colportering

On vous dit mort, vous. Que le Diable
Emporte avec qui la colporte
La nouvelle irrémédiable
Qui vient ainsi battre ma porte !

Je n'y veux rien croire. Mort, vous,
Toi, dieu parmi les demi-dieux !
Ceux qui le disent sont des fous.
Mort, mon grand péché radieux,

Tout ce passé brûlant encore
Dans mes veines et ma cervelle
Et qui rayonne et qui fulgore
Sur ma ferveur toujours nouvelle !

Mort tout ce triomphe inouï
Retentissant sans frein ni fin
Sur l'air jamais évanoui
Que bat mon cœur qui fut divin !

Quoi, le miraculeux poème
Et la toute-philosophie,
Et ma patrie et ma bohème
Morts ? Allons donc ! tu vis ma vie !

P.V. 

Barbares, ogres et assassins … la propagande anti-allemande dans les cartes postales

Source : centenaire.org

Cette sélection de cartes postales de propagande anti-allemande provient du fonds de la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC).

Dès le mois d’août 1914 on assiste en France à un déferlement de propagande alimenté par des fausses nouvelles colportées par la presse et aussitôt mises en images par les illustrateurs. Toutes sortes d’atrocités prétendument commises par l’ennemi, forcement barbare, y sont montrées : crimes de guerre, exécutions de curés et de notables, atrocités contre les enfants ou les femmes.
Ce florilège présente essentiellement des cartes produites dans les premiers mois du conflit, les plus meurtriers et chaotiques, où faute de représentations de la guerre telle qu’elle avait lieu on était obligé de puiser dans l’imaginaire collectif ou dans le stock existant des représentations d’avant-guerre. Il en résulte une vision de la guerre largement fantasmatique, forcément perméable aux thèmes diffusés par la propagande.

Leur façon de faire la guerre. Carte illustrée. Georges Scott, d’après “L’Illustration”. Editeur ELD (L&D ?), Eugène Le Deley, Paris. Dessin daté du 28 août 1914. Ce dessin Georges Scott fit la couverture de “l’Illustration” du 29 août 1914. C’est le résultat d’un mois de bourrage de crânes sur les prétendues atrocités allemandes. Pouvait-on dès lors voir l’ennemi autrement qu’en brute assoiffée de sang, s’en prenant aux populations civiles, détruisant des villages, tuant femmes, enfants et curés?
© Bibliothèque de documentation internationale contemporaine

1914 : l’entrée. Carte illustrée. Anonyme. Pas de mention d’éditeur. 1914. Carte imprimée en Belgique. Une des nombreuses reprises du motif de Scott.
© Bibliothèque de documentation internationale contemporaine

Le gros de l’ennemi tel qu’il faut se le représenter. Carte Illustrée. Maurice Pepin. Editeur Gallia, Paris. 1914. Evolution de l’archétype : soldat laissant derrière lui une ville enflamme et des cadavres d’enfants, un couteau ensanglanté à la main et une bague à chaque doigt, fruits du pillage.
© Bibliothèque de documentation internationale contemporaine

Peints par eux-mêmes : sans commentaire. Carte Illustrée. Richard Graef (1879-1945). Editeur Gallais et Cie, Paris.1910. Carte postale française à partir d’un dessin de presse allemand détourné. Cette lithographie parut dans le journal satyrique allemand “Simplicissimus” le 7 mars 1910, publié à l’origine sans titre ni légende, il représente la répression d’un mouvement social en Prusse. Ce dessin “emprunté” est désormais doté d’une légende illustrant la cruauté de l’armée allemande envers sa propre population.
© Bibliothèque de documentation internationale contemporaine

Les allemands achèvent les blessés. Carte Illustrée. Anonyme. Pas de mention d’éditeur. 1914-1915. Carte faisant appel à l’imagerie des guerres du 19e siècle.
© Bibliothèque de documentation internationale contemporaine

Barbarie allemande – générosité française. Carte Mixte. M.Boulanger. Editeur Gloria. 1914-1915. En contrepoint de la barbarie de l’allemand qui achève les blessés, le français les soigne, fussent-ils allemands.
© Bibliothèque de documentation internationale contemporaine

…ils dépouillent les morts (les journaux). Carte Photographique. Anonyme. Pas de mention d’éditeur. 1914-1915. Le titre de la carte donne l’origine de l’information “(les journaux)”.
© Bibliothèque de documentation internationale contemporaine

Les traitres fusillent l’adversaire désarmé à la vue du drapeau blanc. Carte Illustrée. Big. Edition Patriotique I.Lapina, Imp.-Edit., Paris. 1915. L’ennemi est fourbe et cruel et se joue des règles de la guerre. Du point de vue graphique, on remarquera que les éléments constitutifs de la tranchée (parapet, pilastre et meurtrières) forment un visage.
© Bibliothèque de documentation internationale contemporaine

Et les lâches emploient les gaz asphyxiants et le pétrole enflammé contre nos soldats. Carte Illustrée. Big. Edition Patriotique I.Lapina, Imp. Edit., Paris. 1915. Réprobation face à l’utilisation d’armes nouvelles comme les gaz ou les lance-flammes, qui furent pourtant utilisées par l’ensemble des belligérants.
© Bibliothèque de documentation internationale contemporaine

Leur 1er crime. Carte Illustrée. Anonyme. Editeur A.L. Paris. 1914. L’envahisseur allemand s’en prend aux religieux.
© Bibliothèque de documentation internationale contemporaine

Guerre 1914 : Leurs crimes. Carte Illustrée. Clérice frères (François et Victor). Editions Niquet, Paris. 1914. La soldatesque entre dans une église et tue le curé qui sonne le tocsin.
© Bibliothèque de documentation internationale contemporaine

Atrocités allemandes : assassinat d’Alexis Samain / assassinat du curé de Moyenvic. Carte Illustrée.
© Bibliothèque de documentation internationale contemporaine

Dans un village du Nord : avant l’exécution. Carte Illustrée. Anonyme. Editeur AN, Armand Noyer, Paris. 1914. On fusille le curé, le maire (?) et une femme.
© Bibliothèque de documentation internationale contemporaine

Une jeune victime. Carte Illustrée. R.Bataille. Editeur Cl.Noé, Paris. 1914. La légende rend compte de façon circonstanciée de la fausse nouvelle : un enfant de sept ans met en joue des soldats allemands avec un fusil en bois, qui le fusillent aussitôt sous les yeux de sa mère.
© Bibliothèque de documentation internationale contemporaine

Un enfant de sept ans fusillé. Carte Illustrée. Louis Boucher. Pas de mention d’éditeur. 1914. Le fait état universellement connu, il n’est plus besoin de longues explications, la légende est minimaliste, le dessin reprend les éléments nécessaires : le fusil en bois et la mère coiffée en alsacienne.
© Bibliothèque de documentation internationale contemporaine

Nos Prussiens orientaux, “barbares allemands” en Russie. Carte Photographique. Carte postale allemande. 1914-1915. La propagande allemande essaye d’allumer un contre-feu à cette déferlante de fausses nouvelles, ici une carte photographique mettant en scène les occupants allemands sous un jour favorable. Cette carte ne se trouve pas à la BDIC, elle appartient aux collections de la Bibliothèque d’histoire contemporaine de la Bibliothèque du Land du Württemberg (BfZ/WLB).
© Bibliothèque d’histoire contemporaine de la Bibliothèque du Land du Württemberg

En pays envahi : ris ou je te fais fusiller. Carte Illustrée. Lorniard. Edition Berger-Levrault, Section d’information, Strasbourg. Une réponse française à la contre-propagande allemande avec le pendant exact de la carte précédente : les concepteurs de la carte pointent le fait qu’il s’agit de mises en scène photographiées.
© Bibliothèque de documentation internationale contemporaine

Ils viennent jusque dans vos bras égorger vos fils, vos compagnes. Carte Mixte. M.Boulanger. Editeur Gloria. 1914-1915. Vision apocalyptique de l’arrivée des allemands, accompagnée d’un couplet de la Marseillaise.
© Bibliothèque de documentation internationale contemporaine

Guerre 1914 (août) : où sont les français ? Que de fois a eu lieu cette odieuse scène ? Carte Photographique. Photo Blanch. Collection Jove. 1914. Au dos on lit à propos de cette collection de cartes qu’elles sont « Composées ou exécutées d’après nature, elles sont […] la reproduction scrupuleuse de la vérité ». La jeune paysanne agressée par un soldat, pose la question « où sont les français ? » qui sonne comme un appel au secours, ou comme un reproche.
© Bibliothèque de documentation internationale contemporaine

Une tête coupée. Carte Illustrée. Ph.Cary (?). Editeur A.F.Laclau, Toulouse. 1914-1915. Du grand guignol : une paysanne enterrée nue et décapitée à coups de sabre.
© Bibliothèque de documentation internationale contemporaine

1914 : fugitifs d’Anvers sur la frontière hollandaise. Carte Photographique. Anonyme. Editeur ELD, Eugène Le Deley, Paris. 1914. Carte postale bilingue français-anglais. La guerre occasionne l’exode des populations, d’après la légende, ici c’est le cas d’habitants d’Anvers cherchant asile aux Pays-Bas, à une vingtaine de km au nord de cette ville.
© Bibliothèque de documentation internationale contemporaine

Pauvres gens ! Les fugitifs de Belgique et du Nord de la France campés dans une forêt. Carte Photographique. Anonyme. Editeur CCCC, Charles Collas et Cie Cognac. 1914. La même image légendée différemment : qualifiés de « pauvres gens », les réfugiés sont ici des Belges et des Nordistes, la scène est donc censée se dérouler en France et non au nord de la Belgique, comme il apparait dans la carte précédente.
© Bibliothèque de documentation internationale contemporaine

Rapatriés français, Genève 1915. Carte Photographique. Jullien Frères. Carte postale semi-artisanale sur papier photographique Tensi. Fait partie d’un reportage sur l’arrivée à Genève de civils des départements français occupés. Ces « rapatriements » d’indigents et de volontaires (via la Belgique, l’Allemagne et la Suisse) sont mis en place par les autorités allemandes à partir de mars 1915 pour pallier aux difficultés de ravitaillement en zone occupée. Si au début les volontaires pour un rapatriement étaient rares, au point qu’il fallait en désigner de façon autoritaire, avec la dégradation des conditions du ravitaillement les demandes finirent par dépasser le nombre des places disponibles. Entre 1915 et 1918 il n’y eut pas moins de 400 000 personnes déplacées.
© Bibliothèque de documentation internationale contemporaine

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