Göğü gördüm imkâna tutuldum düşü sevdim
dalıp çıkmalarım “orda bir şey”e dönüktü
kaç kez bir şey, başka bir şey
sıçradım hem yittim
hem belirlendim
derin durdum, teknenin altına girdim
sarstım
sarsıldım vuruşun gitgide usta vuruşuydu
sustum düşe düştüm
senin mi kan, yaralarımdan mı
hey kaptan
ne balinayım ben şimdi inadı içinde
ne senin mavi balinan
—  Gülten Akın
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Une douce balade en scooter pour flâner dans les rizières de Sidemen et découvrir un vert parsemé de rose, mauve, rouge et bleu… Ici les rizières côtoient les champs de fleurs, qui colorent ensuite les marchés. Les Balinais les achètent pour les offrandes et elles finissent délicatement posées derrière une oreille…

Ubud…
Je me fait aborder par un type à la peau noire burinée, portant sarong rouge et blanc et chemise à manche courte, tandis que je sors du Pura Taman Kemuda Saraswati, un peu perdu dans cette ville dans laquelle je n’arrive pas à me repérer. Il me dit que ce soir il y a un spectacle de kecak, « fire dance ». Toujours un peu sur la défensive, je regarde sa brochure et lui demande un peu en quoi ça consiste, mais il ne me dit que « fire dance ». J’ai lu avant de partir qu’il ne fallait pas venir à Ubud sans voir au moins un de ces fabuleux spectacle de danse ou de chant balinais. Évidemment, ce sont les touristes qui profitent essentiellement de ces exhibitions, mais en y regardant de plus près, on voit à quel point les Balinais sont fiers de perpétuer une tradition ancienne et pour ceux qui font partie des troupes de danseurs et de chanteurs, c’est une véritable passion qu’ils partagent généralement avec un autre emploi la journée. J’ai pris un taxi le lendemain du spectacle et le chauffeur, lorsqu’il m’a demandé ce que j’avais fait la veille, m’a dit qu’il faisait partie de la troupe dont j’avais assisté à la représentation. J’en ai profité pour lui demander pourquoi il faisait partie de cette troupe et il s’est montré intarissable sur le sujet.
Le coquin réussit à me vendre un ticket pour m’y rendre. Il m’explique vaguement comment trouver le temple. Le soir venu, je m’y rends en pensant être large sur l’horaire, mais c’était sans compter que les estimations de distance qu’il m’avait fourni s’avéraient un peu optimiste. Je finis par cavaler un peu pour ne pas rater le début. Je finis par demander mon chemin, pas très certain de l’endroit où je me trouve. Tout le monde ici connaît le kecak qu’on ne joue qu’au Pura Dalem Taman Kaja.

Voir un spectacle de Kecak est une expérience hors du commun. S’inspirant des textes du Ramayana, ces ensembles ne sont composés que de chanteurs, une centaine environ, scandant des chants enivrants où le thème principal est chanté au rythme des “tchakatchakatchakak” qui ont donné le nom au genre. Il y est question de singes engagés dans une lutte contre un démon, tout cela autour d’une colonne où sont allumés des feux. Comme dans toutes les cérémonies, un prêtre vient bénir les chanteurs avant de commencer. Tandis qu’ils chantent, les hommes exécutent des mouvements saccadés, tantôt assis, tantôt allongés. Dans un prochain billet accompagné de vidéos, je parlerai plus précisément du déroulé du spectacle.

C’est le seul type de représentation dans lequel il n’y a aucun instrument, et étonnamment, je me suis rendu compte que certains spectateurs sont sortis avant la fin. Au début, je me suis dit que cela ne devait pas être à leur goût, mais je me suis rendu compte que les ritournelles agissent fortement sur l’état de conscience et que certains des chanteurs étaient en transe. La rythmique répétitive est un des éléments qui permet de modifier l’état de conscience dans les rituels chamaniques et j’imagine parfaitement que certaines personnes puissent être irritées par les chants, comme on peut l’être parfois au son répétitif d’une percussion.

Voici ici quasiment l’intégralité du spectacle à l’écoute pour s’imprégner de cette ambiance si particulière à la lumière de quelques torches, par une belle soirée nuit balinaise.

Bénédiction des chanteurs par le prêtre

Danseuses

Danse du démon. Le maître de cérémonie est juste à gauche de la colonne de feu

Lorsque le démon passe, les hommes s’allongent, symbolisant la mort des singes

Localisation du Pura Dalem Taman Kaja sur Google Maps

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Portraits balinais, série photo par Maximilien Sporschill

Une série de portraits balinais par Maximilien

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, expatrié à Bali depuis 2013 et vivant à Tabanan, à l’est de l’île. A Bali, il est très facile de passer devant des merveilles… paysages, rencontres, quartiers, bâtiments, marchés, activités… sans même les remarquer, car camouflées dans ces petits chemins que l’on ignore en raison du temps de trajet souvent trop long. Aujourd’hui, il sillonne aujourd’hui Bali sur son scooter, muni de son appareil photo, un Nikon D7100, pour notre plus grand plaisir !

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Portraits balinais, série photographie Maximilien Sporschill

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