bricol

D117   /   Kurt   /   49 ans   /   Lengnauer   /   Monteur sanitaire

Je traverse la place centrale lorsque mon regard est attiré par un homme qui porte un t-shirt portant l’inscription « THAILAND » au-dessus d’éléphants et un couvre-chef soutenant l’équipe suisse. Drôle d’assemblage, me dis-je en l’approchant.

« Je porte toujours un chapeau » m’explique Kurt. Le t-shirt, il l’a choisi au hasard. C’était le premier sur la pile. Il lui a été offert par un ami.

Né à Dotzigen, Kurt a fait un apprentissage de scieur dans une entreprise régionale. Dès son plus jeune âge, il a toujours aimé bricoler avec le bois. Concrètement, son métier ne consistait pas à se rendre en forêt, mais à couper le bois pour le transformer en planches, palettes ou autres. Après 15 ans dans la même société, il a demandé une augmentation salariale. Lorsqu’on la lui a refusée, il est parti. Il a rapidement trouvé une place à la Reuchenette, dans une fabrique de papier.

Cinq ans après, son premier patron est venu le rechercher en lui proposant un meilleur salaire qu’auparavant. Il se souvient : « Il est venu vers moi en me disant qu’il avait besoin d’un vrai travailleur ». Kurt a accepté de retourner travailler pour lui. 14 ans plus tard, l’entreprise a toutefois dû fermer ses portes. Polyvalent, Kurt a rapidement retrouvé du travail, d’abord dans les petites canalisations, puis dans le sanitaire, domaine dans lequel il travaille depuis une année.  « Un job polyvalent qui est passionnant » tient-il à souligner.

Récemment, il a eu un accident. En voulant couper un tapis, il s’est taillé le pouce. S’en est suivi un congé-maladie d’un mois. Il reprendra son travail demain et il s’en réjouit : « C’est amusant les quelques premiers jours de congé, mais rapidement on ne sait plus quoi faire de son temps ».

Il est heureux car tout va bien, ne prend pas de résolutions, mais prend chaque jour comme il vient et ne souhaite pas donner de conseil particulier. « Je ne suis pas un grand parleur » s’excuse-t-il.

Il y a longtemps, la jolie ennuimalin m’a tagguée sur un truc plutôt compliqué et qui consistait à dire cinq choses qu’on aime chez soi. Comme je suis pas réputée pour être une pro dans ce domaine, j’ai un peu laissé pisser. Mais aujourd’hui, je suis tellement remontée, je me lance le coeur joyeux parce qu’il était temps que je sois plus sympa avec moi-même :

1. je suis bricoleuse : mon grand-père a toujours été un homme pragmatique. tous ses petits enfants, garçon ou fille, devaient impérativement apprendre à pêcher, chasser, et bricoler. niveau pêche, j’étais pas top mais j’aimais bien, ça me détendait, chasser, disons que niveau fusil je saurais dégommer des zombies en cas d’apocalypse donc j’estime que la mission est remplie, mais là où je pète tous les scores c’est en bricolage. pour te la faire courte je suis ron swanson chez casto and i know more than you. très sincèrement, si j’avais pu partir en cap menuiserie, putain qu’est-ce que je l’aurais fait.

2. je suis intéressée par n’importe quel sujet : mais genre hardcore. tu peux me parler d’aliens, passer à la politique, t’arrêter sur le tricot, repasser sur la valse en autriche au 19eme,  j’écoute tout  ce que tu me diras et tu peux être certain que je serai sincèrement intéressée parce que tu racontes. juste parce que j’aime apprendre et aussi parce que j’aime bien voir les yeux des gens s’illuminer quand ils me parlent de leur passion.

3. j’ai le coeur sur la main : alors je tiens à préciser que c’est pas moi qui le dis en fait mais ma mère, genre à ses yeux c’est ma qualité n°1. alors ça se voit pas trop comme ça de prime abord (surtout parce que je passe environ 99% du temps à faire la gueule) mais je dois dire quand même que je suis pas avare quand il s’agit d’aider ou d’écouter. peu de gens ont le courage de dépasser les apparences, ils me disent que je suis froide ou d’autres trucs moins sympas et parfois, je me perds un peu dans leurs critiques. donc j’aime bien me rappeler que je ne suis pas toujours un monstre.

4. je n’aime pas faire la cuisine (rien à voir avec le féminisme) : alors oui, c’est bizarre d’aimer ça chez soi ou de voir ça comme une qualité mais honnêtement, quand je regarde comment les gens se branlent sur des recettes de cuisine ou les crises que certains peuvent faire s’ils ne hachent pas eux même la viande de leur burger (que voulez vous, les problèmes métaphysiques de l’homme du 21eme siècle), je me trouve hyper cool d’en avoir rien à foutre de topchef. en revanche j'adore préparer les barbecues. une grosse pièce de boeuf, on ne laisse pas ça dans les mains d’un apprenti cuisto qui se croit raffiné parce qu’il fout des radis sur une tartine de pain. 

5. je suis contente de pas être trop nulle pour un truc artistique, aka l’écriture : en fait je dis plutôt ça parce que durant toute ma vie, on m’a toujours complimenté sur mes travaux d’écriture. alors je dis pas que je me prends pour un génie ou quoi que ce soit, me fais pas dire ce que j’ai pas dis, mais j’aime bien voir que je peux créer un peu d’émotions chez les gens grâce à mes écrits, quand je fais les choses vraiment sérieusement.

Choisir la vie, choisir un boulot, choisir une carrière, choisir une famille, choisir une putain de télé à la con, choisir des machines à laver, des bagnoles, des platines laser, des ouvres boites électroniques.
Choisir la santé, un faible taux de cholestérol et une bonne mutuelle, choisir les prêts à taux fixes, choisir son petit pavillon, choisir ses amis.
Choisir son survet’ et le sac qui va avec, choisir son canapé avec les deux fauteuils, le tout à crédit avec un choix de tissu de merde, choisir de bricoler le dimanche matin en s’interrogeant sur le sens de sa vie choisir de s’affaler sur ce putain de canapé et se lobotomiser au jeux télé en se bourrant de McDo.
Choisir de pourrir à l’hospice et de finir en se pissant dessus dans la misère en réalisant qu’on fait honte aux enfants niqués de la tête qu’on a pondu pour qu’ils prennent le relais.
Choisir son avenir, choisir la vie.
—  Trainspotting, Danny Boyle (1996)
madame patate+klimperei=lyon - 31 mai 2015

Madame Patate aime bricoler des mélodies dans sa chambrette depuis belle lurette. Klimperei est un vétéran de la musique underground française. Depuis qu’ils se sont rencontrés en 2007 pour un concert improvisé, ils ont décidé de trouver régulièrement des prétextes pour mélanger leurs univers sonores. Tous deux sur le label InPolysons, ils reviennent tout juste d’une mini tournée au Japon qui leur a permis d’enrichir leur petit théâtre audio de quelques nouveaux morceaux et comptines qu’ils viendront partager avec nous.

voir http://www.fanzinecamping.cool/images-sons.php?filtre=concerts

Ça c'est fait! 1er shooting photo en duo avec @bricol_girl sous l'objectif du photographe @dominiquerolland ce matin!
La météo n'a pas été très clémente avec nous mais ça ne nous a pas arrêté! Hâte de voir le résultat!
#dominiquerolland #shooting #photographe #model #photomodel #pluie #broceliande #forêt #ilpleutilmouillecestlafetealagrenouille #duo #aftershooting #backstage

Moi aussi j’aurais besoin d’une intervention. Qu’on soulève mon capot pour y bricoler 2-3 trucs…
(Toujours trop tantrique hein…?)

Bricoloman

Barnabé Chaillot bricole … mais génialement contrairement à nombre de bricoleurs. Fabriquer sa propre élolienne ET son générateur, ses pièces alu sans imprimante 3d hors de prix et en recyclant des canettes et tout un tas d'autres choses. Son graal est la liberté de produire ce qu'il veut à coût très bas avec du simple jus de neurones.

Un atelier et des toilettes sèches.

C’est en Corrèze que Fred, élagueur/charpentier a construit sa cabane.

Présentation :

Il s’agit d’une cabane, enfin un peu plus en fait, car c’est un atelier et des toilettes sèches.

Un atelier en Robinier :

C’est un petit atelier accroché à la colline, on y vient en tyrolienne mais aussi à pied… par les airs ou le long d’un chemin forestier, à flanc de vallon départ des gorges de la Dordogne.

Il n’est pas très grand, c’est sûr, mais il est suffisant pour préparer quelques pièces de bois, et bricoler.

Des toilettes sèches :

Ce n’est pas un problème de laisser la porte ouverte dans les toilettes sèches de Fred, les seuls qui pourraient être dérangés sont les chevreuils qui passent en pleine journée dans le fond de vallon. C’est vous dire si l’endroit est calme.

Voici la vu des toilettes : (enfin là où les chevreuils font leur gagnage…)

La galerie d’images :

La cabane de Fred Un atelier et des toilettes sèches. C'est en Corrèze que Fred, élagueur/charpentier a construit sa cabane.
Pissenlits

        Mardi en arrivant au boulot, je zieute mon portable, l'icône « messages » est là. C'est un homme qui depuis la veille me tient compagnie, me demande si j'ai passé une bonne nuit. Ça suffit à créer l'illusion d'un petit ami. Avec le site de rencontre, je me bricole une version handmade du logiciel Her ; et comme alimenter une conversation par mail avec un être que je ne connais pas m'ennuie prodigieusement, je n'en reste jamais qu'à une petite surface de présentation – là où ils sont encore pleins d'attention. Ainsi, les conversations sans cesse esquissées sont toujours répétées, par ceux qui ne constituent au final qu'un seul et même cataplasme éthéré.
           Cette semaine, je suis dans le groupe des Verts. Parmi eux, Gaëtan est laissé en totale liberté : le mot d'ordre est de ne rien lui demander (sous risque de le voir exploser).
          Après le déjeuner, nous sommes dans la cour de récré. Ce mercredi, Gaëtan statique, adossé sur le côté, regarde les autres tourner. Je suis assise au soleil sur une chaise. Nous avons développé l'art de nous observer sans nous regarder, et, après un long temps d'immobilité, il s'ébranle et commence à marcher. Sa trajectoire le mène jusqu'à moi et, sans qu'un mot ou un regard ne soit de part et d'autre donné, il se hisse sur mes genoux. Il passe son bras autour de mon cou, sa main atteignant mon épaule, s'y aggripant enfin ; pendant que mon bras gauche passe au-dessus de ses jambes pour enserrer la hanche. Mon autre main passe dans son dos, enveloppe sa taille. Nous restons un long temps ainsi, sans commentaire. Je me sens emplie de reconnaissance, d'avoir été élue par lui, comme un lieu dans lequel se placer ; lui dont la présence bien que constante, ne cesse de se défiler quand on tente de l'attraper.
          Le matin encore sur mon portable, un message attentionné de celui que je n'ai jamais rencontré. Mais le stratagème pour tromper mes affects ne fait déjà plus effet : soit qu'il en ait déjà trop dévoilé (je n'arrive plus à me cacher qu'on ne pourra pas s'accorder), soit que je sois dégoûtée par ce leurre désincarné que je lui fais jouer. Et puis la veille connectée, je m'étais vue coexister avec celui que j'ai charnellement rencontré avant qu'il ne se diffracte en photographies, pitch de présentation et mots à la suite. Pendant des heures il est resté là à chercher, pendant que j'entendais de plus en plus distinctement le terrible bruissement des bavardages vains qui s'échangent dans cet espace sans fin.
          Sur cette chaise au soleil, l'adolescent et moi creusons l'un pour l'autre une bulle de silence. Au centre, pas de son ni d'image, mais de pures sensations. Je le sens près de moi comme je le sens au bout de mes doigts. Lorsqu'il tourne la tête pour regarder les autres, ma nuque se réjouit de ce mouvement ; et quand c'est moi qui la mets là, je suis emplie du plaisir qu'il tolère mon mouvement. Il partira sans un regard quand on l'appellera ; plus tard il m'offrira des fleurs et, pris dans un élan miroir, m'embrassera.

L'affaire Thomas J - 19

L'affaire Thomas J - 19: les toits de New New-York #SFFF #2042 aussi sur #Wattpad: http://w.tt/1yPVust

Après quelques déambulations dans la multitude de couloirs, Ils montèrent une sorte d’échelle bricolée de barres de fer qui sortaient du béton et sortirent par une trappe. Ils étaient sur le toit d’un ancien gratte-ciel de New-York, qui était entouré par la mer. Thomas était stupéfait par la vue : des tas de ruines de buildings émergeaient de l’océan, donnant un spectacle qui montrait que malgré…

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25.4.2015

KK-nissage

Hirlemann and Oliveri present the result of their Berlin residency, 12 new silk-printed posters about a mysterious theme……

“bon j'ai bricolé un truc vite fait tu m'a un peu pris de court, ou c'est moi qui n'est pas pensé à m'y prendre à temps, c'est pas grave. donc on peut dire que l'exposition n'aura rien a voir avec ce visuel, (voir même peut-être pas ce titre) c'est concept, l'expo qui change de nom et d'optique en court de route, tu peux pas comprendre, c'est de l'art.”

+ music, beers, ruhm, food etc…

19h00