#19 13/10/2014 Los Roques

30/09/14 Bouches de Sébastopol

Nous remontons les bouches de Sébastopol vers le nord. 25nds dans les voiles et mer plate, les conditions sont réunies pour faire quelques pointes de vitesse. Nous longeons le chenal balisé, puis nous bifurquons vers la grande barrière de corail à la recherche d’un coin pour planter notre ancre, ce qui n’est pas forcément évident dans le coin. Il faut slalomer entre les récifs, heureusement il fait très beau et nous les voyons bien. Ensuite il faut trouver un endroit profond mais pas trop, avec du sable de préférence. Après une tentative, nous finissons par trouver un petit mouillage avec un dégradé de couleur assez incroyable. L’après-midi, vu qu’il y a du vent, nous ferons du kite dans ce paysage de carte postale. Je suis passé à quelques centimètres d’une très grande raie léopard d’1m50 de largeur. En milieu d’après-midi, nous levons l’ancre en direction de Cayo Namans, un ilot tout proche de Gran Roque, l’île principale, seule île habitée et incontournable pour quelques courses et formalités. Le trajet en cette fin d’après-midi sera beaucoup moins agréable que celui du matin. Nous allons vers l’ouest, le soleil est déjà bas et il devient particulièrement difficile de naviguer à vue. En y allant doucement et en faisant une certaine confiance aux cartes nous arrivons sans encombre.

01/10/14 Cayo Namans

Nous réussissons à capter le wifi d’une « posada » de Gran Roque depuis notre mouillage (une posada est une chambre d’hôtes, il y en a énormément pour quelques rues seulement). Du coup nous commençons la matinée par écrire quelques mails et consulter la météo. Ensuite nous faisons un saut de puce de 1.5 miles jusqu’à Gran Roque. Notre principal but est de réaliser nos formalités d’entrée. Elles ont la réputation d’être un peu compliquées ici et potentiellement chères. Compliquées, car Gran Roque n’est pas un port d’entrée du Venezuela et jusqu’à peu les autorités n’étaient pas très compréhensives avec les bateaux qui arrivaient directement de Grenade comme nous. Coup de chance, tout est réglé depuis peu et il est possible de faire une entrée pour le parc de Los Roques valable 15 jours. Chères, car cela coute 2900 bolivares pour les droits d’entrée sur le parc et 1020 blvs supplémentaires pour les formalités d’entrée. Soit 3920 blvs en tout. Mais à combien est le taux de change ? Le taux officiel est à 1€ = 8 blvs soit 490€ pour les droits d’entrée ! Mais il y a également un taux de change non officiel pratiqué par toutes les boutiques… Nous avons pu changer à 1$ = 81 blvs soit 1€ = 100 blvs. Cela ramène les droits d’entrée à 39€, ce qui est beaucoup plus raisonnable. Difficile de comprendre une telle différence et la simplicité avec laquelle on peut changer. Le taux officiel a l’air déconnecté de la réalité : avec ce taux un simple repas dans une pizzeria nous aurait couté 150€. Après avoir rempli quelques formulaires, payé nos taxes nous avons enfin réalisé nos formalités, avec des fonctionnaires plus qu’agréables et patients (compte tenu de leur accent sud-américain, il était difficile de les comprendre, et l’espagnol du petit mousse est un peu rouillé…). Nous nous baladons dans le village de Gran Roque. Nous ne nous attendions pas à un village aussi joli et charmant. Les maisons sont colorées et les rues de sable, la mer visible d’un peu partout passe du turquoise au bleu profond.

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Nous trouvons même une pharmacie qui a des gouttes antibiotiques pour otite du baigneur. Exactement ce que nous cherchions pour remèdier aux otites à répétition de l’oreille droite du ti’mouss. Pour éviter l’apparition de l’otite, mini mouss utilise un bouchon silicone enduit d’un corps gras (huile d’olive) et après la baignade quelques gouttes d’une solution alcoolisée trouvée à grenade. A priori le corps gras protège l’oreille et la solution alcoolisée aide à sécher le conduit auditif. L’otite du baigneur est une pathologie classique dès que l’on passe du temps dans l’eau. Le conduit auditif finit pas s’irriter et l’eau de mer étant pleine de bactéries… Nous passons beaucoup de temps dans l’eau ici, vu la beauté des fonds marins. A priori ces méthodes semblent fonctionner, ce qui évite la prise répétitive des antibiotiques, qui comme chacun le sait, ne sont pas automatiques !

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En début d’après-midi nous quittons Gran Roque, son mouillage rouleur et venté, en direction de l’île de Francisqui distante d’un mile. Francisqui forme un lagon parfait un peu à la façon des atolls polynésiens. Etant donné sa proximité avec Gran Roque il y a quelques touristes sur la plage. Aucun voilier de voyage dans le coin, uniquement de grands yachts à moteur pour la plupart vénézueliens. Et vu qu’il y a 20nds, la journée se terminera par une session de kite.

02/10/14

Francisqui toujours. Nous avons repéré une école de kite sur un îlot à l’ouest de Francisqui. Le spot a l’air sympa, nous remouillons Sillage juste à côté de l’îlot. Il y a du vent, 25nds. Nous sortons nos petites ailes. 7m et 9m. Le spot est vraiment agréable. Peu de clapot, toutes les nuances de turquoise et de bleu. Le vent ne cessant de forcir le pti mouss posera son aile.

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Nous aurons jusqu’à 33nds. Qui a dit que les alizés disparaissaient pendant la saison cyclonique ? L’après-midi, rekite mais le vent cette fois nous abandonnera au bout de 1h. Nous remouillons à Cayo Namans, le mouillage étant plus tranquille et aussi pour le wifi.

03/10/14 Crasqui

Nous mettons le cap à l’ouest sous génois seul. Nous avons le temps et il n’y a que 5 miles jusqu’à notre prochaine destination, l’île de Crasqui. L’île est une longue plage qui protège le mouillage des vagues mais pas vraiment du vent car elle n’est pas très haute. Son manque de relief est un atout pour le kite. Du coup en fin de journée nous testons l’endroit. L’eau est lisse et pourtant il y a plus de 20nds dans l’aile. Dans ces conditions parfaites, Moussette améliore sa technique de saut.

04/10/14 Sarqui

La météo prévoyait de la pluie et du vent. En fait il fait beau et il y a du vent. Alors kite à nouveau. On est samedi et le mouillage commence doucement à se remplir. Une sono s’installe sur la plage, les yachts à moteurs arrivent ainsi qu’une dizaine de kites. Le spot est visiblement connu des vénézuéliens et lorsque les conditions sont bonnes ils se retrouvent ici, sur cette longue plage au milieu de nulle part. Il faut dire que seuls 80 miles séparent Los Roques de la capitale Caracas, et il n’est pas rare pour les vénézueliens plutôt aisés de venir passer le week-end ici à bord d’un coucou ou d’un yacht.

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A midi, on met les voiles pour découvrir le mouillage de Sarqui, un peu plus à l’ouest. Hormis 2 « lanchas », il n’y a personne sur ce mouillage. Les lanchas sont les bateaux typiques d’Amérique du sud, un hybride entre le chalutier et la barque. Il y a un peu toutes les tailles et fonctions. Beaucoup dans le coin sont des lanchas de pécheurs, mais elles servent aussi de transport de vivres, carburants… Vu qu’il y a toujours du vent, je ressorts le kite. La configuration du spot ressemble à celle de Crasqui aux différences que l’île est un peu plus haute et perturbe plus le vent, et qu’une succession de récifs borde la plage, ce qui peut représenter un danger aussi bien pour le kite que pour le mouillage du bateau. Nous remouillons avant la nuit car nous ne sommes pas bien positionnés par rapport à l’île et nous recevons de la houle de côté.

05/10/14 Elbert Key

Nous mettons le cap toujours à l’ouest vers les dernières îles des Roques, Elbert Key / Cayo de Agua. Les 3 lignes de traines sont de sortie pendant la navigation. Première touche c’est une jolie bonite, la première du voyage. Quelques minutes plus tard c’est un barracuda d’un mètre qui mord à l’hameçon et ici, normalement pas de problème de ciguatera, les barracudas sont donc comestibles. Nous mouillons proche de 3 catamarans, tous français, les premiers bateaux de voyage depuis notre arrivée. Juste après avoir mouillé nous allons voir nos voisins pour leur proposer le barracuda. Nous sommes invités à prendre l’apéro sur Nautibus. Nous rencontrons également les équipages de 2 catamarans Nautitech 40. 2 familles cousines qui naviguent pendant 6 mois sabbatiques dans les caraïbes.

Vu qu’il y a encore du vent, le kite est de sortie. Après l’apéro assez généreux du midi, les réceptions se font parfois hésitantes. Le pti mouss réussira de beaux sauts. Les plus hauts depuis le début de l’apprentissage, 1,5 m de haut (le Cuba Libre était bon !)

Le soir nous dégustons le barracuda sur un des deux Nautitech. Les équipages cousins lèvent l’ancre le lendemain direction les Aves. Ce sont des archipels à 80 miles à l’ouest de notre position. Hormis des gardes côtes et quelques pécheurs, ces archipels sont déserts. Leur découverte nous aurait bien plu mais tout mile vers l’ouest est un mile qui sera potentiellement difficile à regagner vers l’Est. Aux vents soufflant d’Est en Ouest, il faut rajouter le courant subtropical qui longe les côtes de l’Amérique du sud et qui peut atteindre une vitesse de 2 à 2.5 nds dans la zone.

06/10/14 Cayo de Agua

Notre mouillage n’étant pas très bien protégé, nous décidons d’aller explorer l’île qui se situe de l’autre côté du lagon, Cayo de Agua. Le lagon semble mal cartographié même sur Navionics qui était pourtant le plus fidèle jusqu’à aujourd’hui. Nous avançons doucement et nous essayons de deviner la profondeur suivant les couleurs de l’eau. Cela marche assez bien dans la plupart des cas mais cela ne semble pas infaillible.

  • Du bleu sombre généralement il y a du fond +10m.
  • Du turquoise on est entre 8m et 2m
  • Le turquoise tire vers le clair voir le blanc, c’est un banc de sable il peut y avoir moins de 1m
  • C’est marron clair, c’est un récif à 1m ou moins
  • C’est sombre c’est un récif ou c’est un fond avec des algues ou des herbiers à 6m, 2m ou moins d’1m

Et forcément c’est ce dernier cas que l’on rencontre assez souvent qui peut poser problème. Tout cela est uniquement valable pour une navigation lorsque le soleil est haut, entre 10h et 14h.

Nous y allons doucement et nous arrivons jusqu’au mouillage souhaité. Ici, il y a 3 bateaux déjà mouillés, tous monocoques, 2 sont québécois et un autre français. Nous allons voir l’isthme de Cayo de Agua. C’est un banc de sable entre 2 îles. Les vagues du nord et du sud se rejoignent et cassent sur ce banc de sable. Les vagues ne sont pas très grosses mais cela doit pouvoir être assez différent en hiver. En tout cas cela plait aux touristes. Des barques à moteur viennent débarquer des touristes depuis Gran Roque précisément à cet endroit, où tout le monde prend la pose devant la vague. C’est à 15 miles de là, la balade doit secouer pas mal ! 1 heure sur une barque avec 25nds et 1m de vagues comme il y a en ce moment cela ne doit pas être spécialement agréable, surtout au retour.

Sur ce court trajet entre ces 2 mouillages distants d’à peine 1 mile nous avons péché 2 Sardes à queue jaune. Cela ressemble un peu au rouget. La chair est assez fine et c’est bourré d’arêtes.

Nous faisons un peu de snorkelling autour de l’île et une petite balade sur l’île. Nous rencontrons les équipages québécois. L’équipage du Jo Na Lisa rencontré à Grenade nous avait parlé de l’un d’eux. Très sympathique, celui-ci nous propose de passer les voir si nous avons besoin de la météo, qu’il parvient à capter à l’aide d’une BLU. Cela fait maintenant 4 jours nous n’avons pas eu de météo. Nous sommes tout de même en période cyclonique même si nous approchons de la fin et que la zone est théoriquement en dehors de la trajectoire des cyclones. L’après-midi nous partons en annexe faire du snorkelling sur un récif, nous prenons une canne à pêche pour faire un peu de pêche à la traine. En plongée nous avons découvert des massifs de coraux encore bien préservés - un des plus sites depuis le début du voyage -, et des quantités de poissons. Nous commençons doucement à savoir les identifier. La pêche à la traine derrière l’annexe fut un échec, malgré la présence de gros perroquets et d’un mérou qui avait l’air très intéressé par le leurre, nous avons seulement réussi à coincer plusieurs fois notre hameçon dans le corail.

07/10/14 Dos Mosquises

Cayo de Agua étant une des îles les plus à l’ouest de l’archipel des Roques, nous continuons notre découverte en repartant vers l’Est. Nous nous dirigeons vers les îles Dos Mosquises. Une fois de plus cela ressemble un peu à un atoll. Une barrière de corail circulaire, presque complète. Une petite île aux nord, une seconde au sud. La seconde, plus grande, a servi jusqu’à peu de base scientifique pour la protection des tortues. Toutes les installations sont maintenant à l’abandon. Nous mouillons proche de l’île du nord sur un banc de sable, 2m de fond. Sur l’île, rien hormis 2 cocotiers immenses. L’après-midi le vent se relève doucement. Session de kite en 11m et surf puis en twin (le twin, ou twintip, est la planche classique en kite. Elle est petite, symétrique, il n’y a pas d’avant ou d’arrière. Elle permet de faire des sauts mais nécessite un peu plus de vent que le surf).

08/10/14 Carenero / Moustiques – Sarqui

Ce matin nous avons le projet de partir à la découverte de la barrière de corail de Dos Moquises. Vu qu’il y a un peu de vent, je propose que le pti mouss remonte vers la barrière en annexe et que je suive en kite. Manque de chance le vent tombe assez rapidement. Récupération du kiteur en galère (moi) et on repart vers la barrière. Juste avant la barrière il y a des étendues immenses de sable blanc avec 50cm d’eau. Sous l’eau c’est un peu décevant. Il y a peu de profondeur, une seule espèce de corail est présente et  visiblement ce n’est pas l’espèce préférée des poissons.

Nous partons vers le Nord-Est en direction de l’île de Carenero. Il y a 12-15nds sur une mer plate et turquoise. La remontée au vent dans ces conditions devient un plaisir. Les lignes de traines sont de sortie. Il y a peu de fond, entre 4 et 10m. C’est le festival de la pêche. En 1h les touches s’enchainent. Bilan 2 sardes à queue jaune dont un que nous relâchons car trop petite, une belle carangue, et pour finir un très beau barracuda d’un mètre et 6kg. Il y a de quoi faire un paquet de repas avec tout ça. Le barracuda est débité en 4 tronçons qui partent au freezer.

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Le découpage de poissons se fait immédiatement après avoir mouillé dans une petite anse à l’Est de Carenero. Le mouillage est très abrité, pas une ride sur l’eau. L’anse est bien fermée et nous protège parfaitement, nous sommes cernés par les palétuviers. Rapidement nous sommes assaillis par des dizaines de moustiques. Le cockpit puis le carré, il y en a partout. Ils sont presque aussi gros que des mouches. Antimoustique ou non, ils piquent. Nous sentons très bien leur piqûre lorsqu’ils nous piquent mais c’est souvent trop tard. Pour nous, la situation est intenable : qu’est-ce que cela va donner au moment du coucher du soleil !? Nous finissons de débiter le barracuda non sans mal et choisissons d’effectuer un repli stratégique sur le mouillage de Sarqui distant d’un mile. Pendant le trajet nous fermons tous les hublots et nous gazons l’ensemble du bateau. C’est efficace mais il en reste quelques-uns dans le cockpit et dans l’annexe. Arrivés à Sarqui, nous mouillons assez loin de la terre afin d’éviter un nouvel assaut. Heureusement la situation est plus supportable. Le soir, nous ressortons quand même tout l’attirail, tourbillon vert, antimoustique corporel, prises et moustiquaire.

En fin d’après-midi nous voyons un autre bateau arriver au mouillage. Il s’agit de Nautibus rencontré à Elbert Key. Ils étaient également à Carenero mais n’ont pas supporté les moustiques non plus. Nous les invitons à prendre l’apéro à bord, et vu la quantité de barracuda à bord, ils resteront dîner.

09/10/14 Carenero – Lecture / Bricolage

Il fait beau. Il n’y a pas un souffle. Nous en profitons pour prendre notre temps. Au menu, lecture, quelques réparations et snorkeling.

10/10/14 Noronqui

Nous levons l’ancre à 11h. Le vent est pratiquement plein sud. Parfait. Nous pensions tirer des bords pour atteindre notre objectif, nous pourrons le faire en un seul bord. Nous pêchons une bonite que nous dégustons en ceviche. L’après-midi nous partons à la découverte des barrières de corail qui nous entourent. Les premiers essais sont décevants. Peu de poissons, juste un tombant vertigineux, Le fond passe de 30 cm à 14m très rapidement. Notre troisième essai sera le bon, près de la plage de Noronqui del Medio, nous trouvons une quantité de poissons impressionnante sur un petit récif de coraux.

L’absence de vent favorise l’apparition des moustiques. Ils nous détectent mieux. Au coucher du soleil nous sommes à nouveau envahis par ces pirates sanguinaires volants. Nous utilisons l’arme chimique et nous restons cloîtrés à l’intérieur, tous hublots fermés. Ce n’est pas très agréable car il fait chaud la nuit et le vent aide bien à rafraichir l’atmosphère, mais à la guerre comme à la guerre !

11/10/14

Nous plions bagage assez rapidement car les moustiques sont encore là. Nous faisons une halte à Gran Roque, non sans avoir pêché notre bonite journalière, pour essayer de trouver quelques provisions. Le village n’est approvisionné qu’une fois par semaine, il faut avoir un peu de chance pour trouver ce dont on a besoin quand ce n’est pas au lendemain de la livraison. En plus, nous sommes samedi, et tous les magasins ne sont pas ouverts. Heureusement nous parvenons à mettre la main sur des citrons verts : notre ceviche du midi est sauf !

Nous retenterons notre chance lundi pour le lait et les œufs. En attendant, nous décidons d’aller mouiller à Francisqui, il y a assez de vent pour faire du kite. Et – bonheur ! – les moustiques ont déserté.

12/10/14 Francisqui

Aujourd’hui le vent est moins présent, nous remettons la lecture, la lessive et le bricolage à l’ordre du jour.

Non loin du bateau, 3 copains ont décidé de traverser la lagune à la nage. L’un d’eux, fatigué, décide de faire demi-tour en plein milieu, contre le courant, pour rejoindre le banc de sable. Au bout d’un moment, le petit mousse, qui observe la scène depuis le début, entend le jeune homme hurler « Ayuda ! » (« A l’aide » en espagnol). Il est en train de se noyer. On descend très vite l’annexe pour aller à sa rencontre, c’est un peu stressant car il faut s’y reprendre à plusieurs fois pour démarrer le moteur. Enfin nous sommes à sa hauteur, et le jeune homme, épuisé et effrayé peut s’allonger dans l’annexe. Ses deux amis, qui ont fait demi-tour en l’entendant appeler à l’aide, nous rejoignent. Nous les ramenons sur la plage. L’un d’entre eux parle anglais, il nous remercie et nous invite à dîner demain soir pour nous remercier dans la posada dont il est le chef et le manager.
Quant à nous, nous revenons à notre tranquillité, un peu secoués par ces émotions fortes.

Bref, aujourd’hui, on a sauvé quelqu’un.

youtube

Video Aéreo en la isla de San Andrés - Vista aérea de la zona comercial y hotelera Spratt Bigth (Bahía Sardina) y los cayos Haynes Cay – Rose Cay también conocido como el Acuario.

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Mas fotos y videos aéreos en:
http://www.fotosyvideosaereos.com

Joven cubanoamericano produce documental sobre la crisis migratoria en EEUU

Joven cubanoamericano produce documental sobre la crisis migratoria en EEUU
ALFONSO CHARDY ACHARDY@ELNUEVOHERALD.COM
10/12/2014 2:36 PM 10/12/2014 5:29 PM

Frida Barreto. Gaby Pacheco. Oscar Turcio. Estos son algunos de los
nombres que figuran en la actual crisis migratoria que ha dejado más de
11 millones de inmigrantes indocumentados en Estados Unidos el limbo y
que ahora no ven ningún viso de solución inmediata a su difícil situación.

Sus historias se presentarán el lunes por la noche y de nuevo el 21 de
octubre en la televisora de Miami WPBT2. La televisora pública abarca a
las comunidades del sur de la Florida desde la llamada Treasure Coast
hasta los Cayos de la Florida.

Titulado “The Crossfire Kids”, el documental será transmitido dos veces
la noche del lunes a las 7:30 p.m. y de nuevo a las 11:30 p.m. El 21 de
octubre saldrá al aire a las 11 p.m.

El documental, de 30 minutos de duración, fue producido en parte por
Oscar Corral, un productor de videos en Miami y ex reportero del Miami
Herald. Un documental que Corral produjo anteriormente, “Tom Wolfe Gets
Back to Blood”, fue transmitido por la cadena PBS en el 2012.

Corral dice que ayudó a producir el video “The Crossfire Kids” para
mostrar el sufrimiento de los indocumentados que llegaron aquí como
niños y también para impulsar una reforma migratoria.

"Es de gran actualidad en estos momentos porque se trata de jóvenes
inmigrantes que han tenido muchas dificultades para adaptarse a la vida
en los Estados Unidos debido a los problemas de la política de
inmigración que tenemos”, dijo Corral en una entrevista. “La reforma
migratoria es muy necesaria y estamos cometiendo una terrible injusticia
con estos jóvenes”.

Corral, de 40 años, trabajó con otra productora de vídeo, Qin Chen, para
montar la película durante más de un año y medio.

El video es una serie de entrevistas con los inmigrantes y activistas
que defienden los derechos de los indocumentados y que están a favor de
la legalización de los indocumentados.

Una de las historias más conmovedoras es la de Oscar Turcio, un joven
que huyó de Honduras después de que su padre y su hermano fueron
asesinados por miembros de pandillas.

El documental también incluye a Gaby Pacheco, una joven ecuatoriana
traída a los Estados Unidos por su familia cuando era niña. En la
actualidad, Pacheco es una de los líderes más prominentes del movimiento
nacional “Dreamers”, que ayudó a persuadir al presidente Barack Obama en
el 2012 a emitir un programa en virtud del cual los jóvenes inmigrantes
traídos a los Estados Unidos ilegalmente por sus padres cuando eran
niños están protegidos temporalmente contra la deportación.

En el 2010, Pacheco fue una de cuatro inmigrantes que caminaron desde
Miami a Washington para generar atención por la lucha por la
legalización de los inmigrantes indocumentados.

Donatila Diego de Guatemala narra su historia de cómo crió a cuatro
niños después de que la madre de estos fue deportada en el 2009.

Frida Barreto de Perú abre el video con su angustioso relato sobre como
llegó indocumentada y soñaba con ir a la universidad hasta la
actualidad, donde es una universitaria.

Source: Joven cubanoamericano produce documental sobre la crisis
migratoria en EEUU | El Nuevo Herald -
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Humor con el padecimiento de los vecinos de Lomas de Tafi.

Humor con el padecimiento de los vecinos de Lomas de Tafi.

Si bien es cierto que muchas veces las cosas se sobrellevan mejor con un poco de humor en lo particular no me cayo bien la campaña que estan usando “Radicales en Acción” para burlarse de Lomas de Tafí y del Gobierno Provincial. No pretendo defender a Jose Alperovich ya que como vecino de Lomas conozco y padezco los mismos problemas que todos.

Estoy hablando de una imagen que una de las líneas…

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