Deep Reggae and heavy Dub: this month we present a show by Mark Ernestus with Tikiman on the mic. As the founder of the legendary Berlin based Hard Wax record store he laid the foundation for Berlin’s electronic club music scene in 1989. As one half of Basic Channel (aka Maurizio), he gained international fame with a hybrid of Dub and Techno. As part of the duo Rhythm & Sound he refined this signature sound alongside a range of vocalists - most extensively Tikiman aka Paul St. Hilaire. For Carhartt Radio they prepared a mix loaded with rare gems by Reggae legends such as Prince Jazzbo, Nitty Gritty, or Ken Boothe. Tune in and get absorbed by real weigthy bass pleasure!

Tracklist: 
Wackie Passie - International Dub 
Rhythm & Sound - Aerial 
Keith Hudson - Hunting 
Prince Jazzbo - Replay Version 
Chesse Roots - Rambo Salute 
White Mice - Youths Of Today Version 
Nitty Gritty - Moonlight Dub 
Ken Boothe - Memories Lotion 
Courtney Melody - Black Liberation 
Paul St. Hilaire - Changerine 
Rhythm & Sound - See Mi Yah (w/ Willi Williams) (Hallucinator Remix)

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Rhythm & Sound
Free For All (Soundstream Remix)
See Mi Yah (Remixes #2)

Incredible track. How dub techno can become house ? Just like that.

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Round One - I’m Your Brother (Club Version)

Always something new to discover.. It was new to me that the Basic Channel guys had a crack at NY style deep house also.. To no surprise they pull this off in a great way…

Focus : DJ Zhao

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Comme vous le savez (ou pas), nous étions à Berlin le weekend dernier pour une toute première date à l’extérieur de notre cher hexagone, aux côtés de Mark Ernestus, de notre ami Nomad (Vulkandance) et du duo organisateur de la soirée Africa Is A Country (big up DéDé).

Berlin n’a pas manqué de nous charmer une nouvelle fois. Nous partions le lundi soir le coeur léger, avec toutefois une certaine amertume à l’idée de n’avoir pu rencontrer une des personnalités emblématiques de notre galaxie musicale … DJ Zhao !

Soit l’occasion pour nous de vous le présenter à l’aide de ce billet et d’inaugurer une nouvelle section sur ce blog : les “Focus”, au travers desquels  nous tâcherons de vous présenter plus en détails les quelques DJs, producteurs, instrumentistes et autres patrons de labels dont nous admirons le travail. 

Pour ce premier épisode, on a un peu triché puisque l’article est tiré du numéro 9 de l’excellent (mais vraiment) magazine Usbek & Rica”, dans un dossier consacré à l’avenir de la musique. On y retrouvait, entre autres, des interviews d’artistes tels que Daniel Haaksman, Auntie Flo, Mo Laudi … Ainsi qu’une playlist qui vous paraîtra relativement familière si vous nous suivez de près (Omar Souleyman, D’Banj, The Busy Twist, DJ Mujava, Africaine 808). 

 Disclaimer : DJ Zhao est une figure dont les positions peuvent apparaitre parfois un peu radicales. Nous en cautionnons certaines ! Sur ce, bonne lecture et bonne écoute ! 

Le DJ qui veut décoloniser la musique

Il est né en Chine, a grandi aux États-Unis et vit désormais à Berlin où il mixe des sons africains. DJ Zhao incarne une certaine idée de la mondialisation. Une mondialisation qui ne serait pas synonyme d’aseptisation ou d’affadissement culturel. Au contraire. Car DJ Zhao est un missionnaire. Et son mandat est clair : importer le souffle chaud de l’Afrique dans le monde du clubbing. Pour des raisons politiques, mais surtout, au départ, pour des raisons rythmiques : « J’écoutais tellement de techno, d’electro, de house … Je me suis dit qu’il devait y avoir quelque part des sons plus intéressants, plus excitants, plus complexes mathématiquement, plus stimulant pour le corps et l’esprit ». Ces sons, DJ Zhao les trouve surtout sur le continent africain. Des sons chargés d’histoire, restés trop longtemps enfouis à son goût : « Les percussions ont été interdites dans les plantations quand les Blancs ont compris que les esclaves communiquaient comme ça, à des kilomètres de distance. C’est ainsi que les esclaves ont commencé à utiliser leur voix : le polyrythme africain qu’on avait essayé d’étouffer a continué à vivre ».


Malgré la mode actuelle des diggers, ces chercheurs de pépites musicales qui parcourent le monde pour exhumer des enregistrements, DJ Zhao doit toujours se battre pour imposer ces sons polyrythmiques. S’il vient de jouer, en mars 2014, au Berghain, le temple berlinois de la techno, il s’est souvent fait remercier – à la fin des sets auxquels le public n’avait pourtant rien à redire – par des propriétaires de salles qui trouvaient que sa musique ne « correspondait pas à l’image du club ».

Bien sûr, de nouvelles scènes se sont développées ces dernières années grâce aux rythmes africains, comme la jungle ou le dubstep. Mais pour Zhao, cela s’est toujours fait au détriment des musiques d’origine, dans une forme de déni de leur existence. Son travail de DJ comporte donc une dimension politique. Chacun des sons qu’il mixe est le produit d’une réflexion sur la culture qui l’a engendré. Sa manière de créer la meilleure connexion possible entre les sons populaires en Occident et ceux, plus anciens et venus d’ailleurs, dont ils se sont souvent inspirés : « J’emmène doucement les gens vers ce qu’ils ne soupçonnent pas être à l’origine de ce qu’ils connaissent ».

Comme le jazz en son temps, ces sons africains ne sont pas encore suffisamment pris au sérieux. C’est vrai en Occident, mais aussi dans leur pays d’origine. « En Afrique du Sud, la house locale, le kwaito, est énorme, mais l’impérialisme culturel américain écrase tout le reste. Lors d’une soirée à Soweto, j’ai joué du shangaan, une musique traditionnelle : les gens ont d’abord explosé de rire, avant de se mettre à danser comme jamais. Ils ne respectent pas ce qu’ils adorent ; ils respectent des pseudo-gangsta rappeurs américains qui font tous la même chose … Le colonialisme a laissé les mêmes traces des deux côtés ». Quand on tient une ligne aussi radicale, difficile de mettre de l’eau dans son vin. Mais DJ Zhao n’a pas le choix : on ne peut pas jouer la même chose à Berlin, Los Angeles ou Abidjan. Au-delà de la culture musicale des auditeurs, le climat est donc une composante essentielle de ses mix : « Les vibestropicales sont plus difficiles à exporter dans un club berlinois. Ici les gens ont besoin de leurs sons un peu maussades, un peu froids. Et puis, on croit qu’on sait faire la fête parce qu’on reste 48h d’affilée au Berghain, mais en Indonésie leurs fêtes durent une semaine. Tout le monde danse, les gens deviennent fous, personne ne va se coucher … Ils ont visiblement compris des choses qu’on n’a pas même pas encore effleurées ». Le chemin qui reste à parcourir est encore long. Mais pas de quoi décourager DJ Zhao. Depuis peu, il est devenu producteur de musique. Pour aller plus loin dans la recherche du son et du rythme parfait, celui qui nous fera danser une semaine d’affilée.

  • Anastasia Levy 

(in  Usbek & Rica, dossier : L’avenir de la musique ? ; Numéro 9 / Mai-Juin-Juillet 2014) 

THE RITUAL IS BACK !!!!!!

this time with our friends from MAWIMBI / Paris and the Producer legend MARK ERNESTUS !!!  Dédé presents his new project A.I.A.C. ….. This will be amazing … do not miss it ! Biggest Soundsystem in town !!!   BOOOOOOOOOOOOOOM !!!!

MARK ERNESTUS (Ndagga | Rhythm & Sound | Hard Wax)
MAWIMBI (Paris)
NOMAD (Vulkandance)
A.I.A.C. (The Ritual)

Reggae and Dancehall floor hosted by
SUPERSONIC SOUND

at YAAM / An der Schillingbruecke / 10243 Berlin

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Mark Ernestus Vs. Konono N° 1
Masikulu Dub
Masikulu Dub [CNG2]