j’ai lu quelque part l’histoire
d’un homme qui avait perdu une main
ou bien c’était un pied
mais il continuait à sentir
sa main coupée
son pied scié
j’éprouve la même sensation
mais je ne sais pas ce que j’ai perdu
—  Birgir Svan Simonarson (Islande), Penser tout haut, 1976
Jour 29: "They are french ? Ok so give them more bread."

Même s’il ne s’est pas passé grand chose d’incroyable depuis dimanche dernier, je fais un effort, et je poste un article (impressionnant non ?).

Les cours à la fac se succèdent et je commence à apprendre plein de petites choses sur l’Islande, puisque tous mes cours sont soit sur la culture islandaise, soit sur la société islandaise, soit sur le folklore islandais. A la fin du semestre, je saurai tout ce qu’il faut savoir sur l’Islande. Les sujets abordés sont plus ou moins passionnants ceci dit: aujourd’hui, mes deux différents cours abordaient tous deux (d’un point de vue différent) la question de… la pêche. 

La vie à Njardargata 37 suit son cours. Cette semaine, 2 colocs sont partis, et maintenant il n’y a plus que les gens qui vont rester ici toute l’année. D’un côté, cela signifie que plus personne ne doit partager sa chambre, ce qui est plutôt réjouissant; mais d’un autre cela signifie que 2 personnes bien sympas sont parties, et ça, c’est triste. Cela veut aussi dire que nous n’avons plus aucun anglais dans la maison à présent… Plus de “sarcasm flag”. Njardargata 37 reste tout de même un endroit unique ou tout est prétexte pour manger ensemble: on mange ensemble le dimanche soir, le vendredi parce que c’est le “banana day”, et puis à toutes les occasions spéciales, type anniversaire (et même demi-anniversaire pour ceux qui sont nés en été quand on ne sera plus là pour le célébrer). Et c’est le cas aujourd’hui: anniversaire d’Armande ! 

Sinon, le mercredi et le jeudi soir, je travaille dans un restaurant français en centre ville. Et hier, lorsque j’ai demandé à une autre serveuse si je devais donner d’autre pain à certains clients, elle a commencé par me répondre “Oh no, it will be ok.”. Puis elle a fait une pause et a ajouté “Wait. Are they french ?”. J’ai répondu que oui. “Ok, so give them more bread !”. Cela m’a fait rire, ça me paraissait tellement être un cliché mais en fait c’est un cliché réel: les français=mangeurs de pain. 

Des Bises.

E.

PS. Mercredi 17: 4 semaines que je suis là !!
PS.2. Je reçois des cartes et tout: merciiii !!

Nouveau conseiller communal à Luxembourg ville: «Je suis pour une intégration active des étrangers»

Runa Egilsdottir vient d’entrer au conseil communal de la Ville de Luxembourg pour le parti Déi Gréng, en remplacement de Fabiana Bartolozzi. Une première assermentation pour cette jeune femme luxembourgeoise d’origine islandaise et au parcours professionnel fulgurant: à 36 ans, elle dirige sa propre agence de design et vient de lancer au Luxembourg une marque de vêtements pour bébés.

via wort.lu http://ift.tt/XJmQyJ

Sept jours, sept liens

Quelques-unes des publications les plus intéressantes que nous avons vu sur blogs et webs cette semaine

Une sélection avec quelques-unes des publications les plus intéressantes que nous avons vu sur blogs et webs cette semaine.

Semaine antérieure.

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Jour 24, étape 1: les moutons. 

Notre première étape samedi était dans un coin perdu d’Islande (dont je n’ai bien sûr pas retenu le nom), où on a pu assister à une tradition islandaise qui s’appelle Réttir. Si j’ai bien compris la chose, durant l’été les moutons sont plus ou moins en liberté un peu partout. Juste avant l’hiver, tous les fermiers rassemblent tous les moutons, et les emmènent dans cet endroit où on est allé. Une fois là, ils mettent les moutons dans une espèce d’enclos rond, ils les trient et les mettent dans d’autres enclos juste à côté (c’est trop compliqué à décrire comme enclos, j’ai mis une photo de ce genre de chose vue du ciel pour que vous puissiez comprendre le concept)(mais je suis pas allée à celui-ci moi, il était plus vieux, avec des murs en pierres, et il n’était pas en bord de mer). Je n’ai pas vraiment saisi les critères de tri des moutons non plus…

C’est un événement important et plein de monde vient pour trier les moutons, où juste pour admirer les islandais le faire (ce qu’on a fait…). Non parce qu’il faut savoir que l’Islandais n’a pas peur du mouton: il l’attrape par les cornes et l’emmène où il faut sans problème. Même des gamins le faisait quoi. Incroyable.

A part ça: ce sont les plus beaux moutons que j’ai jamais vu. 

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