corr!

A cada segundo em que passa, novos amores surgem, novos sorrisos se cruzam, momentos inesquecíveis acontecem. E você aí, esperando que a vida faça tudo por você. Não se iluda, corre atrás, bata de frente. Pois se não for você, não será ela que fará.
—  Certos Fatos.

Ah e un’altra cosa: non voglio inseguire le persone come non voglio che loro inseguano me. Uno si deve mettere l’anima in pace e dare agli altri la possibilità di scegliere. Fine della storia. 
Niente corse dietro a nessuno, non ne vale la pena.
O si corre insieme o ognuno se ne va per conto suo. 

Romania #2

Bucarest
A Bucarest di sabato le chiese sono piene di spose.
A Bucarest un ragazzo si confessa nel cortile di una chiesa ortodossa.
A Bucarest bruciano candele votive in una gabbia.
A Bucarest i camerieri del Caru’ cu Bere sembrano acrobati, sollevano le portate sopra le teste e si destreggiano tra i corpi dei ballerini in sala.
A Bucarest balliamo malamente nella sala del Caru’ cu Bere mentre i camerieri attorno a noi si destreggiano come acrobati.
A Bucarest diciamo grazie e prego e buongiorno e buonasera ormai speditamente: mulțumesc, cu plăcere, bună dimineața, bună seara.
A Bucarest nei locali se fa freddo ti danno una coperta.
A Bucarest un topolino bianco corre sulla bombetta di un uomo travestito da Chaplin.

testo e foto di Maria Lo Conti

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anonymous asked:

Me gusta mucho tu blog, como lo lograste para tener tantos seguidores? jiji Ademas necesito un consejo, tengo una ''relación'' con alguien, nos juntamos solo para acostarnos, tengo miedo de enamorarme, que debo hacer?

Los juegos de seducción son muy peligrosos, se corre el riesgo de perderlo todo y lo peor del caso es que nada puedes hacer ya que al final sólo era  un juego de placer, donde el corazón no tenía la razón…. 

Cosima,

você me fez viver o céu, mesmo eu não acreditando em anjos.

Eu sempre me senti fora de contexto como se eu fosse mera espectadora da minha própria vida miserável, mas você apareceu e coloriu minha visão melancólica a respeito do mundo. 

Éramos só nós e um oceano imenso entre outras existências. Com você, eu me sentia segura. Corríamos juntas por entre as dimensões dos abismos, até que naquela manhã de Sol, eu decidi pular “a vida com amor é mais bonita de se apresentar”. 

Esperei-te embaixo por horas, mas você ficou com medo e resolveu me deixar naquele local cheio de rochas e sentimentos frios.

"O amor é um abismo e ambos precisam decidir pular. Amor unilateral dilacera: não dá!"

Eu sempre fui solidão e você me deu uma prévia do que é a vida em uma perspectiva mais aberta e tranquila…. Mas depois, imitou a todos e resolveu me deixar.

Le saut

S’il est une chose que j’ai apprise en travaillant au ministère, c’est qu’il n’existe aucun lien de corrélation entre l’instruction et l’intelligence. Oh, bien entendu, il ne faut pas se livrer aux généralités. Ici ou là, j’avais pu rencontrer, et même travailler avec certaines personnes remarquables. Mais au quotidien, la bêtise le disputait à l’arrogance et à la petitesse. J’en avais déduit que pour qu’une organisation fonctionne, il ne suffit que d’un certain pourcentage de participants compétents, disons 20% en moyenne. Non que le reste soit inutile, enfin, pas plus que ne l’est la graisse que le corps stocke en réserve au besoin.

Si bien qu’en prenant congé de mon poste, je ne pensais pas concevoir de regrets véritables. Peut-être que le confort d’avoir une vie bien réglée allait me manquer. C’est une chose de valeur que de ne pas avoir à penser au quotidien. J’avais conscience du désarroi qui m’attendait, passé les premières semaines. Mais au lieu de l’angoisse qui aurait dû m’étreindre, je pouvais gouter une certaine forme d’excitation.

Il y eut un pot de départ, sommaire mais convenable. Un haut fonctionnaire y salua ma contribution, et les regrets qu’ils allaient tous ressentir après mon départ. On m’y offrit une carte de vœux, une tasse humoristique, et une montre frappée du logo du ministère, reliquat d’une campagne de communication oubliée de longue date. On me souhaita bonne chance, et ce qui devait être fait ayant été fait, tout le monde éprouva le sentiment du devoir accompli.

C’est ainsi qu’en passant le porche de la haute bâtisse, je mis fin à 30 ans de carrière.

A 50 ans, et quelques poussières, on est certes plus très jeune, mais on est loin d’être en bout de course. Le mois dernier, j’avais revendu mon petit 3 pièces dans le vingtième pour une jolie somme à un couple de jeunes architectes. J’avais passé ces dernières semaines chez des amis qui m’hébergeaient à Colombes. Toutes mes affaires avaient été déménagées à la Roche-En-Brenil, à la maison de mes parents. Si bien que ce matin, avant d’aller au ministère, j’avais pris congé de mes amis avec l’intention de prendre l’autoroute le soir même.

Une fois au volant de ma voiture, il me fallut un long moment avant de mettre le contact. La radio ne passait pas dans le parking souterrain. Je laissais donc le silence faire passer ce que l’on aurait pu décrire comme une forme d’ivresse passive, un vertige sans joie ni allégresse. En face de moi s’ouvrait un abime étrange, et la falaise au sommet de laquelle je me tenais était friable, indigne de confiance. Je me sentais enivré par ma liberté retrouvée, mais la perspective de la chute me dégrisait presque simultanément. Je tournais la clef dans le contact, et le bruit du moteur chassa cette image. Paris fut bientôt derrière moi.

Enfant, j’avais aimé la Bourgogne, son paysage riche et fier, les longues rangées de vignobles, son passé prestigieux. Adulte, j’avais rapidement éprouvé le besoin de fuir cet héritage, par envie de gouter à la modernité, aux lumières de la capitale, aux bruits des machines. J’avais de bonnes capacités scolaires, mais peu de passions. Ce fut toutefois suffisant pour passer un concours et rejoindre l’administration.

Depuis, somme toute, je n’y étais retourné qu’avec parcimonie, quelques étés. Mon père, par jeu, m’appelait Monsieur le Préfet, ce à quoi ma mère disait qu’il n’y avait que le cheval du voisin pour être aussi bête que lui. Le tabac avait eu raison de lui il y a déjà 15 ans. Et pendant ces quinze années, ma mère a tenu la maison, jusqu’à il y a 6 mois, victime d’une complication pulmonaire.

Le notaire m’avait dit que je pourrais sans doute en tirer un bon prix auprès de touristes ou de retraités anglais. Quelques petits travaux de modernisation bien sûr, quelques milliers d’euros à peine. Et peut-être bien que c’est ce que j’aurai fait, 7 ou 8 ans plus tôt. Mais à la surprise de tout le monde, c’est mon appartement parisien que je mis en vente. Et ce fut un peu comme si je soldais ma vie.

Tout s’était par la suite enchainé assez rapidement, comme par évidence. Mais si l’on m’avait demandé pourquoi j’avais choisi de faire tout ça, je n’aurai pas pu livrer d’explication claire. Du reste, personne ne me demanda ni pourquoi, ni pour quoi faire. Peut-être que si quelqu’un avait posé une de ces questions, la mécanique se serait enrayée. J’aurai été alors forcé de me faire face, et de mettre des mots sur mes sentiments. Mais il faut croire que je n’avais pas laissé sur le monde d’empreinte assez forte pour que ce dernier daigne tenter de me retenir.

Ce n’est que sur l’autoroute A6 que je pris pleinement conscience de ce que j’étais en train de faire. La voiture lancée à pleine vitesse semblait douée de sa propre volonté. Elle m’entrainait en ligne droite, et je prenais soudain conscience d’avoir été l’objet d’une idée qui n’avait pas tout à fait été la mienne. Ou du moins, c’est ainsi que je le ressentais désormais, étranger aussi bien à ce que je fus toutes ces années comme à ce que j’allais devenir à présent.

É fácil orar: “Senhor, como amo a tua vontade” quando tudo corre bem. Mas há outras ocasiões em que só podemos orar: “Ó Senhor, nada vai bem e estou sofrendo. Mas, Senhor, minha resposta é sim. Sei que a tua vontade é certa, e estou disposta a conformar-me com ela, não importa qual seja”.
—  O que acontece quando as mulheres oram (Evelyn Christenson e Viola Blake)

Eu faço versos como quem chora
De desalento, de desencanto
Fecha meu livro se por agora
Não tens motivo algum de pranto

Meu verso é sangue , volúpia ardente
Tristeza esparsa , remorso vão
Dói-me nas veias amargo e quente
Cai gota à gota do coração.

E nesses versos de angústia rouca
Assim dos lábios a vida corre
Deixando um acre sabor na boca

Eu faço versos como quem morre.
Qualquer forma de amor vale a pena!
Qualquer forma de amor vale amar!

—  Manuel Bandeira, Desencanto.