Une formule qui fait mouche #18

Cette nouvelle formule qui fait mouche nous vient de Mauricette, 73 ans, dont 73 passées à Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis.

Elle partait faire sa gym pour le 3e âge, elle revenait dans ce quartier qu’elle avait longtemps habité, elle parlait bien, sincèrement, sans haine ni méchanceté. Au bout de quelques minutes, elle nous dit :

«Bien sûr, il y a des trafics de drogue dans la ville. C’est gênant pour nous mais aussi et surtout pour eux, ces jeunes. Il y en a qui n’ont pas 10 ans. Il faudrait faire quelque chose pour eux, il faudrait les aider.»

Une première ! Aucune plainte primaire ni raciste. Mauricette, souriante, 73 ans : merci !

Une formule qui fait mouche #3

C’est un portrait, celui de Johnny Hallyday, dans Libération daté du 12 octobre 2011. Le chanteur-acteur se raconte un peu, évoque son enfance lorsque entre 1945 et 1949, il a vécu avec ses deux cousines Desta et Menen à Londres, où elles avaient un numéro de danseuses. Une des deux, Desta, a épousé un chanteur et comédien américain. Ainsi, le jeune Jean-Philippe a suivi leur duo de music-hall, les Hallyday’s, à travers toute l’Europe. Et là, à ce propos, Johnny dit : 

«A 12 ans, j’ai touché mon premier cachet. Un Coca-Cola et un paquet de frites.»

Bien !

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Le grand jeu de l’été #1

Ça commence fort ! Une très belle photo dédicacée pour Antoine de Paris !

Rappel : la rédaction déconstruite des Placards joue cet été. C’est original. Le principe est simple comme bonjour : recensons les citations, références et autres contenus contenant “le placard” ou mieux, twelve points, “les placards”.

Pour participer, pas de carte postale ni d’appel surtaxé mais une adresse mail : lesplacards@yahoo.fr

Une formule qui fait mouche #17

On croyait avoir tout lu et entendu sur Gaza et Israël. Ces jours-ci, les mêmes mots, les mêmes images, le même film qu’à chaque fois. Les journalistes utilisant une écriture pauvre et lourde, comme à chaque fois.

Puis nous avons lu Renaud Girard, envoyé spécial du Figarôôô à Gaza. Il y rencontre un homme, poète, dont la maison vient d’être détruite par l’armée israélienne. Le journaliste laisse parler l’intéressé quand on lui demande s’il appartient au Fatah ou au Hamas :

«Ni à l’un, ni à l’autre ; il y a bien longtemps que je ne m’intéresse plus à la politique, et que je lui préfère la poésie».

On répète parce que on aime beaucoup :

«Il y a bien longtemps que je ne m’intéresse plus à la politique, et que je lui préfère la poésie».

C’est à lire ici en accès abonnés http://www.lefigaro.fr/international/2014/07/16/01003-20140716ARTFIG00380—gaza-la-peur-du-missile-qui-peut-fondre-a-tout-moment.php

Une formule qui fait mouche #4

Cela se passe à Laveline-devant-Bruyère, dans les Vosges, l’émission Les pieds sur terre de France Culture en revient. En marge du thé dansant, Simone, licenciée depuis plusieurs années, raconte qu’elle touche désormais l’AER (l’Allocation équivalent retraite).

A la question :

"Qu’est-ce qui était bien à l’usine ?"

Simone répond tout naturellement :

"La pause casse’croûte !"

Et elle rigole.

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La maxime markétée du jour #17

- Waou, encore de la maxime markétée ?

- Oui !

- Génial !

- Merci.

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Les Placards est le seul blog à recevoir par fils spéciaux les dernières nouvelles du monde entier. Les Placards, un blog au courant.

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La maxime markétée du jour #16

- Mais quoi ? Le retour de la maxime markétée ?

- Oui !

- Enfin !

- Merci.

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Les Placards, ni bulletin, ni prospectus, ni même télégramme.
Les Placards, le blog ni-ni-ni.

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Un feuillet, coco ! #2

La course

Une course à toute vitesse, à perdre haleine, excitante comme une ballade inconnue. En quittant l’immeuble, j’ai dévalé les chemins, les allées, les boulevards, les venelles. Maintenant, je cours vite, je cours fort, je cours loin. Il fait nuit, froid et je vais bien finir par m’envoler. Je cours sans me retourner. Je ne vois rien autour de moi, je sens juste mes pieds frôler le pavé, mon buste hors de moi, mes doigts fendre l’air et mes bras me lancer. Je souris, je ne m’arrête pas, je me sens bien. Je me faufile comme quand on est Superman, partout, à travers la ville et personne ne me sent. Comme l’aigle de la chanson, je veux regagner le ciel. Je cours encore plus vite. Je ne m’attarde pas car je sais bien que l’on me cherche, pour m’attraper, m’empêcher. Mais je veux courir tout le temps par tous les temps. Ailleurs. Aïe, ils se rapprochent, m’aperçoivent, mais je vais les avoir, j’accélère, je vais devenir un souvenir, je bifurque, oh la voie est libre, le laitier est passé, je change de ligne et d’asphalte, je traverse un pré, ça chatouille, je ris, je cavale, je galope, je ne me retiens plus, et je retrouve le bitume râpeux, je change encore, mince une impasse ! STOP. Je ne cours plus, je suis épuisé, je dégouline, je cherche mon souffle, mes pieds se consument, ils approchent, le sol me brûle et finit par me pousser, m’élever. Enfin je m’envole. Je m’envole ! Je m’échappe, la ville sous mes yeux s’éveille, je m’évade, je pars retrouver la piste aux étoiles.

(1499 signes, titre compris – septembre 2006 octobre 2011)

Un feuillet, coco !

En une seule fois

Sur un banc public, Jules lisait le journal. Au même moment, Nicole gagnait sagement la départementale, Delphine et Sylvain passaient en caisse, Madame T. mettait au monde son 3e enfant, le chien du voisin s’endormait dans son panier, Christophe accompagnait son fils à son premier entraînement, Natacha découvrait Dostoïevski, Monsieur L. s’éteignait dans son salon, Samir en remettait une couche, Jean-Pierre insultait son ex-femme, Louise arrosait son balcon, Lucas et Mélanie s’embrassaient pour la première fois, Lucas disait «Trop bien !», Didier pleurait, Florence écrivait, les uns avaient la tête à l’envers, les fruits étaient gorgés de soleil, Charlotte s’offrait aux caresses de son nouveau petit ami, Bertrand retrouvait son épouse, mais le test de Carine se révélait positif, Moussa tournait à gauche, c’était pourtant tout droit, Antoine faisait ses premiers pas, c’était enfin le tour de Marie-Laure, Joseph se réveillait trop tard, on entendait jouer du violoncelle, Stéphane et Christelle se disaient oui, Mathis avait un jour, Dorothée décidait de tout couper, Kevin se faisait mal, Lamia poussait un cri, pour rien, Joël et Patrick étaient d’accord, c’était déjà ça, Bruno faisait ses lacets, Pierre priait, le rideau rouge s’ouvrait, John sautait de joie, Etienne se déclarait et Paule souriait et lui sautait au cou, Raphaëlle commandait un café, David calculait de tête, Jean-Marc commettait l’irréparable, Emmanuelle voulait danser, demain était évidemment loin.

(1503 signes, titre compris – septembre 2006 octobre 2011)

Le grand jeu de l’été #2

Même si l’été semble loin, le grand jeu de l’été continue. Et même très fort ! Grâce à cette fulgurante sortie de Hélène de Paris 11e :

" J’essaie de ranger ma cuisine. Et non, ce n’est pas possible, il n’y a pas assez de placards ! "

Une jolie photo dédicacée de toute l’équipe pour toi Hélène qui nous écoute sans doute, tu laisses tes coordonnées à Florence au standard et c’est gagné !

Rappel : la rédaction déconstruite des Placards joue encore un peu avant la fin de l’été. C’est original. Le principe est simple comme bonjour : recensons les citations, références et autres bidules contenant “le placard” ou mieux, twelve points, “les placards”.

Pour participer, une adresse mail : lesplacards@yahoo.fr

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