Merci de la question enattendantlesoleil

Quand j’ai créé mon blog, j’étais comme dans une phase où je trouvais ça frustrant que tout dans la société soit représenté par des images, ergo, par des réseaux de signifiants genrés homme ou femme.

Fec la solution temporaire que j’ai trouvé, c’est de m’incarner dans l’objet le plus vidé de signifiants genrés que je pouvais trouver, tout en lui donnant une twist artistique pour ne pas tomber dans l’humour absurde insignifiant.

Fec pour moi, un toaster mauve, c’était parfait pour représenter mon appartenance aux signifiants LGBTQIA+ (à l’époque j’étais pas out en tant que trans).

Wow, j’avais vraiment quelque chose à dire par rapport à ça.

La communauté.

Communauté. Le mot de l’année. Sur toutes les lèvres, de toutes les révolutions, du «digital marketing» à l’«Arab Spring», la communauté évoque en 2011 la force du nombre, la force du monde.

Un mot noble. Un mot tissé serré, capable de grandes choses. La communauté a pourtant changé son fusil d’épaule. Elle me semble qu’elle désigne désormais davantage un groupe d’individus se liant les uns aux autres de manière organisée et éphémère afin d’en tirer des bénéfices.

Que ce soit pour renverser un gouvernement ou pour obtenir 25% de rabais sur un blanchiment de dents via Groupon. La communauté est un groupe d’intérêt, de pouvoir. Mais il n’y a pas si longtemps, la communauté était un vaste terroir.

La communauté désignait un lieu géographique, d’habitat, de travail, d’appartenance. L’Homme était intégré à ces différentes communautés, tissant collectivement un solide filet social. La première et la plus belle représentation en était sûrement la famille. Or, la famille est aujourd’hui nucléaire, malheureusement souvent au bord de la fission. On le voit autour de nous : nous vivons de plus en plus seuls. Le visage de la chaumière québécoise a changé; aujourd’hui 30,7% des Québécois vivent sans compagnon. Près de 40% d’entre eux habitent à Montréal.

Il faut faire quelque chose pour raffermir notre esprit de communauté. Cette communauté qui vie au coeur de notre humanité.

Sur ta joue

Le temps me fait défaut
Pour te dire d’où je viens,
D’où tu viens ;
Le temps se fait fardeau
Quand mes lèvres ont faim
De te décrire les arbres
Qui peuplaient ma vie.
Autrefois, les gabarres
Coulaient sur la rivière
Au courant endormi,
Comme cette larme sur ma joue.

Et l’on parlait encore
La langue ensevelie
Aux accents volubiles ;
Celle qui payait le prix
Des saisons difficiles,
Qui connaissait l’effort
Sans lui donner de nom
Et chantait au cantou
Les soirs où les sillons
Avaient été plus doux,
Comme dans le creux de ton cou.

Car la terre endurcie
Puisant dans ses extrêmes
N’a pas toujours offert
Le meilleur d’elle-même.
Elle a usé les chairs
Et fatigué les âmes
Des hommes et des femmes
Qui la voulaient plus tendre
Que les fumées de cendres
Des toits endoloris,
Comme ma main sur ton genou

Et le regard des vieux
Ne dépassait jamais
L’horizon capricieux
Assombri de forêts,
Là où le paradis
Voisine avec l’enfer
D’avoir vécu ici
Et d’être né du bois,
De l’ardoise noircie
Qui n’aime que le froid,
Comme cette distance entre nous

A ce qu’il reste d’enfant
Je t’apprends qui je suis,
D’où je viens simplement.
La ligne de ma vie
Se confond désormais
Au courant que j’aimais,
Au calme solitaire
M’arrivant d’aussi loin
Que ton silence amer
Qui ne demandait rien,
Rien qu’un baiser sur ta joue.

(Author: Emilie)

Appartenance Ethnique: Rezistans ek Alternativ au Privy Council

The battle goes on ! But even so ! .. What would that change ? Should it be written on the paper that Mohammed is from muslim background, Vishal is from Hindou background, Ah Fat is from Chinese Background or Georges from Creole Background ! I wonder ! ..
The thing is that, all that is only done as way to remove the best loser system.. and that’s the real debate .. should it be removed or not ? That is the question !. As long as Mauritians do not take a position, the debate can’t go any further. A referendum should be done purely and simply !.

Amplify’d from www.defimedia.info

 

See this Amp at http://amplify.com/u/a13o7q

La culture corporate entre coercition et appropriation

La culture corporate entre coercition et appropriation

MANEGERE a sélectionné pour vous cet article du Monde Economie qui illustre à merveille les enjeux et questions posées par l’acculturation des collaborateurs en entreprise ou comment à la fois définir le délicat dosage entre coercition et autonomisation dans la diffusion d’une culture corporate, mais aussi intégrer les enjeux de référentiel de valeurs associés ? Fiat n’entend pas que ses…

View On WordPress

31 / 1 / 13 ("je dois aller à la préfecture")

na kojem god da je jeziku drhtavim glasom izgovorena, ova rečenica ježi kožu na leđima svojih govornika, francuskih ne-EU imigranata.

procedura je jednostavna. pri nastanjivanju na francusko tlo mora se dobiti dozvola boravka. za dozvolu boravka potrebni su papiri: upis na faks, ugovor o radu, vjenčani list, te još desetak sličnih, od fotokopije putovnice do potvrde da ti roditelji imaju dovoljno novaca za tvoj francuski (oh la la) život.

zatim odeš u prefekturu.

ako je radno vrijeme od 9, i ako ne živiš u parizu. možeš si priuštiti taj luksuz da budeš pred vratima tek u 6. obično je rujan ili listopad, vjetrić popuhuje i naravno da je mrak i da ti je hladno pa malo poskakuješ i guraš ruke dublje u džepove. peti si ili šesti u redu.

ispred tebe:

- djevojka čita stendhala sjedeći na kamp-stolici, termosica u rukama i maramice na nosu 

- mladi arapin čuva mjesto za još troje svojih sunarodnjaka. (više nisi peti ili šesti nego osmi ili deveti)

- crnkinja vikom umiruje dijete koje plače od hladnoće.

iza tebe će se do 9h skupiti barem još stotinjak jugoistočnih europljana, kineza (šutljivi, čekaju strpljivo), afrikanaca (puno djece plača i smijeha), sjevernoafrikanaca i žena im (marama na glavi), turaka (nešto manje), roma (prepoznatljivi ringovi na ušima. marama oko glave) i drugih manjina u potrazi za svjetlijom budućnošću. ta heterogena masa ljudi u redu pokraj katedrale upijat će do 9 znatiželjne ili “van-iz-moje-zemlje” poglede slučajnih prolaznika.

vrata se otvaraju, svi oni koji su strpljivo i smrznuti čekali u redu odjednom se probude i navale, reklo bi se da se unutra prodaje novi iphone 5. žene viču, djeca plaču, muškarci laktare, pljuju, psuju na svojim jezicima koji odjednom zvuče prijeteće. prvih pedesetak taj je dan imalo sreće, ostali će se vratiti sutradan…

oduvijek su mi mučni bili ti odlasci u prefekturu, ne zbog hladnoće ili čekanja ili gužve, nego zbog čudnog potenciranja osjećaja o svojoj nepripadnosti tom teritoriju. otkud ste, što radite u francuskoj? dokad mislite ostati?

imigranti su umorili francusku.

jučer sam bila u prefekturi. u 15h35 sam došla na red,

- jeste li vidjeli koliko je sati?! obrati mi se ohola plavojka

- da, radite do 16h. kažem mirno. - i ja radim, ne mogu doći ranije.

to ju je osupnulo. osmjehnula se. i imigranti su ljudi, kao i francuzi. 

La Vérité sur les paradis fiscaux :

Source : LCP Avril 2012

Les marchés ne vivent que sur des bulles financières, en faisant payer les conséquences aux états souverains.

Le premier detenteur est le Lucembourg deuxième détenteur de la dette française est les Îles Caïman.

En 1980 eu lieu la dérégulation des marchés financiers. Consequence : une augmentation de la masse monétaire dans les paradis fiscaux estimée jusqu’à 20 000 milliards aujourd’hui.

Charles Henri Philippi le débat public sénat PDG de City Group avoue que les banques ont des filiales dans les paradis fiscaux.

Exemple : BNP Paribas possède 189 entités dans les paradis fiscaux et ne paie pas pas d’impôts sur ces fonds dont elle dispose. 

Ce cas n’est pas un cas particulier.

Les paradis fiscaux montrent la nécessité de notre temps de créer une banque mondiale d’investissement de gros projets.

Quel rôle du politique?  L’optimisation fiscale : les sociétés des CAC 40 paient 8% de leurs bénéfices imposables , les en paient PME 30% d’après la chef de direction des impositions françaises. Le rôle de l’état doit-être de donner des règles strictes et justes, une économie à deux étages avec une imposition adaptées à la taille financière des entreprises.

NON, nous ne sommes pas des Français "de" l'étranger !

 

La terminologie généralement employée, officiellement légitimée et communément admise véhicule en elle-même une image fausse de l’expatrié français.

Nous sommes ainsi affublés de l’étiquette de “Français de l’étranger”.

Et ce petit “de” fait toute la différence…

 

Il renvoie symboliquement à une coupure, une séparation, presque un reniement de la communauté nationale restée, elle, à l’intérieur des frontières, et à un rattachement exclusif au pays d’accueil.

Ce “de” marque une appartenance. Je suis “de” Bordeaux (ou de Lyon, Marseille, Nantes, Strasbourg, Paris…). J’y suis né, j’y ai vécu, j’y ai des attaches fortes et/ou un lien sentimental, historique, vital avec ce point d’ancrage familial, social et personnel.

Nous catégoriser comme “Français de l’étranger” c’est nous dénier ce passé intime, cet élément fondamental d’appartenance et d’identité.

 

À l’inverse, ce petit “de” nous stigmatise comme ayant fait le choix d’ “abandonner” les nôtres pour préférer je ne sais quelle alliance exclusive avec notre pays d’accueil.

Il sous-entend l’accusation latente et subliminale d’avoir fait défection à la mère patrie, de l’avoir abandonnée, presque d’être “passés à l’ennemi”.

Du “parti de l’étranger” aux “Français de l’étranger” il existe une continuité sémantique qui porte la marque d’une suspicion illégitime.

 

Français “de” l’étranger, nous n’aurions ainsi plus le droit de nous revendiquer “Français de France”, membres à part entière, de plein droit et de plein devoir de la communauté nationale.

Nous serions cloués au pilori des “mauvais Français”, déserteurs en temps de guerre.

La condamnation immédiate comprendrait, parmi mille autre châtiments, la spoliation de nos biens et la déchéance de notre nationalité.

 

Or c’est justement à l’étranger que nous tous expatriés sommes le plus Français et continuons à servir au mieux le rayonnement, les intérêts et l’image de notre mère patrie.

C’est à l’étranger que nous portons haut les couleurs, les valeurs et la culture de la France.

C’est à l’étranger que nous développons les entreprises, partageons notre culture et transmettons nos valeurs universalisables.

C’est à l’étranger que nous nous sentons le plus Français, et que nous avons pleinement conscience de tout ce que cela signifie et implique.

 

Non, nous ne sommes pas tous des exilés fiscaux, opportunistes et égoïstes, qui cherchons à échapper à notre devoir de solidarité nationale.

Non, nous ne sommes pas des ennemis de l’État-nation à la française.

Non, nous ne sommes pas des les comploteurs de l’ “anti-France”.

Nous sommes, au contraire, les fers de lance du rayonnement économique, culturel et moral de la France. Nous sommes, au contraire, ses ambassadeurs de bonne volonté. Nous sommes, au contraire, ses serviteurs les plus zélés.

 

Certes, nous n’attendons pas une reconnaissance particulière. C’est aussi un choix que nous avons posé, en femmes et hommes libres dans un espace de liberté. Et ce choix nous conduit, fort heureusement, à tisser des liens forts avec nos pays d’accueil.

Mais ce choix n’est pas, le plus souvent, celui de la facilité. C’est un choix courageux dont nous devons assumer des conséquences, parfois lourdes.

L’expatriation n’est pas un chemin de roses, et l’on ne s’éloigne pas de ses êtres chers, de son cercle amical, de ses repères familiers sans une douleur intime.

 

"Français à l’étranger", donc, avec tous les obstacles, devoirs et expériences que cela comporte. Et encore… “à l’étranger”…

L’interpénétration grandissante de nos économies, de nos normes juridiques et de nos intérêts, la circulation libre et l’enrichissement réciproque entre nos cultures, nos valeurs et nos idées, la convergence croissante de nos problématiques, enjeux et réponses nous invitent à repenser cet “étranger” perçu comme disjoint de notre communauté nationale.

Dans un monde aussi interdépendant, dans une Union européenne qui tend à devenir notre “maison commune”, dans un espace Schengen où la confiance réciproque entre États doit permettre d’élargir notre champ de libertés, qui peut encore véritablement soutenir que la Belgique, les Pays-Bas ou le Luxembourg, voire l’Espagne ou l’Allemagne, sont un “étranger” méconnu, radicalement différent et – partant – menaçant?

 

Mais le langage commun (voire officiel), les exigences de catégorisation, les diktats de segmentation imposent à chaque groupe humain une étiquette forcément réductrice.

Entre deux maux, choisissons donc le moindre. Entre deux mots, combattons le “de” et défendons le “à”. Entre deux champs sémantiques et symboliques, préférons donc la dénomination de “Français à l’étranger”.

C’est là l’expression qui se rapproche le plus de ce que nous vivons et ressentons au quotidien. C’est celle qui reste le plus fidèle à la notion d’expatriation (“ex-patria”, à l’extérieur de la patrie, sans connotation de rupture, d’abandon ou de reniement).

C’est celle qui s’accorde le mieux avec nos aspirations à une communauté humaine mondiale, solidaire et fraternelle.

 

Nous tous, expatriés français, continuerons ainsi à nous définir et à être reconnus comme “Français”, résidant “à l’étranger” et porteurs de la contribution française à une conscience morale universalisante.

Comme Député élu par les Français établis à l’étranger je n’aurai de cesse de défendre notre lien à la France, d’exalter nos apports (tangibles et intangibles) à son rayonnement, et de faire connaître nos problématiques spécifiques.

 

Le pseudo n'est pas un masque

Vous pouvez remballer l’argument universel du “tu ne t’assumes pas” à propos de l’utilisation d’un pseudo ; ce n’est pas une vérité générale.

Dissocier son empreinte artistique de ses images alimentaires peut être l’une des raisons qui poussent à l’utilisation d’un pseudo.

Peut-être ne considère-t-on pas tous notre identité civile (et surtout notre nom de famille, marque d’une certaine appartenance “familiale”) comme le véritable reflet de notre personnalité.

Nous n’avons pas choisi notre nom, il nous a été imposé.

Je refuse catégoriquement que mon véritable nom de famille soit en relation directe avec mon empreinte créative. Pas par coquetterie mais plutôt pour des raisons symboliques et pratiques.

Donc non, utiliser un pseudo ne traduit pas forcément un mal-être ou un rejet de soi. C’est parfois un choix bien réfléchi, une décision prise sur la base de certaines raisons. Mais bien entendu il y en aura toujours pour les juger discutables.

Starbucks, une leçon d’appartenance et de tension

J’ai adoré l’article du Times repris par Courrier International sous le titre Starbucks, ton café laisse un goût amer. Avec son humour très british, il en dit long sur la marque et il questionne autant la stratégie que le sujet de l’appartenance. Cela m’offre l’opportunité de développer cet aspect des choses et qui est l’objet d’un chapitre entier dans  Communication et marketing à l’épreuve des foules intelligentes : Eloge de la tension.

Je parle aussi de Starbucks dans le livre, pour rappeler qu’en 2011 la marque avait brillé par un de ces exemples de rébellion d’utilisateurs face aux changements de logos. Cela illustrait ce que j’appelle “la démocratie appliquée au changement de logo”, celui-ci n’étant qu’un point de cristallisation de l’appartenance qui, au-delà du corpus de valeurs partagées qu’il est sensé représenter, désigne le deal tacite qui relie une marque à ses clients. En l’espèce et pour rappel, la marque avait retiré la couronne de la sirène où figurait la mention faisant référence au café. Comme tout changement est un message, l’ire des fans de Starbucks avait trouvé en réponse que c’était parce que Starbucks allait vendre autre chose que du café et n’était donc plus simplement cela. La marque modifiait donc son positionnement et créait une tension avec ses clients sur leur appartenance. Restait à savoir comment celle-ci allait se reconfigurer ou pas. Il me semble que finalement, ce n’était pas simplement un problème de café, mais d’expérience des lieux et d’appartenance cohérente avec les valeurs profondes de la marque.

Il y a clairement la réponse dans ce que révèle l’article et je veux jeter sur la table deux autres épisodes révélateurs. D’une part “Starf**ks”, la révolte des britanniques manifestant devant les magasins de l’enseigne pour lui demander de cesser l’optimisation fiscale et réellement payer des impôts au Royaume-Uni (la marque s’est partiellement pliée à cette revendication). D’autre part la croustillante polémique sur l’installation de Starbucks Place du Tertre à Paris. A ce propos, je signale, toujours chez Courrier International (oui, je suis fan), un papier italien très pertinent sur l’affaire, avec cette question révélante “Quel mal peut faire un Starbucks, sinon souligner la métamorphose de ce coin de Montmartre en une succursale de Disneyland Paris ?”. Une question que je met en perspective du fait que les opposants les plus virulents ne sont pas les français mais … les touristes américains, qui y voient une rupture d’authenticité du lieu. C’est dire !

L’authenticité me semble un point d’analyse prépondérant dans le cas de Starbucks. La marque est parfaitement authentique aux USA où chacun sait que les Starbucks font totalement partie du paysage sinon de la culture urbaine américaine. En Europe, c’est très différent. Les déboires de la marque sont bien connus, au sens où elle a pris tardivement conscience que le café qu’elle incarnait était tout autre chose au plan culturel sous nos latitudes. Il ne s’agissait même pas d’une affaire de goût, mais d’expérience. C’est d’ailleurs ce que les touristes américains disent : dans un endroit qu’ils considèrent comme authentique, ils ne veulent pas d’authentique américain. ils veulent un café à la française. Ils veulent de l’art de vivre.

À lire Starbucks, ton café laisse un goût amerl’art de vivre de Starbucks a pris un sale coup de vieux en Angleterre et cela fait s’interroger à notre rapport à la marque en France au regard du décalage que l’on ressent. Au demeurant, je suis d’accord sur le fait que Starbucks représentait une sorte de “luxe urbain”, un attribut de vie urbaine en tous les cas, il y a une dizaine d’années à Paris. Et je ne suis pas certain que ce soit encore le cas. Moi-même je ne vais plus dans les Starbucks depuis longtemps, et pas simplement parce que mon iPhone a tué l’intérêt du wifi gratuit. Je préfère l’authenticité d’un café parisien. Il est un fait que l’appartenance à cette marque s’est dégradée. Extrait : “La force de Starbucks réside dans le fait que chacun se sent en droit d’exploiter ce grand espace de chaîne internationale. Personne ne culpabilise de profiter d’un café comptant 20 366 adresses. Starbucks peut s’en remettre. Starbucks est un lieu dont on peut abuser”.

Comme je le développe dans Communication et marketing à l’épreuve des foules intelligentes : Eloge de la tensionune marque ne s’appartient pas, elle appartient à ses clients, sauf à entrer en tensions avec eux. Mais la question posée, au fond, pour une marque globale comme Starbuck, réside dans le fait d’être soi-même ou de s’adapter au contexte. Je suis enclin à penser qu’à force d’adaptation au contexte local, ses clients l’ont asservie et qu’ils ne la reconnaissent plus. À la fin, ils ne la respectent plus. A force de vouloir suivre son public, on le perdRester soi-même, c’est se réaffirmer.

L’authenticité, ça s’entretien et surtout, ça se revisite. A ce titre et plutôt que de réfléchir hors sol et seul, J’indique dans le livre que les usages des clients sont une mine d’or d’évolutions possibles pour le développement d’une appartenance fructueuse, pour une évolution en résonance avec son public. Reste à faire les bons choix et à ne pas transiger sur les valeurs partagées qui fondent la marque.

Pour Starbucks, le temps me paraîtrait venu de créer de la tension, de provoquer une rupture. Paradoxalement, un retour aux fondamentaux en sera une. Non pas simplement de régler des problèmes de toilettes, de parquets usés et de changer le mobilier, mais en réinventant ce qu’elle était, cette sorte de luxe urbain que les consommateurs lui reconnaissait il y a dix ans, de se refonder sur les valeurs fondamentales. Reste à savoir ce qu’est le luxe urbain de nos jours, mais ça, c’est juste de l’exécution.

8

Le cimetière du Père La Chaise à Paris.

A l’origine, le site est occupé par une propriété appartenant aux jésuites, ordre auquel appartient le Père La Chaise, confesseur du Roi Louis XIV. Dès 1801 il est prévu de créer de nouvelles nécropoles aux limites de la capitale pour remplacer les cimetières intra muros, jugés malsains. Baptisé cimetière de l’Est, le Père-Lachaise ouvre en 1804. C’est à l’architecte de la Bourse de Paris, Brongniart, que le préfet de la Seine confie les plans de la future nécropole. 

Pendant les dix premières années d’existence du Père-Lachaise, environ 80 % des inhumations y furent encore réalisées en fosses communes et 20 % seulement en “concessions ” matérialisées par des tombes individuelles ou familiales éparpillées le long des chemins tortueux du parc funéraire créé par Brongniart. Ces tombes étaient alors très simples : pleine terre, dalle, stèle, etc., car le prix des concessions était fort élevé, une partie du produit perçu servant à financer les inhumations gratuites en fosses communes.

A ses débuts, le cimetière ne séduit guère les Parisiens. On ne compte pas plus de 2000 tombes en 1815. Les responsables décident alors d’une véritable opération publicitaire et amènent au Père-Lachaise les sépultures d’Héloïse et d’Abélard ainsi que celles de Molière et de Lafontaine. Le cimetière devient un lieu de visites et nombreux sont les Parisiens qui décident de s’y faire enterrer. En 1830 on compte 33000 tombes et l’extension du terrain est décidée. 

C’est ainsi qu’aux fosses communes et aux premières tombes austères de la période 1804-1815, où la notion d’égalité devant la mort était encore très présente, succédèrent de grandioses et magnifiques monuments au profit de personnalités de la Restauration, de la Monarchie de Juillet et du Second Empire : princesse Demidoff, maréchaux d’Empire ayant poursuivi leur carrière après 1815, dirigeants politiques, industriels, savants, aristocrates revenus d’émigration, etc. Certains de ces monuments donnèrent lieu à des souscriptions publiques (Casimir Périer), y compris au profit d’opposants au régime (général Foy), les enterrements au Père-Lachaise étant, tout au long du XIXème siècle, l’occasion de manifestations politiques à une époque où la liberté de réunion n’existait pas comme aujourd’hui.

Dans sa forme actuelle, le Père-Lachaise compte 44 hectares. On y dénombre 5300 arbres, essentiellement des érables, des frênes, des thuyas et des marronniers, auxquels s’ajoutent quelques platanes, robiniers, hêtres, tilleuls, acacias, sophoras, noyers. Quelques arbres remarquables sont signalés par des plaques, ainsi un frêne commun datant de 1849, haut de 20 mètres. Le doyen des arbres du parc est un érable de Montpellier de plus de 150 ans d’âge.

"Jardin des morts" voulu par ses concepteurs, le Père Lachaise n’a pas toujours connu le repos. En 1814 les élèves des écoles militaires de Polytechnique et d’Alfort se retranchent dans le cimetière face à l’avancée des troupes russes et se font massacrer sur place. C’est surtout en 1871 durant l’épisode de la Commune que le cimetière de l’est se distingue tristement. Les derniers combats entre Versaillais et Fédérés s’y déroulent à la fin de la « Semaine sanglante ». Les Fédérés fait prisonniers sont massacrés par les troupes versaillaises. Après les combats on amène 148 prisonniers fédérés qui sont fusillés contre le mur qui porte désormais leur nom. Depuis, cet endroit est devenu un lieu de mémoire pour les partis qui se réclament de l’héritage de la Commune.

Au fil des ans, le Père-Lachaise est devenu une exposition à ciel ouvert d’art funéraire. Le cimetière est visité par deux millions de personnes chaque année, qui viennent y goûter le calme des lieux et visiter les tombes de personnalités célèbres. La partie la plus ancienne du site partie est dite “romantique”. Celle-ci, à savoir les 17 hectares initiaux et les premiers agrandissements, constitue un site classé depuis 1962. 

Dans ce site classé, tous les monuments funéraires antérieurs à 1900, c’est-à-dire environ 30 000, sont inscrits à l’inventaire des monuments historiques. 

Par ailleurs, on dénombre douze monuments historiques classés : portail et chapelle de Godde, monument aux morts de Bartholomé, Héloïse et Abélard, Molière et La Fontaine, Delille, le Dragon, Mur des Fédérés, Cartellier, O. Wilde, chapelle Georges Guët. 

Le cimetière accueille depuis plus d’un siècle un ensemble crématorium-colombarium (monument inscrit), le premier de France, qui permet les incinérations et la conservation des urnes parmi lesquelles celles de nombreuses personnalités. Les cendres peuvent être également dispersées sur la pelouse d’un ” jardin du souvenir ” aménagé à proximité et qui fut, en 1985, le premier créé en France à cet effet.

Pensée blanche dominante.

Suite à une discussion hier avec un bon ami blanc me reprochant de “créer une dichotomie” en utilisant le mot “blanc” dans mes publications facebook:

Puisqu’il existe une pensée bourgeoise dominante qui justifie, légitime et défend becs et ongles la jouissance de privilèges en raison de l’appartenance à une classe sociale qui est économiquement et culturellement aisée.
Cela vous en conviendrez tous n’est-il pas?
Puisqu’il existe ensuite une pensée masculine dominante, privilégié elle en fonction du sexe et/ou du genre, il existe aussi une pensée blanche dominante.

Lorsque l’on considère l’existence de races non pas au sens biologique mais bien au sens social, lorsqu’enfin on accepte de faire l’effort d’observer et finalement reconnaitre qu’une certaine partie de la population a accès à un très grand nombre de privilèges de par la seule couleur de sa peau, il faut dès lors accepter le fait que la pensée blanche et dominante soit pour beaucoup d’entre nous une trop tangible et indéniable réalité qu’il faut donc implacablement combattre au même titre que l’on combat légitimement la pensée bourgeoise.

anonymous said:

19?

Le rire ridicule mais adorable appartenant à une personne du groupe avec lequel je skype actuellement

INFJ

(acronyme en anglais « introversion, intuition, feeling, judgment » signifiant IntroversioniNtuitionSentimentJugement) est une abréviation utilisée dans le cadre du Myers-Briggs Type Indicator (MBTI) au sujet de l’un des 16 types psychologiques du test. Il est l’un des quatre types appartenant au tempérament idéaliste.

Les INFJ forment le type de personnalité le plus rare : ils constituent environ 1% de la population.

Les INFJ sont consciencieux et guidés par leurs valeurs. Ils cherchent un sens dans les relations avec les autres, les idées, les évènements, avec l’idée de toujours mieux se comprendre ou comprendre les autres. Par l’usage de leur capacités intuitives, ils développent une vision claire des évènements et de leur place ou enchaînement, qu’ils utilisent pour améliorer la vie des autres de façon décisive. De la même manière que les INTJ, les INFJ considèrent les problèmes comme des opportunités pour créer des solutions nouvelles.

Ils sont discrets, privés, préfèrent exercer leur influence à l’ombre plutôt qu’en public. Bien que très indépendants, les INFJ se sentent très concernés par le bien-être des autres. Ils préfèrent les relations en tête à tête au cadre plus large d’un groupe. Sensibles et complexes, ils aiment comprendre des problèmes compliqués et nécessitant une solution originale et créative.

Les INFJ ont une vie intérieure riche et vive, qu’ils peuvent avoir du mal à partager autour d’eux. Malgré cela, ils sont d’un caractère égal dans leurs interactions et perceptifs aux émotions de ceux qui les entourent. Généralement appréciés de leurs pairs, ils sont souvent considérés comme des amis proches, voire des confidents, par les autres types. Cependant, leur introversion les inhibe lorsqu’il s’agit d’exprimer leurs sentiments propres, notamment à ceux qu’ils connaissent depuis peu, et ils ont besoin de temps pour établir des relations proches ou intimes. Les INFJ risquent d’être facilement heurtés par les considérations négatives d’autrui, bien qu’ils ne le révèlent, souvent, qu’à leurs plus proches amis. Ils peuvent « se retirer silencieusement, de façon à poser des limites », plutôt que d’exprimer leurs sentiments blessés - un comportement qui peut conduire les autres à douter d’eux.

Les INFJ sont des leaders sensibles et discrets, avec une grande profondeur d’esprit. Ils sont mystérieux et leurs sentiments sont complexes, parfois même à leurs propres yeux. Ils ont une vision ordonnée du monde, mais l’organisent mentalement d’une manière qu’ils sont les seuls à pouvoir comprendre. Ils communiquent de façon abstraite, vivent dans un monde de possibilités et de sens cachés. Pourvus d’une affinité naturelle pour l’art, les INFJ sont créatifs et facilement inspirés Ils peuvent aussi exceller dans les sciences, à l’aide de leur intuition.

7

Crémation au grand temple d’Ubud ce vendredi. Nous voulions y participer avec nos anciens hôtes mais malchance et barrière de la langue aidant nous avons manqué notre chance. Nous voilà donc sur la route sur notre scooter pour acheter de quoi manger lorsque nous voyons de la fumée au temple d’Ubud (ou nous étions pour la prière le première soir), ça doit être la crémation. Ni une ni deux on se gare mais la fête semble terminée. Car oui ici, la mort n’est pas synonyme de malheur, car les défunts vont pouvoir ressusciter et recommencer une nouvelle vie sous une autre forme, animale, végétale ou humaine (cycle de la vie bouddhiste). Alors pas de noir, pas de pleurs, ici c’est couleurs, sourires et recueillement dans la prière.

Petite consolation, le corps d’une jeune fille de 16 ans, appartenant à la caste royale est toujours sous les flammes et les familles s’attellent à préparer les urnes pour les répandre plus tard aux larges sur le bord de mer.

Pour la petite histoire une crémation est un événement très important et cela coûte très cher. Les gens profitent souvent des crémations royales pour incinérer le corps de leurs proches.

Après la mort le corps des balinais est enterré sous le temple de la ville en attendant la crémation. Cela peut durer des années, faute de moyens.

Déterrés, les corps sont placés dans des chars magnifiques spécialement confectionnés pour l’occasion. On a pu les voir tout au long de notre séjour à Ubud en construction dans les ateliers de la ville. Très grand, de noir et d’or, entièrement en bois travaillé à la main.

Après en avoir jeté quelques poignets dans la mer, le reste des cendres est placé dans le temple familiale pour y séjourner indéfiniment.

Bref, ça sera peut être pour une prochaine fois …

Présentation

Anne-Gaëlle a été mue très tôt par l’impérieuse nécessité de trouver un sens à la vie, et a suivi un chemin de connaissance de soi qui dépasse et contient la simple perspective individuelle; Un espace intérieur vaste, universel, libre et vivant se révélant peu à peu est venu éclairer l’expérience humaine d’une compréhension inséparable de l’amour. Il se révèle que la vérité que nous cherchons de tous temps, est ce que nous sommes.

L’amour est mouvement: comme la vague il vient et se retire sans pour autant jamais quitter ce qu’il est, l’océan. C’est de ce mouvement que naît la possibilité et le désir de partager, de témoigner, d’accompagner, comme pour laisser l’eau qui déborde du verre, s’écouler en plein. Il n’est pas d’appartenance à des vérités qui se retrouvent en tout homme, mais il appartient à chacun d’en témoigner par sa propre couleur…

Text
Photo
Quote
Link
Chat
Audio
Video