cligne

— Tu es en train d’acheter la société, je murmure, horrifiée.
Son sourire dérape dès qu’il sent la panique dans ma voix.
— Pas exactement.
— Tu l’as déjà achetée. SIP. C’est déjà fait ?
Il cligne des yeux avec prudence.
— C’est possible.
— Tu l’as fait ou pas ?
— C’est fait.
Bon sang !
— Pourquoi ?
J’en ai le souffle coupé. Trop, c’est vraiment trop.
— Parce que je le peux, Anastasia. J’ai besoin de te savoir en sécurité.
— Tu as dit que tu n’interviendrais jamais dans ma carrière !
— 

Donc oui, il est a acheté la société dans laquelle sa petite-amie qu’il connait depuis trois semaines travaille. “Pour sa sécurité”

6

Chaque automne, je me rappelle les couleurs fauves du Paris de cette année là. L’automne où je t’ai rencontré. Tu avais l’air heureux. Tes yeux brillaient. Nous étions un petit groupe. Tu t’es assis face à moi… Tu t’es assis face à moi. Un rayon de soleil perçait à travers la vitre. Ça m’a éblouie. J’ai cligné des yeux. Je n’ai rien dit. Tu m’intimidais. Alors, tu t’es levé. Tu as baissé le store et tu m’as souri. Et mon coeur a cogné fort dans ma poitrine.

anonymous asked:

WAIT A SECOND WAIT A SECOND I FORGOT THE KIDS AT THAT FORMAL PARTY HEADCANON (idk about the kids but all I know is that Silver/Kotone's kids are there, Hibiki/Crystal's kids are there, Red and Green have yet to adopt a kid, right now they are being babysat by Leaf (who is single). )

the best part is all the kids love leaf to a point where some of the parents are jealous

dxmonflower asked:

His brow furrowed deeper as he kept scribbling on the papers in front of him, pure concentration in his features. Not even Lily who was sitting on his lap and cligning to him like a koala could distract him from those papers.

Except for a sneeze, of course.

A loud ‘tew!’ echoed in the office as he cleaned his nose with a nearby napkin, groaning a little. There must be some dust in the air. Yes, that must be it.

Devant la porte de l’usine
Le travailleur soudain s’arrête
Le beau temps l’a tiré par la veste
Et comme il se retourne
Et regarde le soleil
Tout rouge tout rond
Souriant dans son ciel de plomb
Il cligne de l’oeil
Familièrement
Dis donc Camarade Soleil
Tu ne trouves pas
Que c’est plutôt con
De donner une journée pareille
à un patron ?
—  Jacques Prévert - Le temps perdu 
- C’est juste que… je ne sais pas… tu as changé. J’espère que ça va. Si tu as des problèmes avec M. Bourré-de-fric, tu peux m’en parler. Je vais essayer de ne pas l’énerver, promis. Encore que franchement, avec lui, c’est un jeu d’enfant. Vraiment, Ana, s’il y a quelque chose qui ne va pas, dis-le-moi, je ne te jugerai pas. J’essaierai de comprendre.
Je cligne des paupières pour retenir mes larmes en serrant Kate dans mes bras.
— Je pense que je suis vraiment amoureuse de lui.
— 

….

This one's for the lonely, the one's that seek and find Only to be let down time after time This one's for the torn down, the experts at the fall Come on friends get up now you're not alone at all

« Eddy !Eddy t’endors pas ! »

 On le secoue. Fort. Edward cligne des yeux, sa vue est trouble, mais il entend la musique tambouriner fort dans ses oreilles, trop fort. De la musique non, c’est un enchainement de sons dégueulasses qui sortent de sonos rugissantes. Ses tympans saignent, sa gorge sèche, ses mains moites parcourues de légers tremblements.
Une main vient s’agiter brutalement devant lui, lui obscurcissant la vue.

 « Eddy ! Ça va ? Ptain il était ptet un peu fort celui-là Nat’. » Ah, c’est la douce voix de Lucas Strauss qui raisonne à ses oreilles. « Non mais r’garde il plane complet. » « He Eddy pour gerber y’a les toilettes ! Comment t’sens ? »

 Edward se redresse légèrement sur ce fauteuil inconnu. Sa vue s’obscurcit subitement, il se sent tanguer, se prend la tête entre les mains et souffle un grand coup. Il essaie de se souvenir où il est, ce qu’il a fait, ce qu’il a pris. Il était bien, tellement bien, tellement loin surtout. Dans un autre monde. Il attend quelques secondes, puis, sans adresser un mot ou un regard à Lucas, sort une cigarette de son paquet pour se l’allumer.
C’est une bien mauvaise habitude qu’il a pris, la cigarette. A 18 ans seulement, et combien en fume-t-il déjà ? Edward se laisse retomber sur le fauteuil sans prêter plus d’attention au monde qui l’entoure. La musique a déjà disparu, et il ne voit que des ombres qui s’agitent de part et d’autre.
C’est là qu’il se souvient. Qu’il n’y a pas si longtemps, avachi sur ce canapé, la chemise déjà froissée et la gorge imbibée d’alcools qu’on lui faisait boire sans ménagement, lui promettant que tout irait mieux ainsi, on lui avait tendu une cigarette faite à la main, et qu’il en avait pris une grande bouffée.
Et maintenant, il planait. C’est là qu’il se rendait compte qu’il faisait sacrément chaud. A l’étroit dans sa chemise bien rentrée dans son pantalon et bien boutonnée jusqu’à l’avant dernier bouton. Le regard vide, penseur, lointain, perdu dans la liqueur couleur dorée qui remplissait son verre dans sa main, l’autre dans ses cheveux. Nonchalant. Edward était nonchalant, bourré, défoncé, mais toujours aussi perdu.

 « Ça lui fait grave d’l’effet. On peut p’têt essayer. » «  Hé j’suis pas sur quand même faut y aller mollo. Lily va m’défoncer sinon. » « Fais pas ta meuf, on est là pour l’surveiller. »

 Des voix lointaines qui le tiennent en éveil. Une main vient lui secouer l’épaule jusqu’à ce qu’il daigne ouvrir les yeux. C’est la sympathique tête de Lucas qui cette fois lui obstrue la vue.

 « Ed, viens, on va t’faire gouter un truc. Tu nous fais confiance hein ? Hein ? Hein ? » Il le secoue en même temps pour le remuer, le forcer à acquiescer et Edward ne peut que se plier. Il se redresse et fixe la table basse devant lui. La petite ligne de poudre blanche parfaitement tracée qui n’attend que la paille et le nez. « Tu nous as d’jà vu faire. Jte promets c’est sans risque. T’vas voir. T’vas t’sentir mieux Eddy. Tu vas tout oublier. J’te promets. »

 S’il lui promet alors. Que peut-il fait d’autre ? Il a tout essayé. Rien, rien ne va plus. Il ne ressent que la peine, la tristesse, le désespoir, parfois l’envie de se jeter du toit de l’école. Et ce n’est pas que Lakhdar. C’est cette école, cette inadaptation, cette exclusion, c’est un tout.
Il fixe la petite ligne de poudre blanche et il sent ses yeux s’embuer de quelques larmes. Pourquoi ? On ne lui avait pas dit que c’était aussi dur, la vie. On ne lui avait pas dit que c’était comme ça. On ne lui a jamais rien appris. Il était censé tout savoir putain, tout. Sa gorge se serre, il serre la paille qu’on lui a donnée. Tellement fragile qu’elle pourrait se briser. A son image.

 Qu’a-t-il à perdre ? Il est déjà vaincu.

 « Lucas ? Nathan ? Vous faites quoi avec Edward là ? »
« Hey Anthony ! On lui fait gouter notre truc habituel !
« …Quoi ? Mais, mais vous êtes malades ! »
Encore une autre main qui vient secouer son épaule, mais beaucoup plus ferme. La paille lui échappe des mains. « Edward, Edward ça va ? Mais il est complètement défoncé, il en a pris ?! »
« Mais non t’inquiète Tonio, il a juste pas mal bu. Et un ptit joint aussi. Mais c’pas d’ma faute ça ! »
« Putain vous êtes vraiment trop cons. Edward, tu m’entends ? Je te ramène. Viens. »

 Il ne sait pas trop comment il est arrivé dans sa chambre. Anthony le fait assoir dans son lit, lui enlève ses chaussures, déboutonne sa chemise. Lui se laisse faire, ne bronche pas, ne pipe mot, le regard perdu sur la moquette. Il a encore envie de pleurer, mais ça commence à devenir une habitude.

 « Edward. Edward regarde-moi. » Son regard vient rencontrer celui d’Anthony, qui pousse un soupir de soulagement. Il comprend. « Que s’est-il passé ? Comment tu as arrivé là-bas ? Ils t’ont forcé ? »
« …Non. » Ce sont les premiers mots qui sortent de sa bouche depuis une éternité. Edward ne parle que très peu. Sa gorge est devenu tellement sèche, les mots tellement rares.
« … Alors que faisais-tu dans cette soirée ? Tu détestes ça, tu détestes l’alcool, les gens, la musique. »
« … C’est ce à quoi tous les adolescents s’adonnent. »
C’est lourd. Il n’en peut plus de supporter ça, la différence, ça le rend malade de tristesse et de peur. De se sentir encore plus seul, encore plus isolé, encore plus faible.
« Edward, tu n’as pas « tous les adolescents ». » Anthony a une voix très douce, très reposante. Il s’est assis à côté de lui.
« …Parfois, j’aimerais bien. »
« Non, non, ne dis pas ça. Tu es très bien comme tu es. Tu n’as pas besoin d’être comme eux. »

 Il se contente de hausser les épaules en réponse. Tout semble si lourd d’un coup, si fatiguant. C’est ça d’avoir avoué qu’on aimerait être comme les autres. Juste comme les autres, et pas au-dessus, pas plus puissant, pas plus intelligent. D’être un adolescent, un type un peu bête et pas très mature, qui s’amuse avec ce qu’il a. Qui va draguer des filles, qui boit plus que de raison, qui a sa bande de potes et ses matières préférées. Un type pas bien méchant, qui ne sait pas tout, mais qui sait vivre. Un type qui sait aller par-delà de l’échec, un type qui ne subit pas sa déception amoureuse avec tant de rancœur.
Edward tremble, il essuie ses larmes au coin de ses yeux qui rient pas assez. Il sent le bras réconfortant d’Anthony passé autour de son épaule pour l’attirer contre lui.

 « Edward, Edward…Tu n’as pas besoin d’être comme eux. Ça doit être dur. J’essaie d’imaginer tu sais. Personne ne peut se mettre à ta place, c’est vrai. On te regarde de loin, on se dit que ça va. Parce que c’est toi. Parce que t’es vraiment exceptionnel. Et tout le monde l’sait tu vois. Tu es Edward, un type inatteignable, un type trop intelligent. Tout le monde est con comparé à toi. C’est vrai c’est dur de s’adapter. Le monde est pas fait pour tout le monde, c’est ça qui est triste. Toi t’es au-dessus, alors tu peux pas vraiment pour l’instant. Mais, mais tu verras. Un jour tu appartiendras à ce monde. Tu dois pas baisser les bras ok ? Et tu y appartiendras en tant que toi. Tu seras pas comme les autres et on sera tous biens contents que tu le sois pas. Et tu pourras passer le message aux autres qui seront à la place où t’es actuellement. Tu pourras leur dire qu’on trouve tous sa place dans ce monde. Jte fais confiance Edward. On tfait tous confiance sur ça. »

 Il hoche la tête, pleure, ne sait pas très bien quoi répondre. Alors il ne dit rien.

Et c'est parti..!

Eeeeh la la la la la la!!!!

Le départ du Saguenay a été vraiment difficile! Même que difficile c’est un euphémisme poussé! Mes dernières minutes avec Jimmy ont été remplies de larmes! Bin oui toi! Pas capable d’arrêter de pleurer! J’te dis qu’à ce moment là je me trouvais assez ordinaire d’avoir dit oui à cette résidence d’artiste là! Nous qui n’avons jamais été séparés, en 7 ans, plus d’une semaine..!

J’ai pleuré pendant les 40 premières minutes du trajet en autobus! Pis après je suis tombé comme une bûche! J’ai cligné des yeux et me suis réveillée au terminus de Québec! J’avais une heure à attendre avant l’autre autobus, j’ai donc parlé à une autre jeune femme qui attendait la même autobus que moi, on s’est super bien entendues, on s’est même assises ensemble dans la bus vers Montréal! On a jasé tout le long, on a ri, une belle rencontre! Ça a changé le mal de place!

******************
Mon barbu! <3 Tu me manques déjà, c’est fou, je ne sais tellement pas comment je vais faire pour survivre un mois sans tes calins réconfortants, tes pattes chaudes et ton odeur… Mais on est des adultes, on va survivre à ces 4 semaines! Vive Skype! <3

Avoir du style grâce aux lunettes de soleil

Les lunettes de soleil sont les accessoires incontournables pour avoir du style en été comme en hiver.

Les raisons qui font que les lunettes de soleil nous donnent du style

Lorsqu’on porte des lunettes de soleil, on s’aperçoit rapidement que notre regard s’est embelli, qu’on devient plus beau/belle. En effet, derrière ces accessoires d’été on ne remarquera pas le maquillage qui dépasse, ces yeux qui gonflent parce qu’on a mal dormi ou qu’on a pleuré à chaudes larmes la veille et même cet œil qui cligne qui nous dérange depuis des années.

En hiver, ces lunettes nous permettent d’avoir un meilleur teint puisqu’encore une fois elles cachent plusieurs de nos défauts : le nez rouge devient plus discret sous les lunettes de soleil, et les yeux qui coulent ne semblent plus qu’un lointain souvenir.

Ces lunettes de soleil c’est aussi la touche qui manque parfois à notre tenue. Les porter nous transforme en une personne élégante et chic, bref en une star.

Et si jamais on est de mauvaise humeur ou quand est triste, ces lunettes auront au moins le mérite de ne pas dévoiler ces sentiments négatifs mais au contraire de montrer aux autres qu’on est une personne épanouie dans la vie.

Pour avoir du style, portez des lunettes de soleil adaptées à votre visage

Pour qu’on reste stylé, il faut éviter d’acheter n’importe quelles lunettes de soleil. Choisissez-les en fonction de la forme de votre visage. C’est très important parce que toutes les montures de lunettes ne sont pas forcément adaptées à votre morphologie.

Si vous avez un visage tout rond, les montures étroites et angulaires de forme rectangulaire ou ovales conviendront parfaitement à votre visage.

Pour ceux ou celles qui sont carrés, il est préférable de ne sélectionner que les lunettes avec des montures rondes ou ovales.

Si votre visage a la forme d’un losange avec des pommettes larges, préférez les montures ovales ou ayant l’aspect d’autres figures géométriques pour mettre en avant votre beauté.

Pour les visages triangulaires, voici les formes de lunettes de soleil à adopter : des montures percées ou larges sur le bord inférieur pour le visage avec un front large et un menton rétréci ; des lunettes ovales et grandes pour le visage allongé avec un nez long ; et une monture colorée pour le visage avec un front étroit.

Si la forme de votre visage est « ovale », vous pouvez vous permettre de porter n’importe quelle monture. N’hésitez pas à varier les styles de lunettes.

Stylé et moderne

Avoir du style c’est aussi être moderne. Cela passe le port de lunettes de soleil indémodables et intemporels. Les Wayfarer, les Rayban et les Aviator  sont des valeurs sûres qui n’ont pas pris une ride. Ces classiques appréciés par les pilotes de course accessoirisent aussi bien une tenue chic qu’un look décontracté ou sportwear.

Enfin, si vous préférez voir la vie en couleurs, privilégiez les bicolores aux lunettes de soleil totalement flashy ou colorées.

Plus d’infos sur www.optiquelarouviere.com

— Quand j’étais avec toi en Géorgie, Leila s’est présentée à mon appartement sans prévenir et a fait une scène devant Gail.
— Gail ?
— Mme Jones.
— Qu’est-ce que tu entends par « faire une scène » ?
Il me lance un regard noir, pour me jauger.
— Dis-moi. Tu me caches quelque chose.
Mon ton est plus énergique que je ne m’en sentais capable. Il cligne des yeux, surpris.
— Ana, je…
Puis il se tait.
— S’il te plaît.
Il soupire, vaincu.
— Elle a vaguement cherché à s’ouvrir les veines.
— 

Entre faire une scène et s’ouvrir les veines, y’a une légère différence, non ? 

Fucking valentine's day (20)

BYAKUYA - SONG

Ce soir, il perdra encore son calme.

Ça bascule encore une fois. Et si je refuse ? Refuser quoi. Il n’y a rien à refuser. Si je refuse… Est ce que tu me fera subir la même chose qu’à Etsujiro ? Il cligne des yeux, une fois, deux fois, trois fois, dix fois de suite. Son air joyeux dérapait tout de suite en un air diaboliquement silencieux. Il l’écoutait. De sa voix mielleuse, il l’écoutait attentivement, il retenait chaque mot, chaque syllabe prononcée. Qu’il soit proche de lui ou non, ça n’avait plus d’importance. C’était devenu une habitude, c’est ça le pire dans cette histoire. Tu as trop peur de redevenir ce que tu étais. Nous n’étions pas sur un même pied d’égalité et tu l’as toujours su ça aussi. . Tout s’enchaîne, ses phrases qui possédaient un sens que Byakuya aurait aimé ne pas comprendre. Pourtant, il gardait le silence alors qu’il déposait la bouteille de champagne sur le comptoir. Tu l’as dit toi même cette nuit là pour toi elle s’est révélée être comme libération. Tu as confessé tes péchés auprès de celui que j’étais & t’en es ainsi quelque peu…délivré. Tout ça en sachant pertinemment que tu t’adressais au pire des démons. Démon. Démon. Encore une histoire sur les démons, Byakuya connaissait mille et une histoire sur les démons, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Si tu avais réellement souhaité être mon égal, tu aurais profité de ce soir là pour me faire avouer mes crimes, peu importe les moyens. Il n’aimait pas ça, pas quand il touchait cette endroit là : cette cicatrice. Ça l’insupportait tellement, mais il ne disait rien encore une fois. Seul son regard parlait à sa place. Un regard doré rempli d’une certaine nervosité. Même si Byakuya avait 30 ans, il gardait encore cette cicatrice sur son cou. Car il n’arrivait plus à contrôler son âge, il ne pensait pas garder ce pouvoir encore longtemps mais aujourd’hui … C’était sa dernière des préoccupations. 

Aujourd’hui tu as fait une erreur, Byakuya Kô. - Comme si j’en faisais pas assez dans ma vie. Puis le voilà en train de parler de Jim, de ce qu’il était pendant ces quatre mois durant. Un nom que Byakuya n’a pas cherché à comprendre. En m’appelant de cette manière, tu viens de détruire ça. Le blond pouffa légèrement de rire face à cette remarque tellement … Conne. Jeune et con, c’est ce qu’était James de toute manière. Mais ce rire se stoppa net à la vue du verre qui explosa en mille morceaux sur le sol, de la voix glaciale que venait de prendre James comme Byakuya avait pu le faire quelques instants plus tôt. Détruit. Qu’est-ce que le blond avait détruit réellement ? Il n’avait fait qu’évoquer un nom comme un autre. Pour toi, ça ne veut rien dire. James avait raison, ça ne voulait rien dire. Rien n’avait de sens, ça faisait chier Byakuya, ça l’énervait, il pensait rester zen, rester comme à son habitude drogué et posé. Comme d’habitude. Ce même homme qui n’a eu aucune hésitation à te tirer une balle dans l’épaule ; celui dont on a arrêté de compter les crimes ; celui qui n’aurai aucun mal à te priver de l’un de tes membre et aucun scrupule à violer à te violer (kesta voulu écrire bon dieu) si ton corps jaillit à moitié mort au sol. C’est ça que tu veux ?

Mais ce soir, il perdra encore son calme, encore une fois. 

  Si c’est ça que je veux ?

Cette nuit de merde. Pourtant, monsieur s’était fait silencieux du début jusqu’à la fin, défonçant sa clope dans le cendrier qui se trouvait non loin d’eux. Il était parfaitement calme, mais sa tête donnait une autre image de ce qu’il ressentait actuellement. Une haine, une colère atroce, une nervosité à en vomir. Doucement, Byakuya leva sa tête en direction du jeune homme. Son ton restait néanmoins calme, parfaitement calme, trop calme. De sa poche arrière, Byakuya sortait un objet insolite et il s’approcha de James tranquillement avant d’effectuer son geste d’une rapidité incroyable. Il venait d’accrocher des menotte sur le poignet droit du jeune ténébreux. Uniquement un seul. Et la taille correspondait parfaitement à la forme. Byakuya reculait tout en plongeant ses mains dans ses poches. 

 Reprenons doucement, calmement. Tu as raison, nous n’avons jamais été sur le même pied d’égalité comme tu le dis si bien. T’es un démon à la con. Ou plutôt un homme qui se prétend démon. 

Byakuya s’approcha de James, se trouvant à même pas quelques centimètres de son corps comme il aimait faire pour l’emmerder. Mais là, l’objectif qu’il avait en tête était tout autre …Il concentra son regard dans celui de James. Doucement, sa main gauche cherchait un objet dans sa poche, il le sortait lentement et avec discrétion.

C’est vrai, je ne suis pas un démon comme toi James. 

Puis d’un geste violent … Byakuya enfonçait la lame d’un couteau-suisse dans une des côtes du ténébreux. C’était l’objet qu’il détenait là. Il n’avait aucune limite face à ça. Byakuya n’avait aucune idée de ce qu’il était en train de faire (moi non plus putain aidez moi). Depuis ce putain de jour, cette soirée de merde, depuis novembre, Byakuya avait été incapable de redevenir comme il était avant. Il se forçait, il jouait la comédie, encore plus que d’habitude. Aujourd’hui, il craque une nouvelle fois. Et ce n’était pas la drogue qui le manipulait ainsi, au contraire. Le blond reculait tout en reprenant le couteau de sa main. Du sang coulait doucement de la lame jusqu’au sol, là où était éparpillé le verre cassé. La blessure n’était sûrement pas profonde. Pourquoi avoir fait ça ? Pourquoi ?

Byakuya balançait le couteau en l’air avant de le rattraper par la manche, habile et agile comme il était. Il reprenait la parole de sa voix grave et glaciale.

  … Je fais parti d’une tout autre catégorie. Un démon n’a pas forcément envie de torturer un homme pour connaître son histoire. Un démon n’a même pas à connaître l’histoire d’un ridicule humain. Je ne vois pas pourquoi j’aurais envie de connaître la tienne … Pourtant, pourtant …

Il approche doucement de lui mais en gardant une distance raisonnable.

  Tu me donnes une certaine impression. Celle de vouloir me donner l’envie de connaître ton histoire, de te torturer jusqu’à te tuer pour la connaître. Qui sait si cette impression est réelle ou non.

Les images de cette soirée là lui revenait soudainement en tête. Cette détonation, le sang éparpillé sur le sol du salon, les hurlements et les souvenirs douloureux. Byakuya lâchait un soupir sans gêne.

  Ça m’exaspère tellement, James. Ce n’est pas parce que j’ai dévoilé ma faiblesse une seule fois devant toi … Que ça sera la même chose à chaque fois. Je ne te connais pas, mais tu ne me connais pas non plus. Tu sais presque rien de moi à part cette histoire.

Ce qui le faisait rire dans cette histoire, c’était ces menottes. A quoi servaient-elles exactement dans cette situation et pourquoi avoir fait ça ? James le comprendra vite. Il comprendra vite lorsque rien n’apparaîtra dans ses mains. Rien du tout. Même pas une arme, même pas un couteau, même pas un verre de champagne. Rien.

  Pour répondre à ta première question … Je ne te tuerai pas comme j’ai pu le faire à Etsujiro car ce n’est pas une bonne raison pour. Serait-ce l’un de tes vœux ? Depuis le début, tu me provoques, depuis le début, je me retiens de te faire certaines choses … Là, je viens de craquer. Pourtant je ne le faisais pas avant … Parce que je me dis que tu ne la mérites pas, tout simplement. 

Il laissa un blanc avant de reprendre.

On raconte que lorsqu’on tue un mutant, il revit comme par miracle … Et il perd la mémoire instantanément. Tu crois vraiment que ça va te sauver ? Nah, je ne le crois en aucun cas. Mais est-ce que c’est ton souhait ? De tout oublier, que ce soit tes collègues, tes conquêtes ou qui sais-je encore, moi et ma gueule insupportable ?

Il posa délicatement la pointe de son couteau au niveau de l’élément central du corps humain : le cœur. Ensuite, il plongeait son regard d’or et sans lueur dans celui du jeune homme.

Souhaites-tu que je tue le démon en toi, James ? C’est ça ? C’est la mort que tu recherches depuis le début ? Dis le moi, aide moi à comprendre ça au moins, si je ne suis pas capable de comprendre ta mentalité, aide moi un minimum à comprendre que ce tu désires réellement.

Il baissa légèrement le couteau avant de le refermer soigneusement, baissant la tête par la même occasion.

▬ Ça me désolerait de faire ça, car j’commençais à bien t’apprécier malgré tout ce foutoir. Quelle belle connerie, n’est-ce pas ? Son air se fit soudainement plus doux. Oui. Malgré le démon que tu te prétends toujours être, j’ai réussi à t’apprécier comme t’étais, Jim ou James.

Byakuya rangeait le couteau dans sa poche arrière de son jean et il fixait le vide.

We can never flee the misery that is within us (023)

JAMES

Quelle belle connerie.
Il calme haut et fort le plus gros mensonge qu’il soit alors qu’il était en train de dormir & vient finalement se servir un verre aussi. Finalement, mettre deux verres sur ta table par réflexe n’était pas finalement une si bonne idée, parce qu’un Byakuya sous drogue et alcool fort tu ne savais pas réellement à quoi t’attendre. Mais soit, au moins il allait se montrer assez cuit au à la fin pour être docile et calme. Il répond alors à ta question lâché sur un énième coup de folie de la soirée. Ça me donne envie de rire, d’hurler, de pleurer, de vomir, de crier, de te supporter, de te frapper … Tu clignes plusieurs fois des yeux et ça te fait doucement rire. Est-ce là tout son ressentiment ? Non. Ça me fait tant de chose. Juste parce que j’ai l’impression de me voir, c’est pathétique.

Tu es pathétique, James Winchester. Voilà une phrase que tu avais trop souvent entendu dans ta courte existence. Mais il y a bien une chose que tu voudrais dire à toutes ces personne là ; t’en a rien à foutre d’être minable à ce moment là. Tu les envoies tous au diable, parce que si tu tombes maintenant, eux tomberons de toute évidence plus tard. De ta main, de celle d’un autre. Au final, qu’importe. Ils ne s’élèveront tout simplement plus. Il peuvent dire ce qu’ils veulent désormais, tu sais que tout être cherchant à s’élever plus haut qu’il ne le peut finit par retomber. A trop souhaiter ce qu’on ne peut pas avoir on fini tout simplement par s’écraser. T’as voulu aimé & être aimé ; sincèrement. T’as voulu réparé tout ce qui a été brisé, en vain. Plus tu essayais de recoller les morceaux, plus le miroir de ta vie s’écroulait tel un château de cartes et s’éparpillait. Alors, maintenant tu ne chercheras plus à sauver quoique ce soit, parce qu’il n’y a plus rien à protéger.

Il s’approche alors de toi, disant qu’il s’en irait pas ; parce qu’il en a toujours été ainsi : vous n’en faites toujours qu’à votre tête. Après tout vous avez passé votre temps à vous déchirer d’une manière ou d’une autre depuis votre rencontre. Ça doit même être la première fois où les choses paraissent finalement plutôt calme. Cependant, c’est aussi la première fois où ni lui ni toi n’étiez dans vos états habituels. Il rit & toi tu ne cilles pas un instant & alors vint le moment tant redouté.

J’aimerais bien savoir ce qui te trouble autant,James.
Rien. Tout. Le fait que cette pauvre terre ne tourne pas rond, le fait que ton esprit n’est pas mieux. Le fait que tu sois conscient de tout cela en même temps que tu es inconscient de tout le reste. Le fait que Zero soit parti, que Sebastien avait raison, que tu as perdu Riku, que tu aies encore blesser Sora. Tu ne pourras sauver personne, personne, personne, pourtant il y a en ce putain de monde encore des gens qui croient en toi. Ou ? Comment ? T’en sais foutrement rien ! Le fait est que tu sais qu’ils existent, qu’ils sont proches de toi, que t’auras beau les détruire ça ne partiras pas, ça ne partiras jamais. C’est comme une tâche d’encre, une marque indélébile.

J’ai dit que j’en avais rien à foutre de ta personne actuelle et que ça m’intéressait pas mais ça m’intrigue quand même. Et même si tu n’as rien envie de me dire … Soit. Je ne vais pas utiliser la méthode sanglante comme tu as pu le faire sur moi.
Menteur. Menteur. Il avait dit que ce James là ne l’intéressait pas. Menteur. Menteur. Il l’obnubile. Parce qu’il est là, on peut le voir le toucher & pourtant il est inaccessible. Si faible et tellement indépendant à la fois. Tergiversant d’un état à l’autre sans qu’on puisse le suivre. Portant en lui les secrets de toutes une vie ; portant en lui le silence d’une autre essence.

Personnellement, j’aurais utilisé une autre méthode.  
Il s’approche et dépose ses lèvres sur les tiennes. Un geste spontané tellement signifiant et insignifiant à la fois. Une façon de te faire parler ? Une façon de se libérer, une façon de s’échapper et de revivre encore une fois ce sentiment. T’embrasser dans une telle situation c’était comme embrasser le diable, comme embrasser Etsujiro. La drogue, l’alcool, cette figure indiscernable. Le tableau était plutôt bien reconstitué. Amoureux ? Loin de là. Ce serait une hérésie de dire que c’était le cas ; la douceur ne voulait rien dire c’était juste vos raisons qui s’étaient tuent durant un instant ; encore. C’était la liqueur qui vous montait rapidement à la tête.

Il se laisse retomber en arrière avouant que c’est le genre de chose qu’il aurait fait pour te faire avouer tes maux. En vérité, ce n’était pas le genre de chose qu’il aurait fait : c’était ce qu’il venait de faire & en même temps il s’était égaré ; rougissant comme une enfant, réalisant la portée de son acte. Tu te redresses et remplit de nouveau ton verre que tu te ne tarde pas à descendre aussi rapidement que le premier. Il te brûle la gorge à tel point que t’as l’impression d’avoir bu de l’acide, mais tu ne bronches pas pour autant. Il te supplie alors d’oublier. Tu fixes le fond de ton verre et fait tourner le liquide à l’intérieur.

- Très bien, j’oublierais. Tu termines ton second verre et le repose à sa place initiale.Cependant, saches que ce n’est pas une bonne méthode pour faire…parler. C’est avec un léger sourire que tu te ressers.

Il ose de nouveau poser son regard sur ta personne et s’amuse à te toucher le visage.D’ailleurs … A quel James suis-je en train de parler ? Tu colles tes lippes contre la paroi froide de ton verre après avoir prit une énième gorgée. Vais-je revoir le James que j’ai toujours connu un jour ? Question des plus absurdes. Le James qu’il connaissait avait beau avoir disparu, ça ne voulait pas dire que tu étais pour autant quelqu’un d’autre, c’était juste une autre de tes facettes. Il n’y a qu’un seul Winchester & c’est toi.

Crois-tu qu’il pourrait y avoir une entente entre ce nouveau James et ce nouveau Byakuya ici présent ?
Tu fais silence. Tu te débarrasses de ta boisson et pose ton regard dans celui du blond. Une entente ? T’en doute sérieusement. Il n’y a jamais eu d’entente entre vous, tout comme il n’y a rien de nouveau en vous. Vous n’êtes plus que le reflets de vos anciens démons. Non. Décidément, vous n’avez pas évolué, ce soir là vous avez régressé en tout point. Ta voix se fait douce et grave, presque trop tranquille tandis que tu sembles avoir noyer ton cœur. Tu attrapes son poignet son petit jeu de main commençant à t’agacer.

- Nouveau ? Ne me fais pas rire. Il n’y a rien de nouveau en nous. J’ai jamais entendus de telles conneries. Je vais t’apprendre une chose, tu te penches alors de nouveau vers ton interlocuteur ; tu glisses ta main glacée par la douche que tu venais de prendre derrière sa nuque et tu le tires vers toi. Tu l’embrasses. Encore. Toutefois cette fois tu ne te limite pas au simple baiser déposer sur les lèvres, tu vas doucement plus loin allant jusqu’à l’embrasser langoureusement. Un baiser ne signifiait rien. Il ne signifiait pas plus que des mots & des promesses dites en l’air. Il l’était rien d’autre que l’acte d’un homme. Tu rompt alors ce baiser à ton tour, quittant ses lèvres que tu commençais étrangement à trop connaître encore une fois.

-Un baiser se fait pour obtenir silence, pas des aveux. Annonces-tu tout bas en soufflant à son oreille. Il ne te ferait pas parler de la sorte & toi tu avais fait taire toutes ces conneries qu’il avait pu te sortir de la sorte. Toutefois, reprends-tu soudainement. Je te demanderais de ne pas oublier. Contrairement à ce qu’il avait pu te demander. Tu ne veux pas fuir ? Alors ne fuis pas jusqu’au bout, tu le forces alors à glisser en arrière t’imposant à lui. Ou alors tu aurais du fuir dès le départ, dès que je t’ai dit de le faire.

Mais évidemment, tu ne m’écoutes jamais.