Du 2 septembre au 5 septembre 1881

Les jardins de l’évêché*. — Le clergé grégorien. — L’andéroun de hadji Houssein.— Souvenirs de voyage d’une Persane à Moscou. — La tour à signaux.— Lettre du chahzaddè Zellè sultan.

* Les jardins de l’évêché. Faire du vin :

Les Arméniens entendent aussi bien la culture de la vigne que la fabrication du vin. Ils font monter les ceps le long de treillages formant des tonnelles plates, étendent les sarments sur des claies assez larges pour laisser passer la grappe au moment de sa formation, et lui permettent ainsi de se développer tout à l’aise à l’intérieur de la tonnelle. Le raisin, abrité des rayons du soleil par les feuilles demeurées au-dessus du clayonnage, et maintenu à une assez grande distance du sol pour n’être point brûlé par la chaleur rayonnante, atteint parfois jusqu’à quarante centimètres de longueur; son grain est gros, couvert d’une peau fine, et clairsemé sur la grappe. Quand j’ai goûté à ce fruit exquis, j’ai cru me retrouver encore dans les huertas de Murcie ou de Malaga. Les Arméniens ne coupent le raisin que lorsqu’il est arrivé à complète maturité; les vendanges faites, il est égrappé, foulé et mis à fermenter; après la décuvaison on fait cuire le vin afin qu’il puisse traverser sans danger les fortes chaleurs de l’été, puis on le mélange à des matières destinées à le rendre plus excitant, la meilleure de toutes les boissons, au goût des Persans, étant celle qui amène le plus tôt le buveur à un état d’ivresse agréable.

Chapitre 14 

4/9 avril 1881

L’Azerbeïdjan*. — La douane de Djoulfa. — Le télégraphe anglais. — Les Kurdes. — Les bagages d’un voyageur persan. — Marande. — Un vieux mendiant kurde. — Intérieur persan. — Un des neuf cent quatre-vingt-dix-neuf caravansérails de chah Abbas. — Le préfet de police de Tauris. — Les souhaits d’un derviche. — Arrivée à Sofia.

L’Azerbaidjan est l’un des premiers pays visité (et traversé). On l’écrit alors en azéri

C’est le chapitre 2

Text
Photo
Quote
Link
Chat
Audio
Video