Aura universelle


Depuis un peu plus de quinze ans, une théorie discrète est en train de révolutionner toutes nos connaissances sur la conscience humaine. Le Global Consciousness Project (Projet de Conscience Globale) est une expérience parapsychologique débutée en 1998 au sein de la prestigieuse université de Princeton, aux États-Unis. L’initiative, qui réunit scientifiques et ingénieurs, cherche à établir l’existence d’une activité énergétique universelle, grâce à un générateur aléatoire de nombres, un petit boîtier conçu au départ pour détecter les mouvements de pensées d’un cobaye. Après en avoir éprouvé l’efficacité sur une seule personne à la fois, l’appareil, baptisé Egg, est testé sur un groupe. On réunit une trentaine de personnes et on les invite à parler et à bouger comme bon leur semble. L’appareil de mesure, placé dans un coin de la pièce, ne réagit pas. Mais quand on demande ensuite au groupe de s’asseoir et de méditer ensemble, l’appareil semble capter une synergie et amorce une courbe. La découverte fait l’effet d’une bombe dans la communauté scientifique. Bientôt, des dizaines d’autres boîtiers Egg sont envoyés aux quatre coins du globe, de l’Alaska aux Fidji, avec une question précise : est-il possible de détecter un émoi collectif à l’échelle planétaire ? Les premiers résultats sont étonnants : lors des funérailles de Lady Di, les boîtiers enregistrent jusqu’en Chine une variation du champ psychique. 

A ce jour, 65 générateurs sont positionnés dans presque autant de pays, dont deux en France. Tous reliés en réseau, ils archivent en continu l’encéphalogramme terrestre. Chaque fois qu’un événement mondial se produit, des fluctuations sont enregistrées. Plus il est fort et médiatisé, plus elles sont importantes. L’informaticien Pierre Macias héberge l’un des deux Egg français à Toulouse : « Le flot de données des capteurs tend à s’éloigner des valeurs attendues lorsque se produit un événement public qui concentre les pensées et les émotions d’un grand nombre de gens. Le jour de l’attaque terroriste du 11 septembre 2001, la probabilité pour que les capteurs enregistrent une telle variation ”par hasard” fut de l’ordre de 1 pour 1 million… Nous ne savons pas encore comment expliquer ces relations subtiles entre des événements d’importance pour les hommes et les données obtenues mathématiquement, mais elles sont indéniables aujourd’hui. Ces résultats montrent à l’évidence que le monde physique et le monde de l’esprit humain sont liés d’une relation encore inconnue ».

Source : http://www.inrees.com/articles/Egregore-conscience-partagee/

photo : http://jampasmandala.wordpress.com/2014/06/16/shakyamuni-buddha/

« J’ai compris que le bonheur, ce n’est pas de vivre une petite vie sans embrouilles, sans faire d’erreurs ni bouger. Le bonheur c’est d’accepter la lutte, l’effort, le doute, et d’avancer, d’avancer en franchissant chaque obstacle. »
Je me suis mis à aimer la mer il y a longtemps, déjà enfant, en lisant des livres. Et je l’attendais.
Jamais je n’ai éprouvé de joie plus grande que le jour où pour la première fois j’ai senti sous mes pieds bouger le pont d’un bateau. J’ai senti alors que s’accomplissait ce qui justement “devait s’accomplir”.
Je puis tout oublier, je puis cesser de tout aimer, mais il est une chose que je n’oublierai jamais, que j’aimerai toujours et je m’en irai dans l’au-delà avec un sentiment de tristesse en me souvenant
de cette chose que, peut-être, je n’ai pas su appréhender, posséder, dans laquelle je n’ai pas réussi à me fondre, que je n’ai pas utilisée, que je n’ai pas absorbée totalement - c’est-à-dire une plage de sable et la vague qui accourt. Qu’y a-t-il là de particulier? Je ne sais pas. Mais voilà qu’elle arrive, lève sa crête, et… oh! - elle soupire, jette au visage une odeur de poussière salée et s’effrite, comme morte. Mais voilà qu’à nouveau, quelque chose revient, soupire et, soit s’en retourne, soit meurt à nouveau… Est-ce la même? Non. Mais alors une autre? Non plus… Je ne connais pas de source de délices aussi inépuisable que ces soupirs de l’eau de la mer, que son rythme cosmique.
Elle est tout l’envoûtement, toute la profondeur, toute la joie et la douleur de l’être…
—  Leonid Andreïev (1871-1919)
Faudrait faire comme si tout allait bien.

Je suis une fille des 90’s. Je fais partie de cette génération née avec Internet. Et parce que nous sommes jeunes nous devons être heureux et fermer notre gueule. Mais ce n’est pas comme ça que je vois les choses. C’est justement parce que nous sommes jeunes que nous devons nous unir et nous devons changer les choses. C’est ensemble que nous serons forts : seuls nous ne sommes rien, ensemble nous sommes la force.

Vous savez, si j’écris ici, c’est avant tout pour pouvoir partager mes idées, qui sont communes à quelques personnes, mais aussi vous ouvrir les yeux sur la société, sur la politique. Car en effet, la société n’est pas représentée par l’état. Celui ci est dirigé par de nombreux hommes et femmes politiques sortis de l’élite de la population : ceux qui ont pu faire de grandes études dans des écoles renommées et privées, ceux qui ont toujours tout eu servi sur un plateau d’or. Ils n’ont jamais vraiment été confrontés à la dure réalité qu’est la vie. Quand nous sortons de milieux modestes (ou même pire encore) nous avons pu avoir des difficultés à franchir : certains ont pu avoir la peur de ne pas savoir ce qu’ils pourraient manger le lendemain, ou où ils allaient bien pouvoir passer la nuit, nos parents ou bien nous mêmes avons dû travailler pour pouvoir s’offrir quelque chose, on s’est vu se refuser des choses par manque de moyen. Nombreux sont ceux qui n’ont pas toujours eu un toit. Nombreux sont ceux qui sont rejetés de la société. Nombreux sont ceux qui n’ont pas connu la joie de pouvoir partir en vacances, de voyager. Nombreux sont ceux qui n’ont pas connu le luxe d’avoir toutes les dernières « modes ». Tous ceux là se reconnaîtront. C’est ensemble que nous devons agir car c’est comme ça que nous arriverons à faire bouger les choses.

Nous sommes censés être dans une démocratie mais je trouve que celle-ci disparaît de plus en plus. Où trouvez-vous que la volonté des citoyens est respectée ? Est-ce que vous trouvez à un seul moment que la volonté générale est écoutée ? Non, je ne crois pas, pas à un seul moment. On essaie de camoufler les projets de l’état avec des projets qui ne devraient même pas être discutés. Vous savez ceux qui font partie des droits fondamentaux. Oui je parle bien du mariage pour tous. En quoi ce droit devrait être contesté ? Les médias en ont fait tout un patacaisse pour à côté ne pas parler du projet de l’accord TAFTA (pour une définition c’est ici).

Ce qu’on ne dit pas sur TAFTA c’est que ce projet permettra au boeuf aux hormones et aux OGM venant des Etats-Unis d’être vendu à meilleur prix dans les grandes surfaces. Mais que deviendrons nos petits paysans qui font passer la qualité avant tout ? Comment feront-il pour continuer à vivre de leur passion ? Parce que oui pour être paysan de nos jours, c’est avant tout une passion tellement ce métier est difficile et pas très rentable. Et je parle en connaissance de cause. Etant fille d’agricultrice je sais ce que c’est de vivre avec le minimum de moyen. Mais au moins grâce à ça je sais ce qu’est le respect de la nature. Bientôt à cause de cet accord trans-atlantique tous nos agriculteurs mourront. Bien sûr ici je ne parle bien évidemment pas de l’agriculture industrielle; celle-ci rapporte beaucoup trop d’argent pour mourir de sitôt.

Je peux d’ailleurs vous citer ici l’usine des mille vaches. Vous savez ce que c’est ? C’est un endroit où serons entreposées 1000 vaches, pas moins, peut-être plus. Celle-ci ne verrons jamais le jour et auront des tuyaux reliés à leur mamelles pour leur retirer leur lait tous les jours. Mais ce n’est pas tout ! Elles auront aussi des tuyaux branchés à leur trou du cul (non je ne mâche pas mes mots) pour qu’elles chient dedans et pouvoir prendre tout leur méthane (vous savez ce gaz que certains animaux produisent). Ce méthane il servira à quoi ? à produire de l’électricité, à produire du fric. Déjà, de un, ce n’est pas très écologique; mais en plus de ça, c’est complètement inhumain d’enfermer des animaux comme ça. Les pauvres ! Ces vaches n’ont rien demander, elles sont justes nées au mauvais endroit, au mauvais moment. Mais cette usine à vache n’est pas qu’une question d’humanité. C’est aussi une question de concurrence. En effet, le lait produit là bas sera le moins cher sur le marché et il ruinera les véritables agriculteurs. Oui par véritable j’entends bien sûr ceux qui respectent leurs animaux, ceux qui les aiment et les élèvent. L’usine des 1000 vaches a engendré de nombreux mouvements qui remettaient en cause cette « ferme ». De nombreuses actions ont été menées : démontages des locaux, tags sur les routes y menant, etc. Et des personnes ont été condamnées. Pourquoi ? Parce qu’elles étaient contre ce projet totalement inhumain et irrespectueux! Elles ont 2 à 5 mois de prison ferme pour des projets pacifistes. C’est pas non plus comme s’ils avaient tué quelqu’un. Ce procès s’est déroulé à Amiens le 28 octobre; c’est à dire il y a deux jours. Je peux dire : j’y étais! J’y étais pour soutenir ces innocents, mais aussi pour faire le procès de « l’agriculture industrielle », si on peut l’appeler agriculture.

Une des personnes condamnées, c’est un étudiant de mon âge. Je peux vous dire que j’ai tellement pu m’identifier à lui. C’est quelqu’un que je respecte au plus haut point. Il a su agir, il a su revendiquer ses idées et il est condamné pour ses actions! Mais où va le monde ?! Je vous le demande! Ce monde d’égalité n’est en rien un monde de justice ! Le slogan de la France est censé être « Liberté, égalité, fraternité ». Sa liberté d’expression n’est pas respectée, son égalité face au patron de cette « ferme industrielle » elle n’existait pas, la fraternité si nous ne savons même pas être humains elle ne peux pas exister.

La planète nous héberge. Nous la remercions comment ? En lui faisant du mal avec la pollution, la maltraitance des animaux. Viendra un jour où elle nous le rendra. Et ça commence déjà. Vous n’avez pas remarqué que le nombre de catastrophes naturelles s’est accrus ces dernières années, que les saisons s’intervertissent (nous avons des été froids, des automnes chauds, des hivers sans neige, des printemps avec neige). Si vous ne voulez pas voir que tout ça c’est notre faute, à nous humain, je ne sais pas comment je peux vous le faire comprendre.

En clair, cette société sera bientôt gouvernée par une élite, mais pas que. Les grosses industries auront aussi leur part de pouvoir, et ce ne sera pas une petite. Les droits fondamentaux en viennent même à être discuter. La planète n’est plus respectée alors que c’est notre hôte. Il faut que nous changions les choses, ensemble!

Je ne sais même plus ce que j’attends. Je sais juste que j’attends, je suis la plantée incapable de me bouger. Rester à attendre en pleurant, en faisant rien, j’attends quoi ou qui je ne sais même plus. Mes pensées sont embrouillées mais il y a une chose que je suis sûre c’est que je t’attends. Pathétique d’espérer? Et bien oui je suis pathétique mais je ne suis pas du genre à baisser les bras quand nous touchons le bas. Je veux me battre mais seule c’est impossible.

Merci d’avoir toujours été là, même les fois où j’tai demandé d’te barrer, tu m’as toujours retenue, merci d’ce que tu es, merci de m’avoir complètement chamboulée du bon côté, merci d’exister. Tu t’rappelle quand tu m’as connu? J’étais qu’une gamine perdue, avide de décadence, j’faisais pas la différence entre l’bien et le mal, j’mauto-détruisais, j’criais sur tous les toits que l’amour c’était dégueulasse et qu’ça puait la dépendance…puis t’es arrivé. T’es arrivé, et t’as tout changé rien qu’avec tes mots, rien qu’avec toi, tout c’que t’es, tout l’bonheur que tu procure dans tes regards, juste toi, t’es arrivé et j’avais envie d’arrêter mes conneries et d’me bouger l’cul.

Quand aujourd’hui pour moi, c’était : remettre à jours mes Lettres de motivation et mes CV ! …

… Comment se rappeler en deux secondes qu’aucun employeurs ne m’a rappelé depuis mon derniers entretiens il y a 2 mois… *Soupir*

Et comment se prendre en pleine face qu’il ne me reste que 4 mois d’Allocation Chômage, avant d’être dans le merde TOTAL ! *Fuck off* *I’m discouraged*

*Fais chier* *Not motivated* *Je hais être au chômage* *Vas falloir se bouger le cul là !* *Allez lààààà les employeurs, faites pas vos vilains* *I need a miracle… NOW !*

Ce travail sur l’œuvre de Samuel Beckett, dont la gestuelle et l’atmosphère théâtrale sont en contradiction avec la performance physique et esthétique du danseur, a été pour nous la base d’un déchiffrage secret de nos gestes les plus intimes, les plus cachés, les plus ignorés. Arriver à déceler ces gestes minuscules ou grandioses, de multitudes de vies à peine perceptibles, banales, où l’attente et l’immobilité “pas tout à fait” immobile laissent un vide, un rien immense, une plage de silences pleins d’hésitations. Quand les personnages de Beckett n’aspirent qu’à l’immobilité, ils ne peuvent s’empêcher de bouger, peu ou beaucoup, mais ils bougent. Dans ce travail, à priori théâtral, l’intérêt pour nous a été de développer non pas le mot ou la parole, mais le geste dans sa forme éclatée, cherchant ainsi le point de rencontre entre, d’une part la gestuelle rétrécie théâtrale et, d’autre part, la danse et le langage chorégraphique.
—  Maguy Marin sur MayB

#Jean #Christophe #Bahebeck : “Tu ne peux que progresser avec de tels joueurs à l’entraînement. Il y a une telle exigence, du travail, toujours du travail pour progresser. Même si les gens pensent qu’on travaille différemment pour affronter #Lorient ou #Barcelone, il y a la même exigence de la part de ces grands joueurs. J’ai beaucoup de respect pour ces gens-là, mais à l’entraînement ils veulent du contact, ils veulent se faire bouger et pour leur montrer mon respect je dois aller au duel. Que se soit #Zlatan #Ibrahimovic ou #Thiago #Silva, ils me donnent des conseils. Par exemple, #David #Luiz quand il défend sur moi à l’entraînement, il m’explique des feintes que je pourrais faire, ce qui pourrait les mettre en difficulté. Grâce à eux, je progresse tous les jours. Physiquement, on se sent de mieux en mieux et, grâce à ça, on enchaîne 3 victoires d’affilée et on réduit l’écart avec #Marseille. Même si on enchaîne quelques matchs nuls, on ne perd pas, on est costaud. Pour moi, désormais, la machine est lancée.”
#PSG #Paris #TeamPSG #IciCestParis #AllezParis #ParisestMagique by psg.family http://ift.tt/1tgIEyJ

Il m’est très facile de me fatiguer… un dimanche en bien trop de photos et de mots


Dimanche matin, cloches dans un bleu intense ourlé de rose.

La lumière qui vient, les brebis qui ne se cachent plus, la douceur qui s’installe lentement et mon gros chandail et mon pantalon de velours…

une petite heure, avant leur déjeuner, dans le salon du groupe, dansé quelques instants pour eux, avec la fille de la bande, très mal mais ça n’avait aucune importance, avons reçu indifférence ou cris de joie selon les caractères… nous étions légèrement et joyeusement complices.

Après un déjeuner bricolé avec les maigres ressources de la supérette locale.. une envie de bouger, de me fatiguer un chouya, et rapidement la sensation que cela serait trop facilement atteint, peu vaillante étais, alors une marche flâneuse, des arrêts pour tourner sur moi-même de croupes en creux, en croupes, en ombre, en pré étincelant…

passer par l’établissement appelé l’horizon, en regrettant, brièvement, de ne pas pénétrer sur son terrain, et que ses entours soient maintenant construits, en me souvenant de la visite, longues années il y a, au moment du choix de cet emplacement et des vues extraordinaires qu’on en a en tournant sur soi même presque à cent quatre vingt degrés, d’avoir suivi de loin l’élaboration des plans, de ces bâtiments bas étagés selon les courbes, réunis par des coursives pour éviter les sorties aux temps de neige – aimer ce que ne donnent pas les photos – de dépit en détruire celles qui voulaient le montrer, alors que tant d’autres gardées – l’ombre bleutée dans les replis des courbes, cette sensation fausse de précipices adoucis où sombrent les prés… et les lignes au loin, superposées, de plus en plus proches de la tonalité du ciel.

Tâtonner un peu, et puis trouver et m’engager sur la route du col de Trébatut, ressentir par réflexe conditionné un petit déclic dans les oreilles, sourire de moi, photographier la vache qui tenait à poser, hésiter à m’entretenir avec elle du sort de ses soeurs entassées par millier, 

et repartir sous le soleil de ce début d’après midi, dardé pesamment sur le goudron et la grosse laine de mon chandail, me dire que n’irai pas jusqu’au col bien entendu, ne pourrais pas, mais garder un petit élan de désir timide, un entêtement qui me pousse à repartir, cueillir et jeter petites fleurs de bords de route, échanger des bonjours et des oui il fait un temps superbe, chanceler, regarder, me garer pour laisser passer jeunes à motos, continuer…

quitter la route pour suivre, en surplomb sur sa droite, le chemin du petit patrimoine,

pied dans les caillasses, tournant lentement en grimpant doucement sur cette énorme épaule qui n’en finissait pas et qui anéantissait presque les vues, comme n’étant plus que promesses à venir au bout de cette courbe tendue, puis de celle là… jusqu’à croiser jeune vieillard dynamique me disant c’est très beau là bas, un peu plus loin…

rester plantée là un moment, piétinant des noisettes et des glands, après le passage de ce bel entrain, de ce pas de randonneur, secouer ma fatigue, lui dédier humblement mon admiration, et puis me souvenir que randonneuse ne suis pas, que l’idée au temps de ma jeunesse me sapait d’ennui, que ne suis qu’ancienne piétonne infatigable d’une ville qui n’est plus mienne, sur jambes qui ne sont plus miennes, 

et redescendre tout doux, tout doux, saluant un arbre étrange, les ronces, les troncs rouillés des petits chênes, les chardons, des ombelles ou des herbes qu’un rayon de soleil ennoblissait.. avançant de l’ombre d’un poteau à l’autre le long des prés 

quitter la route un peu avant le panneau du village pour prendre sur ma gauche jusqu’à un carrefour de petites routes et remonter vers l’établissement le plus récent, je crois, l’Aubrac à la recherche des ânes dont m’avait parlé avec fierté ma voisine qui est venue, elle, pour visiter l’un de ses résidents – tendre, et retirer, ma main vers des mures, sentir remonter mon enfance et penser en sage vieillarde au chien que je viens de croiser, monter au dessus des bâtiments, échanger des sourires, les ânes ne sont pas là…

revenir, suivie, dépassée, rejointe par le chien, lui expliquant que ne veux pas de lui, jusqu’au village, voir sur un bâtiment proche de l’église que le petit patrimoine est indiqué comme difficile et demandant quatre heures, et rentrer me poser, reprendre souffle et visage quiet, quelques minutes sous les voutes, avant de rentrer m’installer devant Arte et Picasso, jusqu’au crépuscule, un dernier balayage, ménage, tri de ce qu’emportais, léguais à voisine… nuit

j’étais arrivée à me fatiguer aussi totalement que le voulais, m’en faut peu… juste deux heures et demie ou un peu moins de marche musardeuse, et j’étais vacillante, sourire las et crâne vide 

matinée de lundi, lente préparation, contemplation des trainées de nuages, de leurs courbes qui semblait écriture étirée… piapiater avec voisine jusqu’à l’arrivée du taxi pour 

la grande gare de Banassac-la-Canourgue, trouver brave homme pour hisser mes bagages jusqu’au wagon haut perché descendre vers Béziers, en passant sous le pont de Millau et le trouvant bien plus beau, assuré et ailé, sous cet angle, voir les tuiles mécaniques, puis canals, faire leur apparition, changer rapidement, si évidemment maladroitement fatiguée avec valise et sac de draps, serviettes, pots de confiture etc… que des mains sont venues me suppléer, prendre un autorail confortable, et m’en aller vers Avignon, en grande conversation sur tout, la ville, son passé, les spectacles d’une troupe de bonimenteurs, avec un adolescent fin, souriant…. voir mon aimable, très grand, très sec, contemporain, grimacer soudain en prenant de mes mains ma valise 

et suivre, comme un automate, le chemin de l’antre, hisser le tout en haut du court et raide escalier, battre mes records de rapidité pour rangement, tri etc… et faire un gros dîner parce que faim avais depuis les toasts du matin…

mardi, lessive, départ sous ciel redevenu bleu (s’était ennuagé en mon absence) vers teinturier, halles, pour un petit marché, hors d’état de porter lourde charge, et puis vivre tout doux tout doux.

Me lio tanto intentando mover mis cosas por la red que al final acabo sin  ocuparme de mis fotos recientes…Así que para no seguir demasiado tiempo sin publicar algo vuelvo a meter mano al baúl de los recuerdos y sacando esta imagen del 2006 publicada  en sagitaire17 en el 2009….

Je m’embrouille tellement cherchant à faire bouger mes trucs sur le net qu’à la fin je finis par ne plus m’occuper de mes photos récentes…Pour ne pas être trop longtemps sans rien publier j’ai de nouveau farfouillé dans le coffre aux souvenirs en sortant cette image datant de 2006 publié sur sagitaire17 en 2009….

© Eric Lavergne - Todos los derechos reservados. No utilizar sin el acuerdo del autor. 

Halloween : Une playlist

Pour avoir les chocottes et en même temps bouger son cul.

Suicide - Ghost Rider

Queens Of The Stone Age - Little Sister

Nick Cave & The Bad Seeds - Stagger Lee

Iceage - White Rune

Swans - Oxygen

The Birthday Party - Nick The Stripper

Aphex Twin - Come To Daddy (Pappy Mix)

Death Grips - Black Quaterback

UNKLE - Lonely Soul

Moby - Come On Baby

Parquet Courts - Sunbathing Animal

Julian Casablancas + The Voidz - Off To War…

Joyeux cauchemars.

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Creepypasta : "Vous ne jouerez plus comme avant..."

par JokermanQC

Comme tous les soirs, j’étais devant mon écran, à jouer, à discuter, comme tous les soirs…

Mais je vais vous raconter ce qui m’est arrivé et ce pour quoi je ne veux plus être éveillé tard le soir…

En plein jeu, en pleine partie, le casque sur les oreilles, le clavier et la souris sous mes mains, dans un état quasi euphorique à l’idée d’en finir avec ces adversaires. Après des heures sans bouger mis à part mes mains et mes doigts, mon corps me grattait et se bloquait.

La partie se terminait, j’ai envoyé mes félicitations aux joueurs adverses et relançai une partie malgré la douleur et la fatigue. Pendant la recherche, j’ai décidé d’aller prendre un verre d’eau. Je me suis levé et étiré, j’ai pris mon courage à deux mains et je me suis dirigé vers la cuisine. Sans faire un bruit et sans allumer une lumière, j’ai ouvert mon réfrigérateur doucement, j’ai jeté un œil à l’intérieur à l’affût de nourriture, et après un certain temps, j’ai pris la bouteille de soda et j’ai rejoint ma chambre.

La porte fermée, la partie trouvée, j’étais prêt à me relancer pour quelques heures de jeu. Il me fallait un coup d’air frais avant cela, j’ouvris ma fenêtre qui donnait sur la rue dans laquelle je vivais depuis mon enfance. Elle était typique, avec toutes ses habitations collées et ses routes délabrées. Elle était longue et bien éclairée par une multitude de lampadaires.

J’étais là, à rêvasser des étoiles. Le lampadaire, en bas de chez moi, clignotait depuis quelques jours mais cette nuit là, la lampe avait grillé. Cela ne m’a guère surpris. Mes sens recouvrés, j’ai refermé la fenêtre et je me suis assis devant ma télé. J’ai mis mon casque et j’ai commencé à jouer tel un acharné.

Par simple réflexe, je me suis retourné, sans savoir précisément pourquoi. Bien sûr, derrière moi, il n’y avait rien. Seulement mon mur avec ce grand poster de New York et mon lit contre, défait. J’ai esquissé un sourire puis je suis revenu à l’écran et au moment même où mes yeux ont fixé l’écran, j’ai entendu dans le casque un battement inhabituel. Une nouvelle fois, je me suis retourné mais il n’y avait évidemment rien, je me suis dit que la fatigue me jouait des tours.
Alors que je finissais, mon jeu s’est interrompu d’un seul coup, ce qui eut comme effet de m’énerver. J’ai pris ma bouteille de soda et j’ai bu alors plusieurs grosses gorgées.

J’ai eu mal à la gorge un bref instant et je me suis calmé doucement. J’ai arrêté l’ordinateur puis l’écran, je me suis étiré quelques minutes, cela me faisait du bien. Je voulais dormir, mais bizarrement, je ne le voulais pas non plus. Je suis donc retourné à ma fenêtre et je l’ai ouverte, j’ai pris un grand bol d’air frais…

Juste avant de m’apercevoir qu’une silhouette se tenait dans l’ombre oppressante formée à cause du lampadaire éteint. J’ai fermé les yeux et secoué la tête, et je les ai rouverts: cette silhouette s’était volatilisée.

Malgré cela, des frissons me caressaient la peau tandis que mes membres pétrifiées arrivaient à trembler. J’ai reculé légèrement afin de fermer ma fenêtre, à peine fermée que l’ombre est réapparue dans l’obscurité avec cette fois un détail qui m’a ôté le souffle. Ses yeux, je pouvais les voir, il étaient blancs, un blanc angélique. Je ne pouvais quitter cette chose du regard, au travers de ma fenêtre, ces yeux me fixaient tel un chasseur sa proie. D’un seul coup cette ombre s’envola vers moi. J’ai sursauté, j’ai relevé mon visage de mon bureau. Je m’étais assoupi devant ma télé, encore allumée. J’ai soufflé puis souri mais, par instinct, j’ai regardé dehors pour n’y voir que désert et mon lampadaire éteint.

Soulagé, j’ai souri. Ne voulant plus dormir après cet événement, j’ai lancé un jeu censé faire peur, afin d’oublier mon cauchemar et certainement en faire d’autres. J’avançais dans le long couloir sombre, ce jeu était sombre. Le point unique du jeu est que l’on contrôlait non pas un survivant mais le tueur lui-même. Au loin dans ce que je pensais être un couloir s’allumaient de plus en plus de lumières à intervalles réguliers. De mieux en mieux éclairé, ce couloir se transforma vite en une rue qui me semblait familière.

Mon ventre s’est serré, mes mains et tout mon corps recevaient des sueurs froides, je tremblais. J’ai appuyé sur le bouton d’arrêt mais rien ne se passait, mon personnage que je contrôlais regardait vers une fenêtre… Ma fenêtre.
Les larmes aux yeux, j’ai regardé à mon tour. Je la voyais, cette silhouette , elle s’approchait doucement tout en regardant dans ma direction. J’ai décidé de débrancher mon écran et mon ordinateur, tout est resté allumé. Rapidement, j’ai pris mon écran et je l’ai fracassé sur le sol, ainsi que ma tour. De retour à la fenêtre, je n’ai plus vu plus l’ombre. Apaisé sans vraiment l’être, je me suis mis dans mon lit, la couette jusque sur le cou, la lumière allumée.

Mon ampoule clignotait finalement à son tour, celle de la rue faisait cela depuis quelques jours. Était-ce un hasard?

Je ne peux vous dire que si vous lisez ce message, je serais ou ne serais pas mort. Puisque moi même je ne le sais pas.
Si vous voulez en savoir plus, venez au 1405, Senkrad Avenue, Ohio.

Oserez-vous?
Je n’ai jamais habité ici…

Quelque chose n’est pas normal. Il se déplace avec… Oui… il se déplace avec les fils et les réseaux… L’électricité est sa vie…

Oh mon dieu… Je suis désolé… Je vous ai… Je vous ai envoyé cet E-Mail. Fuyez.