Bastiaan Van Gaalen is my favorite male model. I follow his career since… three or four years? I don’t recollect anymore. But what I remember is that the picture above is the one that makes me said that he’s not just another pretty boy. His face is very aesthetically pleasing without looking like three hundred other male models’ face. His blue and somewhat big and round eyes and the shape of his jawbone remind me of some old paintings that I saw years ago in a museum. It’s like his face was painted, invented, drew before he was born. Because his face is so amazing! Yes. It is. Also, I like the unique shape of his lips and his multiple moles. An imperfect skin is so lively. No ? Furthermore, Van Gaalen has a strong physical presence (and the photograph’s job for sure helps a lot, they are all amazing). He poses well.


But what I like the most about him ; it’s his smile. His big smile. And I want to see more pictures of him smiling. Like he does in the picture above.


(I don’t care if he has a nice personality or not. I just want to look at his face like I look at some paintings.)

Dev

« C’est lui » dit le vieil homme, en pointant son doigt desséché vers une maigre silhouette qui se tenait debout, raide et effrayante comme un épouvantail au milieu du chemin. Cruz sursauta, il ne l’avait point entendu ni vu venir… De ses yeux, ronds et intimidants, l’enfant fixait le nouveau venu. Il semblait être fait que d’une seule teinte : un brun clair grisâtre. Un mélange de terre séchée et de poussière était collé à ses vêtements et à sa peau. Seul son chapeau à bord plat, d’un noir passé, permettait de le différencier sur le fond de la route. Et ses yeux, bien évidemment. Ses terribles yeux bleus, qui semblaient si plein d’inquiétude qu’ils ne pouvaient que la transmettre. Ses terribles yeux bleus, qui se détachaient d’entre tous ces tournesols à corolle jaune qui lentement se laissaient bercer par le vent… Ses terribles yeux bleus, si merveilleux. Hypnotique. Sans ciller, fixant Cruz d’un air grave, le garçon agitait son bras terminé d’une main qui tenait un bâton. L’enfant semblait tracer dans la terre sèche des symboles que ne pouvait décrypter, de là où il était, l’homme venu expressément de Sintra pour lui. Et, tout à coup, la moindre brise cessa et l’air se rafraîchit un instant, des nuages passant devant l’astre solaire. Puis il fut de nouveau découvert, laissant place à une fournaise plus grande encore que la minute d’avant. Rapidement, des mirages filandreux emplirent l’air, comme les vagues d’une mer transparente. Un craquement de bois raisonna ; l’enfant venait de casser son crayon improvisé et sa silhouette brouillée passa son chemin. Ses pas ne faisaient aucun bruit, mais sa façon de marcher était celle d’un fou à l’âme légère. Mais d’un fou, d’un véritable fou ! Ses articulations partaient bizarrement sur les côtés, lui donnant un côté inhumain. Il semblait sautiller, comme si le sol lui faisait peur… Le vieux Gaspar, en devinant les pensées de Cruz, éclaira sa lanterne. « C’est à force de marcher pieds nus. » L’être mature desserra sa cravate, laissant échapper un petit « ah ». Il se souvenait une fois, lors de sa jeunesse, avoir battu la terre de ses petons laissés libres. Le sol brûlant et les cailloux n’avaient eu aucune pitié. Quel genre de sauvage masochiste était-il venu récupérer en ces lieux oubliés ? Le fermier et l’homme de la ville restèrent un moment silencieux, jusqu’à ce l’ardent soleil devienne un peu plus supportable. « Il serait capable d’enneiger nos vignes en juillet ! » pesta le vieil homme, avant de descendre de son tracteur. Sans demander son avis à l’envoyé de la Blanche Confrérie, il lui prit sa petite valise de cuir pour l’amener à l’intérieur de sa cuisine. Par la fenêtre, Cruz vit des poules, plumées, picorer la terre du jardin. C’était bien la première fois qu’il se rendait dans un village avec pour maire un des fermiers ! Mais pouvait-on appeler cela un village ? Que des fermes séparées les unes des autres par plusieurs kilomètres. Il n’y avait qu’un ersatz de village, à environ dix kilomètres de là. Une mairie ou le décadent Gaspar ne se rendait que deux fois par an et une boulangerie fermée presque toute la journée. Mais plus encore étonnant était que le maire de ces lieux, où à chaque carrefour trônait une statue de la Vierge Marie, était un sorcier. Cruz avait bien vu, sur ses avant-bras à la peau flétrie, des tatouages de signes protecteurs. Et à son cou pendant une croix chrétienne. Que les campagnes les plus profondes sont étranges… Ici, on croyait encore aux vampires, aux démons et aux feys. On allait voir des guérisseurs quand la foi ne suffisait plus, et non pas des médecins. Les vieilles dames se transmettaient des remèdes de grand-mères à base de bougies bleues et pattes de corbeaux. Ce n’était pas comme dans les grandes villes, où la volonté que d’être éclairés et raisonnables forçait les gens à rire de ses anciennes croyances. Et pourtant ! Ils croyaient bien, pour la plupart, en Dieu. Etait-ce plus terre-à-terre que de croire à la magie ?

 

Devant Cruz arriva un verre d’alcool à l’anis. Rapidement, sur le verre, apparurent des gouttelettes d’eau fraîche. Des mouches ne cessaient d’aller et venir dans toute la pièce. Une finit par se coller sur un ruban adhésif pendant au plafond et, piégée, se mit à faire un très fort bruit. Cela ne sembla aucunement déranger Gaspar, campagnard avant même sa naissance. Des mouches, il en avait entendu même au travers du ventre de sa mère. Cruz toussota, avant de prendre la parole. « Pourquoi ne le prenez-vous pas comme apprenti ? » le vieil homme jeta un regard agacé sur son interlocuteur, qui se sentit bien bête. Il savait Gaspar sans famille ni apprenti, s’étant quelque peu renseigné avant de venir. « J’aime pas les gosses » broncha le grisonnant. Cela sonna faux, aux oreilles de l’envoyé de la Blanche Confrérie. Mais pourquoi cela sonnait faux… mystère. Hélas, le sorcier trentenaire n’avait pas reçu le don de lire dans les pensées d’autrui. Quels mystères renfermaient ces lieux ? « Et ses parents ? Vous n’avez pas précisé la cause de leur décès. » Il y eut un silence, pesant. Le plus âgé prit le temps de se rouler une cigarette et même de l’allumer. « Son père est mort d’un cancer. A cause des pesticides. Cette saloperie. Putain. » Une bouffée de tabac emplit l’air de la pièce étriquée. « Quant à sa maman. Ah, sa brave maman ! » L’oreille de l’homme de la ville tiqua face à cette manière, si familière, de parler de la mère de l’enfant. « Elle est tombée d’une échelle, dans sa grange… celle qu’on voit au loin, là. Vers l’est. Maintenant c’est abandonné. Plus personne y va… Rien à voir, que des ruines. Que la mort. » La voix du fermier trahissait une forte tension. « Et où loge-t-il, si ses deux parents sont morts ? » Un regard suspicieux se posa sur son visage à peine ridé. « Un monastère non-loin. » Voilà une réponse peu développée et lancée sur un ton peu amical. Cruz décida de ne pas poser d’autres questions, préférant découvrir les secrets par lui-même plutôt que d’écouter les mensonges d’autrui. Il but son verre et fut étonné de trouver le goût si rafraîchissant et léger. Il s’était attendu, en ce coin reculé, à ne trouver que de l’eau de vie comparable à de l’alcool à brûler. « Je vois » conclut-il simplement. Et le vide, muet, lui répondit. Après avoir claqué son verre vide sur la table, Gaspar reprit la parole. « J’ai encore du boulot, moi. Votre chambre est à l’étage. Première porte, à droite. Vous trouverez de quoi vous occuper. J’en suis sûr. » Il se dirigea vers la sortie. « C’pas si vide et morne qu’on pourrait le penser, par ici. » Et il disparut dans l’entrebâillure de la lourde porte en bois vernis, qui donnait sur son jardin. Les poules ne semblaient point effrayées par son passage, complètement apprivoisées. Gaspar n’avait qu’à se baisser pour en attraper une et lui tordre le cou !

 

Cruz, rendu prudent par son métier, ne monta pas de suite voir la chambre qui lui était réservée mais fit le tour de la cuisine, de la salle à manger et du salon qui occupaient le bas de la large demeure. Il ne semblait y avoir là rien d’étrange. Tout du moins, pour un membre de la Blanche Confrérie. Les quelques bocaux, où se trouvaient des éléments pour constituer des potions, aucunement ne l’étonnèrent. Mais de nombreux tiroirs étaient impossibles à ouvrir… Pourquoi un homme, vivant seul dans une place aussi vide de police que de voleurs, fermerait tant de choses à clef ? Depuis qu’il était arrivé au milieu de tous ces champs de tournesol, le citadin se sentait oppressé. Etouffé par quelque chose d’inconnu et de menaçant. Respirer lui était difficile et la chaleur seule n’était pas la cause de ce fait. Oh, et qu’est-ce qu’il suait ! Sa chemise collait dans son dos et sous ses aisselles ruisselaient d’innombrables rivières… Que d’inquiétude. Il asphyxiait !

 

Une peur alors saisit le portugais tout droit venu de Sintra, qui se précipita vers la porte par laquelle il était entré. Fermée. Par tous les démons ! Quelle était cette vilenie ? Il s’acharna un instant sur la poignée, sentant la colère monter. Puis ses mirettes noisette se portèrent sur les fenêtres pour apercevoir qu’une serrure était apposée à chaque poignée. Est-ce que Gaspar l’avait volontairement enfermé ? Et pourquoi donc ? Que lui cachait-on ! Est-ce que cela avait quelque chose à voir avec l’enfant, ou est-ce que les sorciers du coin désiraient qu’un membre de la Blanche Confrérie ne mette pas son nez dans leurs affaires ? Quelle magie noire pratiquait-on ici ? Cruz saisit sa valise et d’un pas vif, monta à l’étage. La porte de sa chambre était ouverte, mais pas la fenêtre. Il regarda un instant par la vitre, comme un animal coincé dans une cage. Irrité. Ses paume contre le matériau transparent, il contemplait les branches d’un haut figuier caresser les murs de la maison, lui bouchant la vue par ses ramures. Juste çà et là distinguait-il le bleu du ciel, le jaune des tournesols et le rouge de la grange abandonnée… Ah, ce lieu l’attirait. Le mystère, voilà une chose attrayante. Le mystère et l’interdit… A présent, la façon dont Gaspar avait appuyé sur l’inutilité d’aller visiter cet endroit si lointain et proche à la fois lui semblait bien étrange. Vraiment ! Il fallait qu’il sorte de cette maison ! Elle l’oppressait… flottait dedans des odeurs de camomille sauvage, de tilleul et de valériane. Des odeurs reposantes, mais qui donnaient l’impression au trentenaire qu’on voulait l’endormir. Pour le garder enfermé entre ces quatre murs et l’empêcher d’aller voir ailleurs. Ayant encore une lueur d’espoir, il tenta d’entrer dans les autres pièces présentes à cet étage. Mais toute étaient fermées, à l’exception de la salle de bain. Hélas ! Une serrure en plus de barreaux retenaient au loin la liberté. Cruz ne put alors s’empêcher de pousser un cri de rage, qui eut pour réponse un bruit étouffé. Puis, plus rien. Cela le laissa perplexe. Il tendit ses oreilles, prêt à déceler le moindre autre son suspect. Cela venait d’en haut. Du grenier. Il y avait un grenier, à cette vieille bicoque ? Abasourdi, Cruz chercha une trappe, ou quelque chose pouvant donner accès à un étage encore plus haut. Rien ne s’offrit à son regard, hélas ! La solution devait se trouver dans une des pièces fermées à clef à moins qu’un escalier extérieur, comme dans de nombreuses vieilles maisons du sud, ne soit la réponse. Il cria encore une fois, mais cette fois ce fut une voix qui lui répondit. « Je sais qu’on n’a pas de voisin par ici, mais quand-même ! » Cruz sursauta, et en se retournant aperçut le visage inamical du maire, qui avait monté les escaliers et tenait entre ses mains un petit trousseau de clefs.

 

Et il les lui tendit. « Si vous voulez sortir d’ici, mieux vaut-il que vous ayez les clefs… et surtout, n’oubliez jamais de fermer après vous ! Ou les animaux rentreront… » Ou sortiront, pensa Cruz. Son regard inquiet monta vers le plafond et ceci n’échappa au fermier, qui haussa un sourcil. « Le grenier est infesté de rats. » L’envoyé de la Blanche Confrérie eut un sourire sarcastique. « De très gros rats, alors. » Il n’y croyait pas… Un rire méprisant lui répondit. « Ici, ce sont les rats qui mangent les chats ! » Puis sur ces paroles Gaspar redescendit, laissant de nouveau Cruz seul. Ce dernier observa le trousseau. Il n’y avait que trois clefs. Il les essaya sur la porte de sa chambre : une servit à la verrouiller. Les deux autres devaient être pour les portes en bas et ses essais confirmèrent sa théorie. On n’avait pas tenté de l’enfermer, alors… Mais pour qui était cette prison ? Etait-ce vraiment les animaux, qu’on tentait de tenir éloignés ? Et quels genres de bêtes ?

 

Le soleil et ses rayons transpercèrent le corps de l’étranger en ses terres, qui s’était détourné des bruits du grenier pour enfin profiter de cette liberté de laquelle il s’était pensé séparé. Son but était à présent la grange, qu’il sentait être un point important de l’histoire qui ici se déroulait. Mais ne connaissant aucune route qui s’y rendait, monsieur se mit en tête de traverser les champs. Les tournesols semblaient plus bas que ses yeux… ainsi, il garderait en vue sa destination, comme un bateau suivrait le faisceau d’un phare. L’âme en paix, Cruz s’engagea entre les autres tiges et ne s’était jamais imaginé que se déplacer dans les champs serait si difficile. Allons ! Dans les films, courir au travers des plantations semble si aisé… Là, à agiter les bras pour éloigner la verdure qui venait lui battre le visage et tout le corps, Cruz avait plus l’impression de patauger que d’avancer. Ses mouvements ne faisaient qu’augmenter sa température corporelle et bientôt sa chemise ne fut plus qu’un chiffon trempé. Des insectes ne cessaient de le piquer et de le mordre, dérangés dans leur sieste éternelle. Tous étaient de taille incroyable, comme si les engrais avaient aussi de l’effet sur eux. Des monstres, des géants. La terre sèche crissait sous les semelles de l’homme, qui s’épuisait à avancer. Et ce qu’il oublia, c’est que la terre du Portugal n’est point plate et que les tournesols n’ont pas tous la même taille. Il se perdit, entre tous ces pétales jaunes qui arrivaient plus haut que ses sourcils. Le ciel bleu tournoyait au-dessus de sa tête et la déshydratation commençait à avoir raison de sa détermination. Incertain, l’homme continua à avancer vers là où il pensait se trouver son but. Mais à peine réussit-il à mettre le nez au-dessus des héliotropes, qu’il s’aperçut que la grange n’était plus là. Il tourna sur lui-même, la cherchant.  Rien, absolument rien. C’était pourtant une haute bâtisse, qui ne pouvait point disparaître ainsi ! Quelle illusion imprégnait les lieux ?

 

Au moment où le trentenaire s’imaginait être victime d’un puissant maléfice, il saisit, entre deux tournesols, la silhouette lointaine de la bâtisse toute faite de bois, sur sa gauche. Aurait-il dévié de son chemin ? Se remettant dans l’axe et retrouvant des forces dans la vision du toit délabré, Cruz pressa son pas. Il n’aurait jamais imaginé non plus à quel point les champs sont quelque chose de silencieux. Il n’y avait là pas de branche où se perchaient les oiseaux et c’était à peine si, de temps à autre, un rongeur ou un lapin troublaient les rangs des fleurs. Le vent était absent et tout semblait immobile. L’envoyé de la Blanche Confrérie ne s’entendait plus que souffler et avancer, dans un froissement de feuilles mécontentes. Il aurait dû prendre une bouteille d’eau, quel inconscient était-il ! Qui plus est, le réseau ici était inexistant. Aucun moyen d’appeler les secours… et ses pouvoirs de sorciers n’avaient aucune utilité dans ce genre de situations. La cartographie, ce n’était pas de son domaine. Il n’était pas scout ou autre, mais bien mage de feu ! Quoi que… Non, brûler les champs par hectares entiers n’était pas une bonne idée. Le tonnerre, au loin, retentit. Suivi d’un coup de feu. Des corneilles volèrent, par centaines. Tout cela était si irréel. Le ciel était clair, mais un éclair le fit plus encore briller. Un second coup de tonnerre, suivi de plusieurs coups de feu. Aux aguets, Cruz tourna la tête, cherchant une explication. Mais tout était déjà fini. Est-ce que cela avait un rapport avec l’orphelin ? Le haïssait-on tant que certains n’hésitaient pas à lui tirer dessus ? Son cœur battait la chamade et les tournesols semblaient tous, eux aussi, chercher l’origine de toute cette frénésie.

 

Et encore une fois, la grange avait disparue… Cruz haussa les sourcils, ne sachant s’il devait s’énerver ou s’étonner. De nouveau le voilà pensant être victime d’une puissante magie. La bâtisse croulante se tenait à présent loin derrière lui. Inatteignable. Et ses jambes qui tremblaient légèrement, tout comme ses bras. Sa gorge sèche et nouée, sa langue pâteuse dans sa bouche irritée. Ses vêtements qui collaient à tout son corps. Cette stupéfaction. Rien ne servait de tenter de s’y rendre ! Mieux valait retourner vers la ferme qui l’abritait. S’hydrater et prendre une bonne douche. Etre en sécurité… ou non. Le trentenaire se remémora le bruit venant du grenier. Un gros rat, n’est-ce pas. Ah, que la campagne est étrange ! Pleine de démons et d’inexplicable. Un insecte qu’il ne parvint pas à identifier passa tout près de sa gorge, en un tintement léger. Ce détail lui fit perdre l’équilibre, que déjà il maintenant avec difficulté. Dans un bruit de tiges souples que l’on brise, Cruz s’empêtra dans les tournesols. Quelques bêtes vertes, jaunes et noires s’enfuirent. Difficilement, l’homme de la ville se releva et s’aperçut qu’il ne voyait point le toit de la demeure dont il était venu… mais était étrangement convaincu que s’il s’éloignait de la grange, que s’il abandonnait, il la retrouverait aisément.

 

C’est ce qui se passa. Sous le soleil qui déjà déclinait (mais combien de temps avait-il erré ?) se dressa devant lui, de l’autre côté de la route de terre battue, la ferme de Gaspar. Cruz se sentait comme un pécheur arrivant enfin sur son lieu de pèlerinage. S’il avait eu moins de dignité, il se serait mis à genoux et se serait signé. Le citadin, fuyant la nature en claudiquant, s’enfonça dans la bâtisse. Gaspar n’était pas encore rentré. Qu’importe. L’homme se sentait tellement crasseux que cela lui donna de l’énergie pour prendre une douche. Après avoir saisi ses affaires, il s’enferma dans la salle de bain. Dans le miroir, il remarqua que son visage était couvert de terre. Lui donnant un aspect sauvage. Le même que celui qu’il avait vu sur cette frêle silhouette, plus tôt. Est-ce que les tournesols changeaient les gens ? Etait-ce à force de courir entre ces fleurs que ce garçon était devenu si… différent ? Tout en enlevant ses vêtements et en se plaçant sous le jet du pommeau, Cruz se mit à réfléchir sur les héliotropes. Des fleurs fortes en symboles bénéfiques. Noblesse, joie, nourriture de l’immortalité, confiance en soi…  rien de négatif, qu’importe où sa mémoire le conduisait. De ce fait, pourquoi ces lieux semblaient si sinistres !

 

A ses pieds l’eau commençait à stagner. La bonde était bouchée… Soupirant, Cruz se pencha pour passer deux doigts dans la grille et la souleva. De longs, très longs cheveux noircis par l’eau étaient coupables du délit. Mais qui, dans cette demeure soi-disant seulement habitée par un vieillard à moitié chauve, pouvait avoir une telle crinière ?

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