encombrement

La société Tunisie Autoroutes Informe dans un communiqué rendu public, jeudi, que la circulation sur l’autoroute A1 reliant Tunis à Hammamet, connaîtra un encombrement aigu le samedi 02 et le dimanche 03 avril 2011.
http://www.cibletrade.com/tunisie_news/dossier_7286_encombrement_de_la_circulation_sur_l_autoroute_tunis_hammamet.html

circulation sur l'autoroute Tunis/Hammam

La société Tunisie Autoroutes Informe dans un communiqué rendu public, jeudi, que la circulation sur l’autoroute A1 reliant Tunis à Hammamet, connaîtra un encombrement aigu le samedi 02 et le dimanche 03 avril 2011.
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Vocabulaire français

malbouffe (nf) - junk food

garder la ligne (exp) - to stay slim, watch one’s figure

sédentaire (adj) - sedentary

régner (v) - to reign, prevail 

bouler (v) - to roll

qui plus est (exp) - moreover, additionally, what’s more

pétillant (adj) - sparkling 

quitte à faire qch (exp) - even if, even if it means, at the risk of 

bannir (v) - to banish, exile, ban

corvée (nf) - chore, duty

fléau (nm) - plague, scourge 

cirer (v) - to polish, wax

encombrer (v) - to block, impede

crispé (adj) - tense, nervous, on edge

Words taken from: Pearson IB Français B - Chapitre 15: Régimes et troubles alimentaires

Retrousser ses manches.

J’ai ce réflexe qui me démange.
Ce geste que je répète en boucle.
Une chorégraphie involontaire, qui m’échappe comme un lapsus.
De retrousser mes manches.
J’ai ce besoin interne, d’avoir les poignets libres et sans encombrements.
Où naît la nécessité d’un mouvement insistant ?
Presque toujours, la manie commence dans l’enfance.
Elle débute là, celle ci plutôt qu’une autre. Par hasard. Parmi des habitudes.  
Souvent c’est l’éducation qui lui met le pied à l’étrier. C’est une phrase qui revient, c’est un rite qui se reproduit, de jour en jour. Jusqu’à s’implanter.
Là, la drôle que j’étais avait des vêtements trop grands, pour qu’ils m’aillent plus longtemps.
Et les bras de mes pulls et de mes robes, cachaient mes mains si on ne se penchait pas sur mon sujet pour y remédier.
Et ma mère les remontait pour moi, pour que cela ne s’imbibe pas des cahiers et de leur encre.
Et j’avais alors les poignets sans entraves. Les poignets légers pour jouer. Les poignets barbouillés de peinture. La fin des paumes qui sentait l’air été comme hiver.
Et c’est resté, dans le sillage de l’adolescence et de sa suite ceci est resté.
Et est venu s’y ajouter, comme raison de ne pas y déroger, que ce détail fait croire que je suis décontractée. Un leurre comme un autre.  
Et est venu s’y ajouter encore, qu’ainsi je peux voir mes revers, non pas de fortune, mais de mes vestes ou de mes manteaux, leurs doublures brillent et font une rayure de satiné à mes attaches.
À ce dénuement, la seule exception sont mes bijoux, mais ça, c’est une autre paire de manches.

(“Retrousser ses manches.”, par Avril Bénard, du blog “Avril et Moi”).

"Je n’aime pas ce monde. Décidément, je ne l’aime pas. La société dans laquelle je vis me dégoûte; la publicité m’écœure; l’informatique me fait vomir. Tout mon travail d’informaticien consiste à multiplier les références, les regroupements, les critères de décision rationnelle. Ca n’a aucun sens. Pour parler franchement, c’est même plutôt négatif; un encombrement inutile pour les neurones. Ce monde a besoin de tout, sauf d’informations supplémentaires."


In: Michel Houellebecq : Extension du domaine de la lutte, 1994, collection J’ai lu, pp. 82-83.

le voile sur les seins et les petits frissons dans le cou
je m’étire comme un chat
et les cils qui s’étendent et l’envie de fuir
les nuits trop claires qui courent sur le dos comme les doigt d’un inconnu
il pleut déjà des chagrins
et j’ai la sensation d’un trop plein qui m’encombre
je veux fermer les portes et rester accroupie sur le parquet des heures
en laissant couler le temps sur la peau
j’ai la présence qui me presse et l’absence déjà qui m’attriste
alors je garde les mots sous la langue et je vais pleurer sous l’eau chaude

ordinaire(s)-4

a)

L’arroseuse passe avec le crissement de son balai tournant

Qui remue l’eau sur l’asphalte

C’est comme si on avait peint en sombre la moitié de la chaussée

Un gros chien jaune monte sur une toute petite chienne blanche qui reste immobile

b)

Les mains derrière le dos il marche lentement

Il pousse avec peine son indifférence au monde

Dans la cohue de la rue qui vit sa vie de tous les matins

Le soleil ruisselle d’un ciel clair sur les étals chargés de fruits et de légumes

Sur les éventaires qui encombrent presque toute la largeur du trottoir

C’est l’heure des ménagères

C’est l’heures des artichauts qu’on soupèse

C’est l’heure des melons qu’on renifle

C’est l’heure des cerises qu’on goûte

C’est l’heure des tomates qu’on choisit

C’est l’heure des salades qu’on emballe

C’est l’heure des escalopes et des entrecôtes

Qui se succèdent sur les balances

C’est l’heure des commis en tablier blanc

C’est l’heure des bouchers en toile quadrillée

C’est l’heure des odeurs de fromages

C’est l’heure du café grillé

C’est l’heure du petit commerce agité de l’alimentation

C’est l’heure des ménagères méfiantes

C’est l’heure du timbre des caisses enregistreuses

C’est l’heure des cris et de la harangue

La bousculade ne fait que croître

C’est l’heure du peuple

C’est l’heure de la populace

Il ricane

c)

Au bout de la rue il y a un café

C’est là qu’il va commencer sa journée

Un petit café avec une maigre terrasse 

Trois tables seulement

Et une qui est libre

Le garçon n’a rien à faire sa serviette à la main

Il se tient debout face à la rue

Dont les vitres du café encadrent un tronçon

Il commande un café-crème

d)

Il laisse son regard se perdre dans cette foule bariolée

Qui se grouille au soleil

Son regard finit par s’arrêter à une fenêtre

Au premier étage d’une maison

Un petit vieux est assis près de la cage d’un canari

Il ne paraît pas avoir d’autre souci

Que de se chauffer au soleil tant que Dieu daigne encore lui prêter vie

e)

Vous êtes

Qu’est-ce qui vous a pris

Vous êtes indécent

Vous êtes vous êtes indécent

Voilà c’est tout ce qu’elle a dit

En le voyant

Vous êtes

Qu’est-ce qui vous a pris

Vous êtes indécent

Vous êtes vous êtes indécent

Rien d’autre

Elle l’a regardé de ses petits yeux noirs durs

Et a dit

Vous êtes

Qu’est-ce qui vous a pris

Vous êtes indécent

Vous êtes vous êtes indécent

Lui il trouve ça bien

Ça le rajeunit pense-t-il

Mais elle elle a juste dit

Vous êtes

Qu’est-ce qui vous a pris

Vous êtes indécent

Vous êtes vous êtes indécent

Rien d’autre

Juste ça en le voyant

Instantanément

Spontanément

Comme ça juste ça

Vous êtes

Qu’est-ce qui vous a pris

Vous êtes indécent

Vous êtes vous êtes indécent

Et lui il a alors baissé la tête

Et passé un doigt sur la lèvre supérieure

Là où deux heures avant il y avait une moustache

Sa moustache

Et il pense

Il voulait lui faire une surprise

Une belle surprise

La surprendre avec sa surprise surprenante

pense-t-il

Et elle elle a dit

Vous êtes

Qu’est-ce qui vous a pris

Vous êtes indécent

Vous êtes vous êtes indécent

 

f)

Il existe quelque part en ville un homme

Qui s’en va le matin avec la certitude de retrouver cette femme-là

Le soir

De retrouver le lit avec son odeur

Avec leurs odeurs

Elle a toujours besoin de mon aval, mais ne me donne jamais le sien. C’est quoi, ça ? C’est parce que j’ai l’air plus autoritaire, plus assumée ?
Merde.
Elle a toujours besoin de mes conseils et me raconte tout de sa vie, mais moi, je peux, non je dois tout garder pour moi. Et ça bon sang de merde, c’est logique ? C’est parce que j’ai l’air de quelqu’un qui mène sa vie sans encombre et qui parvient à passer par-dessus chaque obstacle qui se dresse ?
Bordel, je suis ta fille. Ouvre un peu les yeux.
J’ai besoin que tu me dises que ce que je fais est bien, que mes amis ne sont pas “spéciaux” comme tu dis, que mes fringues sont jolies et ce, putain de putain, même s’ils ne sont pas “féminins”.
"Tu devrais te maquiller, tu devrais mettre plus de jupes, tu devrais te coiffer comme ça".
Eh. Oh. T’aurais dû me montrer tout ça quand j’étais gamine, non ? Et pas t’étonner que je fasse comme mes frangins, jusqu’à te ramener des meufs comme belles-filles.
Ah merde, c’était pas sensé partir dans un pamphlet anti-homophobe et ça n’a rien à voir, t’es pas homophobe, t’es juste stupide. Consternante.

"C’est vrai que, ta mère et toi, vous vous ressemblez pas beaucoup."
"Comment ça ?"
"Bah…T’as l’air plus…Mure, plus réfléchie. Ils ont l’air de gens sympathiques hein, c’est pas ce que je dis, mais t’es…Plus instruite. T’as plus d’idées, d’opinions, et de connaissances…Enfin, si tu me disais que ce sont tes parents adoptifs, j’aurai pas trop de mal à y croire."
"Ah…Nan. T’aurais juste dû connaître mon géniteur. Un putain de salopard, mais pas un con."
"Tu lui ressembles ?"
"Sans doute."

Rêve et veillée

J’ai attendu le naufrage plus d’une fois, maintenant que le courant coule de source, j’ai quelques angoisses qui m’encombrent encore. J’ai bu le silence de dieu, attendant avec impatience la Fin mais mon heure n’est pas encore venue. C’est ainsi qu’on poursuit les étoiles sans cesser de rêver de les atteindre un jour, cette beauté lumineuse et hors de portée, que je l’aime… Avancer vers un point sans regarder en arrière, le passé est un ange déchu dont plus personne ne veut. J’attendais d’être sauvée mais c’est au soleil et la lune que je dois ma vie. Comment enfreindre les règles de la gravité pour s’envoler bien loin des zones rurales, ces machines à goudron gigantesques… J’ai la peur au ventre et mes yeux saignent, pourtant je sais que la sortie n’est pas loin, j’avance à tâtons, espérant trouver un lampadaire pour souffler un peu. 
J’ai fait un rêve étrange cette nuit, de grands yeux dans la nuit et une forêt qui gémit et dégouline. Je cours, je cours en haletant, je tombe et le sol se dérobe sous mes pieds, j’ai beau ouvrir grands les yeux, je ne vois que du blanc cristallin avec l’hurlement des loups au loin… Je vois le visage de l’aimé, trouble. Je cours vers lui mais il ne m’entend pas, il ne me voit pas. Derrière moi une femme, de toute beauté. Elle me regarde et rit tout en secouant des grelots d’une main, on dirait une prêtresse, tout de blanc vêtue. Elle s’éloigne, l’aimé à ses bras. J’essaye de dire quelque chose, mes mots sonnent comme de la bouillie, je ne fais que marmonner, personne ne peut m’entendre, je pleure, je pleure à grands sanglots mais je n’ai pas assez d’eau. Je m’assèche doucement, je me fige dans le temps. La forêt n’est plus qu’un bruit de fond où se noie la sérénité, je me sens au calme, une étrange chaleur m’enveloppe doucement… Peu à peu je deviens argile, peu à peu je deviens sculpture immobile, un sourire aux lèvres, libre du bruissement de la vie… Les silhouettes de l’aimé et de la dame s’éloignent… Je sais que c’était moi même et mon ancien amour qui me jugaient de haut, le passé m’a regardé dans les yeux de ses prunelles noires et profondes.. 

#5 ULTRA-VIOLENCE ANIMALIÈRE

Roudoudou assoupi sur mon lit de camp, je rejoins le chorus rageur à la cave. Une affiche est scotchée à l’adhésif de chantier sur la porte d’accès :
« La guerre fait rage dans le Hamsterland. Laquelle de ces tribus rivales - les WoolaBoowda ou le HC Spectrum - aura le dernier mot dans la lutte pour la possession de la Perle Dorée de Marlouf ? Vous connaissez la chanson : rien n’est joué tant que rien n’est joué. Les gagnants seront les perdants, et réciproquement, puis l’inverse, et BAM dans ta gueule, etc. Voyageurs aux poches emplies de pognon, ne crains pas la peur, crains simplement de prendre goût à celle-ci. Entre donc plus avant, je ne suis pas ta mère ! Signé : Salza la Divine.»
Les marches menant au sous-sol sont encombrées de perruques. Je connais le dresscode et je me saisis d’une coiffure afro que j’enfile comme un bonnet. Tandis que j’évolue dans un couloir suintant, j’entends une partie du public qui laisse échapper des rires de satisfaction tandis que l’autre pousse des aboiements désapprobateurs en martelant les murs et le sol de coups de poing.
Il me reste un virage à prendre avant de parvenir à la salle de combat. Une nappe de nicotine m’introduit dans la pièce.
Et là, BOOM : un tableau de maître explose devant mes globes oculaires.
Cramponnés à leurs chaises, sous une unique ampoule jaune clignotante, trente monsieur-madame en robe à paillettes et boas hurlent à l’unisson. L’assistance travestie fait cercle autour d’une minuscule arène en papier mâché au coeur de laquelle une foule de rongeurs s’abandonne au degré ultime de l’ultra-violence animalière.
Si je devais retranscrire simplement le spectacle, je dirais : c’est un peu comme si Rembrandt faisait claquer des pétards avec James Ensor dans le mobile-home de Goya, la chanteuse, pas le peintre.
Salza trône sur un voltaire derrière l’arène. Grimé en Faye Dunaway, il compte ses billets de banque en passant furieusement la langue sur ses lèvres ultra-glossy.

Vallée des Encombres 

  Dans le massif de la Vanoise, les skieurs connaissent bien la Vallée de Belleville, rattachée au domaine skiable des Trois Vallées. Plus secrète et donc moins connue des touristes, la vallée secondaire des Encombres a su garder son authenticité.

Kargal, le voyageur crocodile ~

Kargal est une sorte de marchand voyageant à travers les contrées pour en dégoter les bien les plus rares et onéreux et ainsi les vendre chez divers commerçants renommé. Il lui arrive de réaliser des commandes pour l’un d’entre eux, s’il est bien payé. Cependant Kargal reste un voyageur solitaire et indépendant. Malgré cette apparence peu amicale et féroce, le crocodile est un aventurier très réputé chez les commerçants. En effet, celui-ci accepte n’importe quelle commande quelle que soit ça dangerosité, tant que le prix y est. De plus, sa force lui permet de déjouer les voleurs les plus habiles lui permettant d’arriver à destination sans encombre. Il se déplace de nuit, ce qui le rend discret et plus rapide. Kargal pratique sans scrupule le braconnage, ce qui lui a valut des
problèmes judiciaires..

Ici celui ci est venu dans la Forêt Luzoru [Luz = Lumière en espagnol ; Yoru = nuit en japonais] , la forêt qui s’illumine la nuit chercher, certain de ses fruits lumineux ainsi que la sève des arbres, elle aussi lumineuse..