conte-philosophique

Un Maître Zen vit un scorpion se noyer et décida de le tirer de l’eau. Lorsqu’il le fit, le scorpion le piqua. Par l’effet de la douleur, le maître lâcha l’animal qui de nouveau tomba à l’eau en train de se noyer.
Le maître tenta de le 

tirer nouvellement et l’animal le piqua encore. Un jeune disciple qui était en train d’observer se rapprocha du Maître et lui dit : « Excusez-moi Maître, mais vous êtes têtu! Ne comprenez vous pas qu’à chaque fois que vous tenterez de le tirer de l’eau il va vous piquer ? »
Le maître répondit: « La nature du scorpion est de piquer et cela ne va pas changer la mienne qui est d’aider. »
Alors, à l’aide d’une feuille, le maître tira le scorpion de l’eau et sauva sa vie, puis s’adressant à son jeune disciple, il continua:
« Ne change pas ta nature si quelqu’un te fait mal, prends juste des précautions. Les uns poursuivent le bonheur, les autres le créent. Quand la vie te présente mille raisons de pleurer, montre-lui que tu as mille raisons pour sourire. Préoccupe-toi plus de ta conscience que de ta réputation. Parce que ta conscience est ce que tu es, et ta réputation c’est ce que les autres pensent de toi… Et ce que les autres pensent de toi… c’est leur problème ! » trouvé sur : https://www.facebook.com/sylvie.dupont.14
La légende des deux oasis sur Youtube et dans un mooc !

La légende des deux oasis sur Youtube et dans un mooc !

Pour son 2e entretien avec Deborah Augustiniak dans le cadre du #mooc #ITYPA, Bernard Lamailloux vous offre enfin une version filmée de sa fameuse “légende des deux oasis”. Allez-y, vous n’en reviendrez pas !

 

Quelques liens utiles, en prolongement de cet entretien :
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“L'esprit robuste charge sur lui tous ces fardeaux pesants : tel le chameau qui sitôt chargé se hâte vers le désert, ainsi lui se hâte vers son désert.

Mais au fond du désert le plus solitaire s'accomplit la seconde métamorphose : ici l'esprit devient lion, il veut conquérir la liberté et être maître de son propre désert. il cherche ici son dernier maître : il veut être l'ennemi de ce maître, comme il est l'ennemi de son dernier dieu ; il veut lutter pour la victoire avec le grand dragon.

Qui est le grand dragon que l'esprit ne veut plus appeler ni dieu ni maître ? "Tu dois” s'appelle le grand dragon. Mais l'esprit du lion dit : “je veux.”

“Tu dois” le guette au bord du chemin, étincelant d'or sous sa carapace aux mille écailles, et sur chaque écaille brille en lettres dorées : “tu dois !”

Des valeurs de mille années brillent sur ces écailles et ainsi parle le plus puissant de tous les dragons : “Tout ce qui a valeur brille sur moi. Tout ce qui est valeur a déjà été créé, et c'est moi qui représente toutes les valeurs  créées. En vérité, il ne doit plus y avoir de ‘Je veux’ !” Ainsi parle le dragon.

Mes frères, pourquoi est-il besoin du lion de l'esprit ? La bête robuste qui s'abstient et qui est respectueuse ne suffit-elle pas ?

Créer des valeurs nouvelles, le lion même ne le peut pas encore : mais se rendre libre pour la création nouvelle, c'est ce que peut la puissance du lion.

Se faire libre, opposer une divine négation, même au devoir : telle, mes frères, est la tâche où il est besoin du lion.“

Extrait de Ainsi parlait Zarathoustra, de Friderich Nietzsche

Le bambou

“ On raconte qu’il existe en Chine une variété de bambou tout à fait particulière. 

Si  l’on en sème une graine dans un terrain propice, il faut s’armer  de patience.  En   effet, la première année, il ne se passe rien : aucune tige ne daigne sortir du sol, pas la moindre pousse. La deuxième année, non plus. La troisième ? Pas davantage. La quatrième, alors… Que nenni ! Ce n’est que la cinquième année que le bambou pointe enfin le bout de sa tige hors de terre. Mais il va alors pousser de douze mètres en une seule année : quel rattrapage spectaculaire !

 La raison en est simple : pendant cinq ans, alors que rien ne se produit en surface, le bambou développe secrètement de prodigieuses racines dans le sol grâce auxquelles, le moment venu, il est en mesure de faire une entrée triomphante dans le monde visible, au grand jour. ”

- Olivier Clerc

Un jour, un jeune disciple zen alla trouver son maître.

“Je viens vous voir maître, parce que j’ai l’impression d’avoir si peu d’importance que cela m’ôte toute envie de faire quoi que ce soit. Tout le monde me dit que je suis un bon à rien, que je suis maladroit et stupide. Comment puis-je m’améliorer? Comment m’y prendre pour être mieux considéré ?” […]

Le Petit Prince — Antoine de Saint-Exupéry

Un célébrissime conte poétique et philosophique sous l'apparence d'un conte pour enfants. Chaque chapitre relate une rencontre du Petit Prince qui laisse celui-ci perplexe quant au comportement absurde des “grandes personnes”.

Tout simplement l'un des plus beaux textes de la littérature française… empli d'une poésie et d'une inventivité quasiment sans égal. Un livre à partager… pour comprendre, imaginer, revivre avec nos enfants ces émotions (qui avec l'âge deviennent encore plus pertinentes.)

Le Petit Prince. D’Antoine de Saint-Exupéry.

Ce livre, véritable petit conte poétique et philosophique, a été publié en 1943 à New York simultanément en anglais et en français. L’aventure du Petit Prince est une histoire pour enfant… Mais qui n’en est pas moins belle et juste.

Redécouvrez avec moi ces belles lignes qui ont sûrement bercé votre enfance.

Le poète allemand Rilke séjourna quelque temps à Paris.
Pour se rendre à l’université, il parcourait chaque jour
une rue très fréquentée en compagnie d’une amie française.

Une mendiante, qui occupait toujours le même angle de rue,
demandait l’aumône aux passants.
Toujours assise au même endroit, immobile comme une statue,
la femme tendait la main, les yeux rivés au sol.

Rilke ne lui donnait jamais rien, alors que sa compagne lui offrait souvent une pièce.

Un jour la jeune française, étonnée, demanda au poète :
“Mais pourquoi ne donnes-tu jamais rien à cette malheureuse ?”

“C’est à son cœur que nous devrions faire un cadeau
et non pas à ses mains”, répondit le poète.

Le lendemain, Rilke arriva avec une splendide rose à peine éclose,
la déposa dans la main de la mendiante et fit semblant de poursuivre sa route.

Alors l’inattendu se produisit :
la mendiante leva les yeux, regarda le poète, se mit péniblement sur ses pieds,
prit la main du poète et la baisa.
Puis elle partit en serrant contre elle la belle rose.

Pendant une semaine, plus personne ne la vit.

Mais le huitième jour la mendiante était de nouveau assise dans son coin habituel.
Silencieuse et immobile comme toujours.

“De quoi a-t-elle pu vivre tous ces jours où elle n’a rien reçu ?”
demanda la jeune française.

“De la rose” répondit le poète.

(Extrait de « Comme un parfum de rose » de Bruno Ferrero)

source : poesietherapie

La chaussure sur le toit - Vincent Delecroix

Une chaussure sur un toit parisien. Comment est-elle arrivée là ?

Une dizaine d’histoires entrelacées nous apporte une dizaine de réponse (ça, forcément, j’ai pas aimé. Je suis cartésienne, une question = une réponse). Certaines histoires passent encore, mais plus le roman avance, plus il vire conte philosophique (l’auteur est philosophe en même temps, donc il y a une logique à ça). Bref, moi, je n’ai pas aimé. Enfin pas beaucoup. J’ai aimé le concept au début, et certaines histoires, mais trop de solitudes, trop de comportements aberrants, trop de références philosophiques, trop d’explications, trop d’ennui quoi.

Le scorpion et le Maître zen

Le monde du développement personnel est parsemé d’histoires zen, de celles qui nous laissent des traces, qui nous font réfléchir. J’aime beaucoup ces histoires, elles ont toujours croisé mon chemin au moment opportun. Parfois, même, plusieurs fois. J’en connais quelques unes et je me fais un plaisir de les partager ici avec vous.

Commençons avec l’histoire du scorpion et du Maître zen:

Un Maître Zen vit un scorpion se noyer et décida de le tirer de l’eau.

Lorsqu’il le fit, le scorpion le piqua.

Par l’effet de la douleur, le maître lâcha l’animal qui de nouveau tomba à l’eau en train de se noyer. Le maître tenta de le tirer nouvellement et l’animal le piqua encore. Un jeune disciple qui était en train d’observer se rapprocha du Maître et lui dit : « Excusez-moi Maître, mais vous êtes têtu! Ne comprenez vous pas qu’à chaque fois que vous tenterez de le tirer de l’eau il va vous piquer ? »

Le maître répondit: « La nature du scorpion est de piquer et cela ne va pas changer la mienne qui est d’aider. »

Alors, à l’aide d’une feuille, le maître tira le scorpion de l’eau et sauva sa vie, puis s’adressant à son jeune disciple, il continua: ” Ne change pas ta nature si quelqu’un te fait mal, prends juste des précautions. Les uns poursuivent le bonheur, les autres le créent”. Quand la vie te présente mille raisons de pleurer, montre-lui que tu as mille raisons pour sourire. Préoccupe-toi plus de ta conscience que de ta réputation.

Parce que ta conscience est ce que tu es, et ta réputation c’est ce que les autres pensent de toi… Et ce que les autres pensent de toi… c’est leur problème ! »

Source : http://lemergencedesoi.wordpress.com/2012/10/20/le-scorpion-et-le-maitre-zen-2/

Le seul survivant d’un naufrage a été emporté par les vagues sur une petite île déserte. Tous les jours, il priait pour que quelqu’un vienne le sauver, et tous les jours il scrutait l’horizon pour entrevoir le moindre signe d’aide, mais personne ne venait jamais.

Il a donc décidé de se bâtir une petite hutte avec des arbres morts et des feuilles de palmier afin de se protéger contre les intempéries, les animaux, ainsi que pour mettre à l’abri les quelques possessions qu’il avait sauvées du naufrage.

Après une semaine de travail assidu, sa hutte était complétée et il en était très fier. Citadin de nature, notre homme n’était pas habitué de travailler de ses mains.

À la tombée du jour, quelques jours plus tard, alors qu’il revenait de chasser pour se procurer de la nourriture, il a trouvé sa petite hutte en feu. Déjà qu’il se sentait terriblement malchanceux de se retrouver seul, égaré sur une île déserte, encore fallait-il que le pire lui arrive. Il avait tout perdu dans cet incendie. Après le choc initial, le chagrin et bientôt la colère l’ont habité. Il s’est mis à genoux sur la plage et a crié : «  Mon Dieu, comment peux-tu me faire ça ? » Complètement découragé et fatigué, il s’est mis à pleurer à chaudes larmes, et il s’est endormi ainsi sur la plage.

Très tôt, le lendemain matin, il a été réveillé par le bruit d’un bateau qui approchait de son île. Il était ainsi sauvé.

Arrivé sur le bateau, il a demandé au capitaine : « Comment saviez-vous que je me trouvais ici ? »

Le capitaine de lui répondre : « Nous avons vu votre signal de fumée. »

Même si dans la majorité des cas, les bienfaits ne nous sont pas toujours apparent au premier coup d’œil, tout ce qui nous arrive dans la vie survient toujours pour une raison bien précise. Rien n’est accidentel. Devant un problème, le perdant se dit : « Pourquoi moi ? » Le gagnant se dit : » Si ça m’arrive, c’est que ça devait m’arriver. »

La vie nous confronte tous quotidiennement à une série de grandes opportunités brillamment déguisées en situations qui semblent impossibles. Une bosse sur votre chemin peut être considérée comme un obstacle, mais elle peut être aussi  une opportunité… Cela relève de votre attitude et du point de vue avec lequel vous la considérez.

« Il n’y a pas de Hasard dans la vie .»

Patrick Leroux

source :http://pages.infinit.net/

(Livre : Pour le cœur et pour l’esprit)

“ Dans ce pays-là, les femmes avaient toutes ou presque toutes le souci d'un corps mince ou du moins croyaient-elles en avoir le souci. Très tôt dans leur vie, on leur avait laissé croire qu'il leur fallait un corps élancé , sans excédent de formes et de poids.

Dans ce pays-là, les hommes étaient plus sensibles aux corps des femmes qu'à leur regard, plus touchés par leur forme que par leur écoute et bien plus attirés par leur présentation que par leur amour.

Celà bien sûr n'existait sur cette planète que dans ce lointain pays-là.

Dans ce pays-là, donc, comme vous le sentez bien, régnait le terrorisme des kilos. Une guerre à mort sévissait avec violence chez la plupart des femmes, non pas entre elles, mais à l'intérieur de chacune d'elles. Guerre sans merci, pour avoir du plus là et là et encore un peu ici.

Parfois il arrivait à certaines d'être dépassées par leur propre volume, de se sentir envahies, dépossédées même, par des kilos en trop, mal répartis.
D'autres encore éprouvaient une véritable haine pour ces kilos trop voyants, du mépris et du rejet pour ce plis, cette graisse insolente. Il y avait en elles une violence terrible contre la lourdeur ou la mollesse de leurs fesses, de leur poitrine.
Le territoire favori de toute haine, de toute cette violence, dans ce pays-là, était les salles de bains, les chambres à coucher, les lieux d'intimité, et bien sûr la table en était le champ de combat priviligié !

Un jour de printemps, dans ce pays-là, une femme décida d'écouter son corps.
- Je ne veux plus passer ma vie à maigrir debout. Je ne veux plus consommer le meilleur de mes énergies pour la peur de manger trop ou pas assez. Je ne veux plus passer des heures vitales à me sentir coupable pas assez ou trop, à me sentir redevable de tout. Je ne veux plus passer l'essentiel de mes jours à me demander "pourquoi” je matraque mon corps par tous ces excès de nourriture, de mal-être, dans un sens ou dans l'autre…

Un autre jour, elle entendit un poète énoncer une phrase simple qui l'éveilla :
-J'ai mis longtemps à découvrir que je pouvais soit nourrir ma vie, soit continuer à la consommer, ajoutait le poète, en arrêtant de la consommer.
Cette phrase la poursuivit plusieurs jours encore, avant qu'elle ne se l'attribue et en prolonge le sens.
-Mais oui, je passe tellement de temps et d'énergie à nourrir mon corps et je ne sais même pas comment nourrir ma vie !

Elle avait enfin compris qu'il n'était plus nécessaire de nourrrir son corps pour survivre, pour faire le poids. Qu'il n'était plus souhaitable de faire outrage à son corps, qu'il n'était pas indispensable d'avoir à son égard honte, colère et tristesse.
Qu'elle pouvait croquer sa vie à pleines dents sans que son corps se sente obligé de faire contrepoids.
Qu’elle pouvait consommer du bonheur, le bonheur d'être entière et vivante.

Le soir même, elle invita sa propre Vie à table :
-Ma vie je t'invite, ce soir tu es mon invitée d'honneur.

Elle mit sa plus belle nappe, deux assiettes, deux couverts, deux verres, deux bougies et prépara un excellent repas. Elle servit l'assiette de sa Vie en premier, délicatement, en choisissant les morceaux, en soignant la présentation, puis elle jeta à son habitude de la nourriture dans son asssiette à elle, l'assiette de son corps…
Elle prit sa fourchette, piqua, ouvrit la bouche… allait enfourner le tout… quand elle se ressaisit et mangea en entier, avec plaisir, l'assiette …de sa Vie.
A partir de cette expérience, tout se transforma dans son existence.

Elle sut qu'elle pouvait nourrir sa Vie de mille stimulations, de millions d'inventions, et cela avec créativité et tendresse. Avec une infinitude de petites attentions, de gestes et de regards respectueux pour le compagnon le plus fidèle de son existence, son propre corps.
Elle découvrit qu'elle savait nourrir ce corps de vie, plutôt que d'angoisses et de chagrins.

Elle inventa même une expression bien à elle :
-Se faire chaque jour plaisir et tendresse à sa Vie.

Elle confia à ses amis :
-Je ne pouvais plus continuer à passer ma vie à grossir debout.
Aujourd'hui je vis ma vie sans la consommer, je vis mon existence en lui donnant … vie. “

-  Jacques Salomé

LE POT FÊLÉ

Une vieille dame chinoise possédait deux grands pots, chacun suspendu au bout d’une perche qu’elle transportait, appuyée derrière son cou.

Un des pots était fêlé, alors que l’autre pot était en parfait état et rapportait toujours sa pleine ration d’eau. À la fin de la longue marche du ruisseau vers la maison, le pot fêlé lui n’était plus qu’à moitié rempli d’eau.

Tout ceci se déroula quotidiennement pendant deux années complètes, alors que la vieille dame ne rapportait chez elle qu’un pot et demi d’eau.

Bien sûr, le pot intact était très fier de ses accomplissements. Mais le pauvre pot fêlé lui avait honte de ses propres imperfections, et se sentait triste, car il ne pouvait faire que la moitié du travail pour lequel il avait été créé.

Après deux années de ce qu’il percevait comme un échec, il s’adressa un jour à la vieille dame, alors qu’ils étaient près du ruisseau. « J’ai honte de moi-même, parce que la fêlure sur mon côté laisse l’eau s’échapper tout le long du chemin lors du retour vers la maison. »

La vieille dame sourit : « As-tu remarqué qu’il y a des fleurs sur ton côté du chemin, et qu’il n’y en a pas de l’autre côté ? J’ai toujours su à propos de ta fêlure, donc j’ai semé des graines de fleurs de ton côté du chemin, et chaque jour, lors du retour à la maison, tu les arrosais.

Pendant deux ans, j’ai pu ainsi cueillir de superbes fleurs pour
décorer la table. Sans toi, étant simplement tel que tu es, il n’aurait pu y avoir cette beauté pour agrémenter la nature et la maison. »

Chacun de nous, avons nos propres manques, nos propres fêlures. Mais ce sont chacune de ces craques et chacun de ces manques qui rendent nos vies ensemble si intéressantes et enrichissantes à trouver ce qu’elle a de bon en elle.

Donc, à tous mes amis fêlés, passez une superbe journée et rappelez-vous de prendre le temps de sentir les fleurs qui poussent sur votre côté du chemin !

source : http://esotcelt.unblog.fr/le-pot-fele/

Il était une fois une petite fille qui avait un rêve de bonheur.
Il y a comme cela de par le monde des petites filles douées pour le bonheur. D'abord, elle était née un soir d'été, alors que dans le ciel éclataient les premiers feux d'artifice de la fête de la Liberté. Par la suite, sa peau se gorgeait de soleil dés qu'apparaissaient les premiers rayons et ces couleurs de miel ou de pain bis dont elle se revêtait la rendaient éclatante de joie.
Par la suite son visage s'illumina avec une belle rangée de dents dites “de la chance” et chacun s'amusait de ses fossettes rieuses.
Oui, elle était très attirée par le bonheur.

Mais autour d'elle, on lui disait, on lui montrait comment il fallait souffrir, travailler ou se sacrifier avant de goûter au bonheur. On lui avait même laissé croire qu'il valait mieux inscrire dans son corps quelques marques ou cicatrices révélatrices de sacrifices notoires, pour mériter plus tard un peu de bonheur.
Comme elle n'avait aucun goût ni pour les souffrances, ni pour les sacrifices, ni pour le travail, et qu'elle aimait rire dans le soleil, s'amuser, se réchauffer auprès d'amis, elle se trouva vite en conflit et rapidement elle préféra renoncer à son rêve de bonheur, n'y plus penser plutôt que de le détériorer ainsi. Elle le cacha au fond d'une malle. Très vite, le rêve perdit de son éclat et de sa vivacité, puis elle l'oublia.

La petite fille, devenue grande, poursuivit des études, se maria et eut beaucoup d'enfants…  tout ce qu'il faut pour que comme dans les contes, on puisse accéder au bonheur.
Nulle ombre de bonheur ne vint effleurer sa vie.

Elle vécut ainsi, avec économie dans la persévérance, la peine, les obligations et les devoirs. Peu à peu son sourire lui-même se figea sur son visage. Il lui arriva même de rabrouer ceux ou celles qui se permettaient de rire un peu trop bruyamment. Chaque jour elle s'efforça de tenir convenablement le rôle qu'on lui avait appris.

Pour cela, elle veillait à ce que chacun, autour d'elle, reçoive son comptant de bonheur. Cela, c'était permis et même recommandé, mais pas plus !

Quelques fois, cependant, elle percevait qu'en elle vibraient des désirs argentés, elle vivait des tiraillements, des petits pincements au coeur, mais elle ne connaissait pas d'autres façons de faire.

Un jour, alors qu'elle était devenue vieille, que ses enfants étaient partis, qu'elle pensait avoir accompli sa tâche, son rêve d'enfant lui toucha doucement le front.
Elle retrouva le coffre où elle avait enfoui son rêve de bonheur, le retourna en tous sens. Elle en sortit les vieilles souffrances accumulées, les rancoeurs, les abnégations, les interdictions, quelques travaux, mis de côté pour les jours où elle manquerait d'ouvrage. Elle retrouva même les recommandations… Les conseils de ses vieux maîtres en éducation qui lui avaient enseigné tout ce qu'elle devait retenir et modifier dans son attitude pour parvenir à vivre des relations harmonieuses.

Elle écarta tout cela, d'abord avec lenteur, puis rejeta le tout. Cela lui coûtait beaucoup de se séparer de ces vieilles choses, mais elle avait besoin d'aérer sa vie. Tout au fond du coffre, bien à plat, bien rangé, elle vit son rêve de bonheur, toujous aussi soyeux et joyeux. Il n'avait pas pris une ride, peut-être même lui apparut-il plus beau encore. Elle s'en saisit et le serra très fort sur son coeur, elle sentit que tout au fond d'elle, elle ne l'avait pas quitté mais qu'il lui avait terriblement manqué.
Elle décida de ne plus s'en séparer.

Elle a aujourd'hui libéré ses éclats de rire. Elle sait accepter, avec chaque fois le même émerveillement, les plaisirs qui sont bons pour elle. Elle sait aussi s'éloigner des contraintes qui lui rappellent les efforts d'antan. Elle redécouvre précieux son besoin de bonheur, de cadeaux colorés à recevoir, à entretenir.

Ceux qui l'approchent la perçoivent chaleureuse, rayonnante, authentique. Certains s'en éloignent, sceptiques, mais d'autres se mettent à leur tour à rêver de bonheur.

Aujourd'hui, elle ne propose plus de recette, elle invite chacun à retrouver en lui-même ce très vieux rêve enfoui.

Jacques Salomé

A nous de savoir écouter cette petite voix au fond de nous qui vient nous parler de bonheur, et surtout à nous de nous autoriser à le vivre,  et à l'entretenir..

source : http://brikkabrak.canalblog.com/archives/pensees_de_jacques_salome/index.html

LA VIE, UN DRÔLE DE VOYAGE EN TRAIN…

Imaginez quelques minutes votre vie à l’image d’un voyage en train.

Partons de l’hypothèse qu’avant d’embarquer, nous savons où nous allons, nous ne sommes pas dans ce train totalement par hasard, la destination est parfaitement adaptée à chacun de nos rêves. Nous l’avons choisi il y a fort longtemps.

Le voyage est long et plein de surprises, à tel point que certains en oublient le but, ils ont malheureusement le sentiment de voyager à l’aveugle et ça les rend un peu fous, alors que d’autres s’en souviennent, certes plus ou moins clairement. D’autres plus rares encore, acceptent l’inconnu et vivent joyeusement l’instant. Ils sont confiants.

En réalité le voyage est passionnant, mais si déroutant que de nombreux voyageurs en oublient même qu’ils voyagent. C’est confus, et parfois véritablement déprimant.

Une personne observe la scène avec recul, elle est très amusée de voir comment chacun se comporte durant le voyage.

Cette persone observe que les gens oublient souvent qu’ils voyagent en groupe, ils ont oublié qu’ils pouvaient échanger, s’entraider, ou juste prendre plaisir à être ensemble. Malgré la proximité, ils se sentent souvent seuls dans ce voyage, et encore une fois beaucoup perdent de vu la raison du voyage en cours de route.

Elle observe aussi des personnes pour qui chaque élément qui compose le voyage est source d’émerveillement, leurs yeux sont ouverts et leur esprit toujours curieux : un arbre, une belle maison, la sensation d’air sur la peau, une musique…un rien est susceptible d’éveiller leurs sens. L’observateur constate d’ailleurs qu’il s’agit souvent d’enfants.

Les arrêts sont une épreuve, on se demande souvent si on est arrivé, on s’impatiente, et même parfois on quitte le train. On décide de descendre ici, dans une campagne sans vie mais qui semble rassurante. On repense souvent à la destination, mais on la met de côté, on tâche de l’oublier jusqu’au jour où…elle se rappelle à nous.

 Chaque arrêt devient malheureusement une occasion, non pas de profiter, d’apprendre, de prendre l’air, mais d’oublier encore un peu plus la destination. Mais l’observateur sait que nous n’avons pas la même notion de temps que lui.

Il est un peu frustré d’ailleurs, d’une patience infinie mais parfois frustré. Il souhaiterait de temps en temps rappeler aux voyageurs que tout ça est une grande aventure, pas un voyage sans fin et fatigant.

Il a envie de leur dire : « apprend, car chaque moment de ce voyage, chaque rencontre, peut  fournir les armes pour être prêt une fois à destination ». Mais les personnes sont sourdes et aveugles, elles ne voient pas aussi loin.

Les voyageurs s’interrogent sur leur libre arbitre. Puisque le train est lancé et la destination à priori choisie, où est leur liberté ?

Notre observateur souhaite leur dire que la liberté c’est avant tout de savoir profiter de chaque instant intensément, de lâcher prise. Le trajet est parfait, parfaitement étudié pour chacun, selon son histoire, ses aspirations, et chacun reste libre de ralentir le chemin ou au contraire d’avancer à grande vitesse.

Sur le plan il y a de la place pour les rêves de chacun, arrivera qui pourra et qui ouvrira à temps ses yeux, ses oreilles, et son coeur.

source : http://lessensciel86.wordpress.com/

“Quand je me lève, je me lève.”


On demanda un jour à un homme qui savait méditer, comment il faisait pour être si recueilli, en dépit de toutes ses occupations.
Il répondit:

Quand je me lève, je me lève.

Quand je marche, je marche.

Quand je suis assis, Je suis assis.

Quand je mange, je mange.

Quand je parle, je parle.

Les gens l’interrompirent en lui disant:

Nous faisons de même, mais que fais-tu de plus ?


Quand je me lève, je me lève.

Quand je marche, je marche.

Quand je suis assis, je suis assis.

Quand je mange, je mange.

Quand je parle, je parle.

Les gens lui dirent encore une fois:

C’est ce que nous faisons aussi !

Non, leur répondit-il.

Quand vous êtes assis, vous vous levez déjà.

Quand vous vous levez, vous courez déjà.

Quand vous courez, vous êtes déjà au but… Présentement !

source :http://www.clown.asso.fr/

Photography: stay for a second

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