacun des moments, les bons comme les mauvais. C’est très facile de vouloir se montrer quand tout va bien, quand tout est beau pour être porté aux nues. Mais il faut aussi savoir assumer, être disponible quand ça ne va pas. J’ai choisi d’être footballeur, d’être une personne qui, un jour, pourrait devenir un exemple pour tout le monde. J’ai toujours été quelqu’un d’ouvert. Je l’ai aussi été après ça. Je savais que je pouvais entendre des critiques mais certains m’ont aussi apporté leur soutien. J’ai respecté le point de vue des gens.

Sa personnalité

Vous aimez rire, blaguer, vous amuser. D’où vous vient cette joie de vivre ?
Déjà, c’est une façon de remercier Dieu pour la vie que j’ai. Il y a beaucoup de gens qui vivent des moments difficiles. Moi, j’ai la santé, une famille, une profession que j’aime et que j’exerce dans un des meilleurs clubs au monde. Comment pourrais-je me plaindre ? J’ai tout pour être heureux ! Je suis aussi comme ça depuis tout petit. J’ai toujours fait des blagues, même à l’école, alors que j’étais le fils de deux professeurs. C’est aussi une façon de nouer facilement le contact, de mettre à l’aise les gens. On n’a pas peur de venir me parler.

Vous avez grandi dans une des villes les plus dangereuses du Brésil, Diadema. Comment avez-vous fait pour ne pas vous perdre ?
J’aurais pu faire les mauvais choix, la drogue ou autre. Mais l’éducation que j’ai reçue a été primordiale. Mes parents m’ont toujours montré le bon et le mauvais chemin en me laissant la possibilité de choisir. Et, à 14 ans, j’ai eu un déclic. J’avais fait des bêtises, eu un comportement qui avait fait pleurer ma mère. Ce soir-là, avec mon père, j’ai eu une discussion qui a été un tournant. Il m’a demandé si je voulais continuer comme ça ou plutôt essayer de faire quelque chose pour aider mes proches et d’autres personnes. Je lui ai répondu qu’il avait raison, que j’avais cette opportunité d’apporter quelque chose aux gens. Je suis né pour changer la vie de ma famille et celles de beaucoup de gens.

Vous êtes devenu très populaire au Brésil…
Je me contente de montrer ce que je suis, d’aller au contact, et je le fais de bon coeur. Rien n’est calculé. Ce n’est pas un personnage, je suis comme ça, disponible. J’ai toujours voulu toucher le coeur des gens.

Comptez-vous couper vos cheveux un jour ?
Il le faudra bien, quand je commencerai à devenir chauve. Figurez-vous que je suis déjà en train de les perdre ! Ma coupe de cheveux est devenue mon image de marque. Mais ce n’était pas le but. Quand je suis arrivé à Benfica, j’avais froid. Alors je les ai laissés pousser et ça m’a plu.

Sur les photos, on vous voit souvent faire des grimaces, tirer la langue. Pourquoi ?
Les gens adorent, les enfants surtout. Cela leur permet d’avoir des vidéos ou des photos sympas. Et avec mes cheveux, c’est une autre façon de me distinguer. Quand vous voyez un gars tirer la langue, c’est souvent David Luiz.

Day 2 : 

Moyen ArashiLa moyenne c’est juste bien.
C’est le meilleur, vraiment.
Je suis plus à l’aise au millieu. Personnellement.

Kazunari Ninomiya [NK-00003]

Le sexe de l’homme et celui de la femme ne sont aimantés vers l’autre que moyennant l’introduction entre eux d’une trame d’incertitudes sans cesse renaissantes, vrai lâcher d’oiseaux mouches qui seraient allés se faire lisser les plumes jusqu’en enfer.
—  L’amour fou, André Breton
La nuit est jeune

Tout ce que le monde a fait de lumière, c’est à la nuit tombée qu’on le découvre. Le crépuscule en effaçant le jour libère la vue de sa charge. Le monde se rétrécit alors aux limites que trace l’orée de l’éclairage artificiel. Et ce qui se tient à l’intérieur de cette lumière est comme déposé sur un écrin de ténèbres, magnifié au-delà de tout réalisme.

Une série de café-terrasse et de bar-restaurant s’égrène le long du Grand Boulevard, le seul digne de ce nom dans cette petite ville de province. Ceux qui fuient le campus de la desserte universitaire ou de l’IUT s’y retrouvent tôt en soirée, avant de rejoindre les soirées étudiantes ou les couloirs du CROUS.

J’y retrouve la bande, ma bande. On y boit pour fêter la fin des examens ou la moyenne exécrable de la promotion. On y boit ce que l’on peut s’offrir, et on rit fort. On chante de vieux chants de marins alors que la mer est si loin, et nos voix portent à l’autre bout de l’avenue. On parle de choses que l’on ne comprend pas avec l’assurance docte de ceux qui ont lu trop de livres. On s’engage sur des idées en eaux peu profondes. On pense refaire le monde, et c’est lui qui nous fait.

La connaissance s’acquiert, mais rien ne se sait vraiment qui ne soit le fruit de l’expérience.

Mais on s’en fout. On danse. Et surtout, on tombe amoureux au premier regard, d’un rire généreux, d’un déhanché libéré, d’une chevelure abondante. On tombe bien amoureux oh, toutes les dix minutes environ. Vient le temps des audaces. On sait où l’on commence la soirée, mais on ne sait jamais chez qui elle va se terminer.

J’observe, envieux peut être, les plus audacieux de mes amis faire les choses les plus stupides sans que jamais aucune conséquence grave n’en découle, comme si le monde entier était à eux. Ils voient une jolie fille, et voilà, ils l’aiment. Mais la nuit, à mes yeux, toutes les femmes me semblent belles. Moi, je n’ai pas l’amour facile. Comment font-ils ?

Comment aimer quelqu’un dont on ne connait pas le délié de son écriture manuscrite ? Peut-elle au moins citer quelques poèmes ? A-t-elle déjà pleuré devant un film, une pièce de théâtre, un tableau ? A-t-elle de ses petites manies qui la rendent simultanément si vulnérable et touchante ? A-t-elle besoin de boire pour se sentir libérée ? Sait-elle faire l’amour en se livrant à l’abandon le plus total, sans aucune limite ni tabou, tout en préservant cette si désirable pudeur ?

Sait-elle aimer sans posséder ? Sait-elle aimer sans chercher à comprendre ?

Mes amis se moquent. Tu verras bien, me disent-ils. Embrasse d’abord, tombe amoureux ensuite. Peut-être ont-ils raison, toujours est-il qu’ils retournent vite à leurs jeux amoureux. Et moi je les observe vivre, et de les sentir heureux me gonfle le cœur d’un bonheur qui me semble au moins égal à celui qu’ils éprouvent.

Tout ce que le monde a fait de lumière, c’est à la nuit tombée que je le découvre. L’aube comme un reproche agresse nos yeux fatigués d’avoir vu une nuit blanche. Le jour révèle alors les limites d’un monde qui le temps de quelques heures nous a semblé sans horizon. Nos pas résonnent dans les rues désertes de la ville encore assoupie.

On rentre dormir, en attendant qu’à nouveau la nuit vienne nous libérer du jour.

La moustache

J’étais assise sur les bancs du préau. J’avais 4 ans ou 5 ans j’étais en moyenne ou petite section. Je venais d’avouer à la maîtresse qu’elle me faisait peur. Parce qu’elle était trop grande. Le préau c’était un grand espace à l’intérieur de l’école dans lequel on attendait les parents qui venaient te chercher. J’attendais. L’institutrice passait et repassait devant moi. Elle souriait puis elle rigolait d’une manière hystérique. J’avais bien compris qu’elle en revenait pas de ce que je venais de lui dire. J’étais trop petite pour avoir un tel toupet. J’ai presque eu de la peine. Elle riait mais je savais que je lui avais fait de la peine. Ma mère se faisait attendre. Elle était tranquille quand j’étais à l’école. Je regardais les papas venir chercher mes copines. Et alors j’ai commencé à pas trouver normal qu’ils n’aient pas tous une moustache. Comme mon père. Et puis j’ai commencé à me dire que si un jour je devais me marier ce serait avec un homme à moustache. Je trouvais inconcevable qu’un homme n’ait pas la moustache. Je me rappelais du film, de la veille, que mes parents regardaient. J’aimais bien l’acteur dedans. il avait une moustache. J’aimais bien aussi Plastic Bertrand mais mon mari, ce serait plutôt celui à la moustache. L’acteur en question c’était Patrick Dewaere. C’était mon amoureux. Plus grande je voulais être sa femme. Ma mère m’a sortie de mes rêveries en me secouant par le col. A son habitude.

"On dit pas à une femme qu’on ne l’aime pas parce qu’elle est trop grande" qu’elle m’a dit ma mère.

Elle avait raison. Toujours. Ma mère.

Déjà 39 chapitres pour Au-delà du sang, et dans l’histoire ce n’est encore que le 16 novembre 2013. Ce qui veut dire qu’en presque 40 chapitres je n’ai retracé que deux mois environ. Soit deux jours par chapitre en moyenne.

Hé bé à ce rythme là je suis pas rendue, vu que je compte pondre une saison entière, donc presque une année d’histoire. Je vais essayer d’accélérer un peu et de moins m’étaler parce que sinon, je risque de largement dépasser les 60 chapitres que j’ai annoncés.

(Qui je crois tromper… ? je ne devais faire que 20 ou 30 chapitres maximum à la base, et vu ce qui arrive dans mon plan, je risque de m’étaler encore joyeusement…)

Sinon, pour vous donner un peu de mes nouvelles : je n’écris rien ce week-end car mon coach batifole avec sa douce et tendre, mais je prépare une petite illustration pour la fic. Je viens juste de finir l’esquisse au crayon. Je pense la terminer demain, et aller scanner ça chez mes parents dans la semaine (faudrait vraiment que je me procure un scanner, moi).

Et ma tendinite s’aggrave, mais je survis.

samedi dans la lumière

deux tentatives pour mettre pied dans le jour, et un dernier réveil avec coup d’oeil embrumé et catastrophé sur ma pendule

une grande difficulté de ma volonté rétive pour tenter réellement de pousser carcasse à émerger des limbes, un mélange de dolence, fébrilité, ironie


et le salut de la dernière rose émergeant en douce couleur dans la lumière jeune.

Pour me fouetter, rendre le sourire obligatoire, m’amuser, me tenir chaud, ai endossé manteau orange pour lequel j’avais eu un élan au printemps, vite réprimé par son côté ridicule et sa qualité très moyenne, et que je n’ai porté qu’une fois – et pour chanter avec lui un pantalon trop rose 

et m’en suis allée, dans l’étincellement de la lumière,

porter quatre draps, deux robes et un veston jaune chez le teinturier, rencontrant un petit frère tout aussi coloré et comique (mais ne l’adopterai pas pour l’hiver, l’est vraiment «trop» pour une digne petite vieille, et trop cher) annonçant des petits sourires drolatiques de la rue, et une amabilité grande des êtres rencontrés..

ménage,

écouter en faisant cuisine, jusqu’à treize heures, la partie relative au nucléaire et aux travailleurs concernés des débats de la commission d’examen du projet de loi sur la transition énergétique

et, malgré la visite que me faisait la vie extérieure,

déployer la même énergie sereine que le fauve rencontré le matin (il m’avait fait envie, l’ai imité)  

#PSG : David Luiz : « J’ai toujours voulu toucher le coeur des gens » !

Il arrive, tout sourire, ses cheveux retenus par un large bandeau. Ses yeux sont cernés. De retour de Caen dans la nuit (l’entretien a été réalisé jeudi matin), David Luiz a peu dormi. Il n’hésite pourtant pas à nous accorder plus de trente minutes d’entretien.

Arrivé cet été à Paris, moyennant 50 M€, l’international brésilien de 27 ans n’élude aucun sujet. by paris.officiel http://ift.tt/1nwgGOE

Nom : Jones

Prénom : Sylverster

Genre: Masculin

Tranche d’âge : Adulte

Statut/ Métier/ Occupation : électricien

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[PHYSIQUE]

Généralités : brun aux yeux marrons, cernes plutôt marquées, petit nez droit. cheveux rasés (pas à blanc) sur les côtés, 3 dreads sur le dessus, en crête.

Corpulence : 1m75 en moyenne, assez fin, plutôt mince mais tout de même un peu musclé

Goûts vestimentaires : jean un peu large, chaussures de skate, tshirt de skate à sa taille, pas trop grand.

Signes distinctifs : piercing sur le tragus, piercing sur le cartilage de l’autre oreille; écarteurs à chaque oreille, pas trop gros non plus.

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[CARACTÈRE]

Généralités : curieux, s’intéresse beaucoup à la culture et aux voyages. Fan de Rubixcube.

Sociabilité : très sociable, pas faux du tout : sincère et drôle.

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[HISTOIRE]

Passé : Pas de passé particulier, sa vie est assez banale : métro, boulot, dodo.

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Créateur: adbc

S'habiller quand on est petite

n.b : je m’excuse d’avance, cet article a été écrit tard dans la nuit, il y a sûrement quelques fautes qui traînent.

La dernière fois, Elodie m’a posé une question sur Twitter. Une question qui m’a énormément fait rire derrière mon écran « Dis Sophie, comment on s’habille quand on a la taille d’un CP ? (mais qu’on a 20 ans) » Au delà de la tournure assez fun, j’ai brièvement (il était tard, j’ai continué mon introspection les jours suivant) songé à toutes ces fois où des filles m’avaient dit qu’être petite, c’était vraiment pas facile (et pas que dans la rue ou les transports en commun.. ou aux rayons du supermarché). Ce qui est embêtant surtout, c’est que les filles ont tendance à se dire petites dès qu’elles tournent autour du mètre 60 voire 65. Or, la moyenne étant d’1m63, il est plus judicieux de simplement vous dire « dans la norme » si vous dépassez le 1m60. Oui, je vous le confirme, faire 1m70 est pratique et sympa (la taille « idéale » pour ne pas justement « se sentir » petite tout en n’ayant pas le sentiment –bien triste d’ailleurs- de n’avoir pas le droit de porter des talons car vous faîtes autour du mètre 80) et il est vrai qu’on a tendance à voir des filles grandes dans les médias, avec leurs jambes de 3 mètres de longs tellement loin de ce qu’on voit habituellement. Mais en fait, non, c’est assez faux.

D’ailleurs, les actrices petites ou tout bêtement de taille « normale » se comptent par dizaines. Les citer serait une perte de temps mais je vous assure qu’un petit tour sur Google et le tour est joué ! Seulement voilà, la magie de la caméra (et des talons hauts) c’est de rendre Eva Longoria grande et élancée quand l’actrice en question atteint le mètre 55 à tout casser… Bref, c’est toujours un peu frustrant cette image déformée des « normes physiques » à la télé. Alors histoire de remettre un peu les pendules à l’heure (et comme j’avais fait pour ce que sont des « vrais » gros seins) : cet article parlera des petites donc des filles qui ne dépassent que vaguement le 1m60 (puisque la norme est d’1m63).  Après, j’estime que tout le monde peut un peu piocher dedans ce qui l’arrange et que des filles parfois plus grandes mais à la silhouette plus tassée trouveront sûrement leur bonheur ! Alors faîtes-vous plaisir.

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Emma Roberts (1m57) & Hayden Pannettier (1m53)

Pour continuer sur la question d’Elodie (j’aime bien décortiquer les messages qu’on m’envoie, oui), il y a eu ce côté que j’ai un peu tristounet du « j’ai une taille de CP mais je suis plus à l’école primaire ». C’était dit sur le ton de la rigolade évidemment mais on sent pourtant bien cette idée de « oui, je suis petite, oui ma taille n’impressionne pas mais non, ça va aller, je suis une femme, et je peux avoir parfois envie d’être sexy et c’est tout. Ou juste d’être considérée comme femme, tout bêtement». A force de répéter que « tout ce qui est petit et mignon », il y a cette idée communément admise que le sex appeal n’est réservé qu’aux filles qui semblent adultes c’est-à-dire ici des femmes accomplies, libres, attirantes et blabla. Or, ce qualificatif ne semble limite validé que si l’on est grande et c’est très relou. Arrêtons les clichés : il y a des filles d’1m55 qui sont des vraies furies vous rentrant dans le lard tandis que d’autres de ma taille  (et plus encore) frôlent les murs le nez dans leur écharpe afin de ne pas se faire remarquer ! La taille ne justifie pas grand-chose… mais les images qu’on intériorise face à ça ont la vie dure. Exemple (puant mais révélateur) qui m’est arrivé : je fais 1m70 et j’ai eu le malheur une fois, de mettre en terminale des talons de 10 centimètres avec une robe. J’étais perchée sur mes échasses, atteignant aisément le mètre 80, dépassant une grande majorité des garçons (on le rappelle, la moyenne étant aux alentours d’1m76) et j’aimais beaucoup ma tenue car cela me faisait des jambes looongues et gigantesques. Et là, un de mes camarades (je vous l’avoue, il n’a jamais été le plus loquace quand il s’agit d’égalité des genres, ceci explique cela) me sort la bouche en cœur un argument digne du pire slut-shaming qui soit « bah moi j’aime pas tes jambes longues, on dirait une tapineuse, je préfère les filles petites ». Alors entendons-nous bien hein, que le coco aime les filles petites, je m’en carre la rondelle. Que les mecs préfèrent les filles petites bicauze ils se sentent plus hommes à protéger, tout ça tout ça, ça rentre dans un imaginaire collectif basé sur des idées sexistes préconçues comme les filles qui aiment aussi les mecs plus grands car c’est graaand et fort, etc. Par contre, quand on pense pouvoir me dire allègrement que j’ai l’air d’une tapineuse et uniquement parce que j’ose avoir des jambes longues, c’est un peu problématique. Beaucoup même. Surtout lorsqu’on n’est pas fichu de le conserver dans son esprit et qu’on pense ça normal de le dire à voix haute. Parce que dans sa tête, la fille petite c’est la fille mignonne, inoffensive, qu’on protège, qui ne sera jamais « trop sexy » (car y a un « trop », bien évidemment, la liiimiiite tu sais, quand la femme n’est plus en accord aux valeurs de Monsieur). Et moi, en le dépassant, avec mes jambes trop longues et mes talons trop hauts, j’avais l’air de la Madame trop grande, trop libre, trop affriolante, trop sexualisée. Et ça lui déplaisait. Tout ça pour dire qu’entre être hyper-sexualisée et être infantilisée, il n’y a visiblement qu’un pas.

Bref, j’ai donc décidé de jouer le jeu de la requête d’Elodie qui était vraiment de pouvoir assumer sa taille sans avoir le sentiment d’entrer en 6 (merde, en CP). Cet article va surtout se composer de quelques conseils à prendre ou à laisser, mais j’espère que cela pourra vous aider.

Alors bien évidemment, on n’est pas là pour dire que tout ceci est une vérité générale mais juste, se dire que parfois on a besoin de quelques coups de pouce qui permettent de se faire « heeey j’y aurai pas pensé », mais c’est à prendre avec légèreté !

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Hilary Duff (1m57) et Rachle Bilson (1m60)

- Jouer sur les structures

C’est un argument que j’ai répété en long, en large et en travers, qui s’applique à tout le monde mais il est vrai, lorsque votre silhouette va être peut-être plus petite, tassée ou encore ronde, savoir jouer sur sa structure peut vous aider. Exemple : un body et une jupe patineuse, ou encore un jean skinny et un pull loose. En gros : « large » en bas et moulant en haut ou le contraire. Personnellement, ce que je sais c’est que si vous choisissez un bas « large en bas », préférez les jupes ou autres et essayez qu’elles arrivent au-dessus du genou, parce que malheureusement, il est bien rare qu’un pantalon cargo par exemple puissent vous aller. La coupe étant souvent fluide et loose, cela aura tendance à vous faire perdre quelques centimètres, malheureusement. Idem lorsque vous portez un haut loose : essayez qu’il arrive en dessous de vos fesses grand maximum.. le pull qui tombe jusqu’aux genoux, c’est plus applicable quand on fait 1m80.

Après, c’est aussi à vous de voir. Oui, les vestes et manteaux courts sont à privilégier mais rien ne vous empêche d’acheter un manteau ou un blazer très droit et très cintré qui pourrons vous aller à la perfection (avec une jupe/robe au-dessus du genoux ou un jean skinny par exemple).. dans ces moments-là, il faudra sûrement miser sur des talons. En fait, rien ne vous empêche rien (Sophie enfonceuse de porte ouverte BONJOUR)

Il y a des tas de petites astuces pour redonner de la « hauteur » à votre silhouette : mettre votre tee-shirt dans votre pantalon (légèrement taille haute, éventuellement) au lieu de le laisser sortir, choisir un pull à grosses mailles qui est cintrée pour ne pas sembler enfouie sous des kilos de laine, miser sur les jeggings et autres jeans skinnys que sur les bootcut etc. etc

- Et les talons, dans tout ça ?

On a tendance à dire aux petites de porter des talons pour s’agrandir. C’est une bonne option mais malheureusement on n’est pas forcément fan de ce genre de paires de chaussures. Parfois même, on ne supporte pas de les porter toute la journée pour X raison. On peut alors éventuellement opter pour des compensées (et étant massives, elles seront parfaites avec une tenue aux vêtements cintrés), des petits talons (sur les ballerines par exemple comme les Camille de chez Repetto) ou simplement… jouer sur l’effet « trompe l’œil ». Je m’explique, s’il y a bien une chose que je conseille à n’importe qui trouvant sa tenue trop « lourde », c’est de la rendre plus « légère ». Entrouvrir le col, remonter ses manches en les reboulant et le faire surtout pour le bas du pantalon. Je vous assure mais on ne le dira jamais assez : les chevilles étant souvent une partie fine du corps, les mettre en valeur affine la jambe et vous élance la silhouette… et ce même avec un jean bootcut ! Alors évidemment on remonte pas le jean jusqu’aux mollets hein, mais 2/3 centimètres maximum sur un skinny pas trop long, ça structure tout de suite plus !

 

(crois pas, c’est tout un art)

- Y a-t-il des fringues qui « écrasent » plus que d’autres que la tenue ?

Oui et non, je pense que c’est assez subjectif, en fait (SOPHIE ENFONCEUSE DE PORTE OUVERTE, LE RETOUR). Mais en règle générale, je dirai que les vêtements oversize sont risqués. Un pull loose ça passe mais un pull de grand-père qui traîne aux chevilles (j’exagère mais tu vois l’image) c’est plus difficilement jouable (ou alors resserré le un peu à la taille avec une ceinture… bref quand c’est vraiment trop informe, struc-tu-rer). Ces temps-ci, c’est carrément la mode des 90’s. Or, difficile quand on est petite d’adopter le manteau d’homme arrivant aux genoux et aux épaules XXL. Si cette tendance vous plaît, il y a des tas d’autres vêtements parfaits pour vous : la jupe bodycon taille haute associée à un cropped top un peu loose, le legging associé à une veste en jean un poile oversize et des sneakers compensées… bref, rien n’est une fatalité ! Sinon, au niveau des couleurs et des motifs, je n’aime pas trop l’idée d’imposer une quelconque restriction. En générale, il y a des imprimés et des teintes plus casse gueule que les autres mais elles sont valables pour 90% de la population : les rayures, les grosses fleurs, le orange fluo… Le mieux, c’est de tester… et peut-être de l’adopter sur les pièces qui vous mettent le plus en valeur c’est-à-dire celles près du corps.

- Je m’habille où ?

Vous avez de la chance, on pense de plus en plus à vous ! Alors c’est pas encore trop ça mais c’est quand même cool de pas devoir toujours aller du côté de chez Zara Kids (parce que OUI, je sais que certaines le font VRAIMENT et complexe un peu) : Topshop Petite ou encore Asos proposent des lignes rien que pour vous ! :D

(je case ça là , car c’est toujours relou de trouver une manière de porter son tee-shirt… surtout quand on essaie d’économiser chaque centimètre de sa silhouette!)

- Et n’oubliez pas…

Que votre petite taille ne définit pas tout votre physique (comme dit Maître Yoda « SIZE MATTERS NOT »). Il est dommage d’entendre souvent « je suis petite » comme premier critère de description !   Vous n’êtes pas que petite. Vous assez aussi une morphologie, une silhouette, vous êtes sûrement plus un 8 qu’un H qu’un 0 ou même un V et j’en passe (et si ça  vous intéresse, je peux faire un article à ce sujet)  ! Ces types de silhouettes sont faites pour apprendre à valoriser vos points forts et ne pas forcément à gommer/améliorer ce que vous n’aimez pas (au lieu de se concentrer sur le négatif, on apprend ici à se tourner vers le positif. Et c’est beau). Se concentrer sur le positif, c’est parfois très gratifiant. Il arrive qu’une belle robe qui mette en valeur votre taille si vous avez une morpho en 8 sera plus rapide et efficace que n’importe quel conseil ci-dessus (je viens de remettre en question toute l’utilité de cet article, mais tant pis –bon prenez là au-dessus du genou cette robe, quand même). Dans ces moments-là, n’oubliez pas cette idée primordiale : la cabine d’essayage est votre amie, on visualise réellement le tombé d’un vêtement seulement en le portant sur soi.

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