Et alors !

SHY'M - Caméléon

6 ans après le lancement de son premier tube, “Femme De Couleur”, la douce Shy’M a proposé en ce début de saison un quatrième album, haut en couleurs, intitulé “Caméléon”. Véritable album de la consécration pour certains, gros pavé commercial pour d'autres, voici ma chronique.

01. ET ALORS ! (3'08)

Lead single explosif pour ce 4e opus. Un titre dansant, qui s'est imposé comme l'un des tubes de cet été. Un morceau qui, au premier abord, parle de mode mais qui au final prône la liberté et l'acceptation de ce que l'on est. Coup de coeur !

NOTE : 18/20

02. ET SI (3'37)

Deuxième piste. Je n'adhère pas du tout ! C'est d'un ennui ! Aucun relief, texte naïf et brouillon, il n'y a vraiment rien à garder sur ce deuxième morceau. NEXT !

NOTE : 4/20

03. ON SE FOUT DE NOUS (3'31)

Enfin, un nouveau tube ! Chanson bien écrite (malgré tout), la mélodie est implacable, elle rentre en tête immédiatement. Les refrains sont vraiment bons … Second coup de coeur !

NOTE : 19/20

04. #SHIMISOLDIERS (3'36)

Bon, je sais pertinemment que mon avis sur ce titre-là va en déçevoir plus d'un, donc excusez-moi d'avance, mais moi, J'ADORE ! Pour avoir vécu ce titre en live, c'est juste dingue ! Que l'on soit fidèle de Shy’M (ou pas !), on est obligés d'être ambiancé lorsqu'elle chante cette chanson en live …

NOTE : 16/20

05. CONTRÔLE (3'31)

J'adore cette cinquième piste ! Shy’M se dévoile dangereusement, sur un fond pop-électro, et moi ça me touche, ça me parle, ça m'atteint. J'espère sérieusement que ce titre sera exploité en single ! Coup de coeur …

NOTE : 18/20

06. CAMELEON (3'24)

Titre emblématique de l'album, c'est bien évidemment un futur tube. Un mid-tempo frais, au texte mignonnet, mais irrémédiablement efficace. Quatrième coup de coeur …

NOTE : 17/20

07. COMME UN OISEAU (4'38)

Encore une fois, je n'aime pas du tout. En ce qui concerne Shy’M pour moi, c'est tout ou rien. Et là, c'est rien. Le texte ne me touche pas, je trouve la chanson ennuyante au possible, ça passe pas.

NOTE : 7/20

08. EN PLEIN COEUR (3'30)

Huitième morceau efficace, le rythme est électrique, la voix de Shy’M est réellement appréciable sur ce titre, mais pour moi, il manque encore quelque chose, je ne sais pas comment expliquer ça, mais il manque … l'étincelle.

NOTE : 13/20

09. BLACK MARILYN (2'58)

Oh la la, mais pourquoi j'aime cette chanson ? Le texte est le plus niais de tous ceux que j'ai entendu depuis fort longtemps ! Mais musicalement parlant, les couplets sont légers, les refrains surpuissants, et la magie opère, malgré moi, malgré tout.

NOTE : 16/20

10. ELLE (4'08)

Alors là je dis OUI ! Un titre mystérieux, à la limite de l'érotisme, sur lequel Shy’M parle d'un demi-flirt avec une fille. J'adore le thème, j'adore la mélodie et le break au saxophone me fait frissonner. Gros coup de coeur !

NOTE : 18/20

11. SUR LA ROUTE (3'18)

Bon, pour cette avant dernière piste, je pense que c'est comme pour #Shimisoldiers”, c'est un titre qui doit se vivre en live. Parce que lorsque l'on écoute cette chanson chez soi, on est pas embarqués. A noter quand même que les gimmicks sur le refrain sont vraiment marquants.

NOTE : 15/20

12. JE RÊVE (3'15)

Douzième et dernière piste (disponible seulement sur l'édition deluxe de l'album !), titre assez efficace, qui clôt bien ce nouvel album. Les refrains sont à chaque fois des bouffées d'air frais, et j'adore ça ! Morceau au texte équivoque pour la chanteuse, qui continue de (nous faire) rêver …

NOTE : 16/20

CE QUE L'ON RETIENDRA DE CE DISQUE :

- Qu'il est (quand même) très bon : Encore une fois, K-Maro et Louis Côté, les deux pygmalions de Shy’M ont fait du bon boulot. L'album regorge de pépites et de hits (il faut le dire !). Pour moi, ce 4e album est non pas l'album de la consécration, mais l'album de la maturité !

- Les pépites : “Et Alors !”, “On Se Fout De Nous”, “Contrôle”, “Caméléon”, “Black Marilyn”, “Elle”.

- Le clip de “On Se Fout De Nous” : Clip censuré dès sa sortie par les Internautes, puis finalement décensurer par YouTube qui a réalisé que la vidéo n'était pas si choquante que ça. Dans ses images, Shy’M dégouline de sensualité aux côtés de son partenaire (Daniel Bamdad, mannequin). Découvrez la vidéo ici : http://www.youtube.com/watch?v=8OXIOby3dFo

LABEL : Warner Music France

DATE DE SORTIE : 25 Juin 2012

DUREE : 42'27


NOTE GLOBALE : 15/20

youtube

Fresh, gay, coloured, crazy … Et Alors !

T'étais comme tous les autres, toi aussi. T'étais comme tout ces mecs qui font semblant de s'intéresser à moi, de s'intéresser à ce que je pense, à ce que je veux, à ce qui occupes mes journées. T'étais comme tout ceux qui ont fait semblant d'être là quand ça allait pas, qui m'ont offert leur aide, leur bras le temps d'un calin, leur cou pour que j'y noie mes larmes. T'étais comme tout ces putains de mecs, en fait, t'étais là pour une seule raison : m'avoir dans ton lit. T'étais juste là à faire semblant d'être attaché un tant soit peu à moi, à faire semblant d'en avoir quelque chose à foutre de ce que je pouvais raconter, tout ça pour me foutre dans ton pieu. Et alors, maintenant que t'as réussi, c'était bien, dis moi ? Cette nuit, tu sais, celle où t'as finalement eu ce que tu voulais, c'était comment ? T'as aimé, c'est bon tu regrettes pas ? T'as eu ce que tu voulais c'est ça ? C'est pour ça que tu pars ? Parce que tu ne vois plus aucun intérêt à me parler, parce que t'as eu ce que tu cherchais depuis des mois, parce que tu m'as baisée pendant des heures et que maintenant que c'est fait, t'as plus à faire semblant, t'as plus à te forcer d'être là ? Dis moi, t'étais là pour me dire que j'étais adorable, que j'étais une fille en or qui en valait vraiment la peine ; ou t'étais juste là pour me sauter comme une vulgaire trainée ? Dis moi, vas-y assume.
—  jemetais

Sortie du métro, le vent s’engouffre dans l’escalier et ma jupe se soulève l’espace d’une micro seconde

Jeune imbécile: Eh mamoizelle j’ai tout vu hein *rire de hyène*

Moi: Et alors c’était bien? Vous avez apprécié l’expérience?

Jeune imbécile: Bah euh qu’est-ce tu veux dire?

Moi: Je veux dire que vous êtes tellement enthousiaste, je suppose que c’est la première fois que vous voyez une culotte d’aussi près.

Potes du jeune imbécile: *rire de hyène*

Jeune imbécile: *rouge* c’est bon taisez vous quoi!

Moi: *Sors du métro triomphalement*

Peut-être assisterons-nous à ce jour où l’homme aura cédé sa place de patron aux insectes – plus forts, plus nombreux, plus agiles – et alors il nous faudra apprendre à bourdonner en dodelinant du cul, à ramper sur leurs ailes, à disparaître soudainement et à piquer par surprise, ainsi les effrayer à notre tour, leur rendre la vie impossible, rajuster la balance – et j’ai le sentiment que nous ferons tout ça très bien ; telle est peut-être, à long terme, notre place idéale.

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Quand je ne sais pas quoi faire, je décore ma chambre! Et je me suis rendu compte que j'avais un petit cadre tout beau et abandonné oups oups, alors j'ai pris des pinces à linges et j'ai accroché des dessins avec sur les petites ficelles! Quel formidable génie je fais.
Dans l'ordre, de gauche à droite : Ciella (qui a l'air en plein kiffe de sa vie cététrange), Salometta et Chipou en uniforme (J'AIME TELLEMENT DESSINER DES UNIFORMES), un sushi (parce-que c'est LA VIE LES SUSHIS), et un hashtag (#c'est-trop-coule-les-hastags)
Maintenant j'ai un beau cadre tout personnalisé joiiiie.

Les trains

Car je me pose une question très sérieuse.

Et si, imaginons ça une seconde ensemble, tu veux bien ?
Et si les trains étaient vivant ?

Et si ils avaient des sentiments, des aspirations, une conscience ?

Peut etre que la RATP, la SNCF etc. élève, genre a la montagne ? Ou sous la mer ? Ou bref qqlpart tu vois ? Des trains.

Par exemple les trains naitraient tout petit, ils feraient a peine 3 ou 4 mètres de long et seraient en PVC.

Puis ils grandiraient, on les eduqueraient, ils choisiraient une voix :
Tramway, Metro, RER, TGV, selon leurs souhaits (Travailler a l’air libre, travailler sous terre avec pleins de gens,  un mix des deux, ou bien allez très très vite vite vite) et alors son éducateurs travaillerait de concert avec lui pour le décorer et lui fournir le materiel necessaire à son travail ! Puis apres ils enfileraient la robe de la compagnie qui va les embaucher (Ils leurs faudrait alors passer un entretient, mais je sais pas trop encore comment ca marche ca, chez les trains..)

Enfin, ils quitteraient leurs amis, leurs familles pour travailler avec leurs eleveurs, partout dans le monde, et en réalité les conducteurs de trains sont un peu comme des maitres chiens. Ils élèvent chacuns un train, dans le plus grand secret, et l’accompagne toute sa vie. Et quand l’un des deux meurt, ou prend sa retraite (cest plus joyeux que de mourir) l’autres en fait de même.

Et ces trains auraient des sentiments, ils seraient heureux de croiser leurs vieux potes dans les tunnels sale et sombre, ce serait rassurant.
Ils dorment aussi ensemble, dans les grands dortoir pour train qu’on appelle “garage”. Ils se raconteraient leurs journée “Oh t’as eu un suicide VICK ? Je suis désolé, ca doit pas etre facile…” “Oh SARA, j’ai vu que tu avais fais une panne de 2h en pleins soleil, t’es une petite maline ! Moi ca m’a bloqué 2h dans le tunnel entre Chatelet et Gare  de Lyon, alors attention hein !” et ils parleraient du bon vieux temps “Tu te souviens quand TGV24787 avait pas la grosse tete ? Il a bien changé, je l’ai croisé a Montparnass, il m’a totalement snobé ! mais j’ai vu son ex, Tramway-2412, elle a l’air super en forme et heureuse ! Le soleil lui va bien !”

Et puis le matin ils se diraient au revoir pour une journée de travail, et rebelote le soir.

Je vois les trains différemment.

quand notre copine C. arrive en boite vendredi soir et qu’on crie son prénom, qu’on saute partout et qu’on se jette sur elle (c’est un rituel entre nous!)

quand j’entend un mec derrière nous dire “on pourrait leur offrir un verre à ces filles” et son pote répondre “non laisse tomber elles ont bien assez picolé comme ça.”

quand je me retourne et leur répond : “ Alors non on a rien bu, on est contente de voir notre copine et on a la pêche au naturel on a pas besoins d’alcool pour ça”

quand et j’ajoute: “ ha oui, et on a pas besoins de vous pour boire un verre, nous aussi on a une carte bleue, connard”

Mais le temps a beau s'expandre indéfiniment, on peut toujours l'étirer, le clouer à un bout et le nouer à l'autre, et alors il devient élastique, jeu d'école, distraction sur laquelle s'étendre, contempler les secondes arrêtées, en rire, en pleurer, ou simplement s'étonner de ce qu'elles ont pu signifier à tel ou tel instant vécu, lorsque nos yeux sont rouges, ou noirs, ou qu'ils jonglent entre deux ternes nuances.

Quand ma mère m’engueule parce que je ne l’ai pas appelée pour faire un truc alors qu’elle m’avait dit qu’elle ne m’aiderait pas à le faire

Ouai, la phrase est longue et alors ?

Tu te rappelles ce jour-là sur l'escalier ? Je déprimais encore et je te disais que la vie était à chier. Je sais bien que tu savais plus quoi faire avec ma morosité. Mais t'étais quand même là à m'écouter divaguer. Et tu m'as dit “tu savais qu'on était fait de poussière d'étoiles ? Je veux pas que tu sois triste, tu es une étoile” et tu as pris ma tête dans tes mains et tu n'as pas arrêté de me répéter “tu es formidable” et tes yeux brillaient. Et t'étais là tous les jours à me répéter inlassablement que j'étais formidable. Et t'es toujours là, et moi aussi, alors je voulais te dire… Merci.

Kadist Art Foundation, Paris : prochaine exposition

Em'kal Eyongakpa
negotiations - Chapter 1-i : Paris - Dualaland

Exposition du 22 mai au 26 juillet
Vernissage le 21 mai de 18h à 21h

Les œuvres d’Em’kal Eyongakpa sont des chroniques des lieux et des états, inspirées des événements de sa vie personnelle et d’histoires collectives. Il travaille la photographie, la vidéo, la sculpture, le texte, le son et la performance. Sa résidence à Kadist prend pour point de départ un souvenir datant de mai 2013. Tandis qu’il empruntait la rue des Poissonniers dans le quartier de Château Rouge à Paris, il entendit les vendeurs de rue en pleine négociation avec leurs clients. Il reconnut les rythmes des échanges, les codes de négociation, les noms de produits typiques des marchés et centres urbains d’Afrique centrale ou de l’ouest, mais y perçut aussi des nuances. Il se souvient de l’effet de déplacement et la nostalgie ressentis alors, comme si les sons familiers étaient aux prises avec l’architecture parisienne.

« Fumbua ! carton à 10 euros,
bobolo ! 3 pour 2 euros,
Safou, 8 à 5 euros, arachide frais…. »

Pour negotiations - Chapter 1-i : Paris - Dualaland, Em’kal Eyongakpa compose un récit fragmenté à partir d’enregistrements effectués entre Paris et Douala, dans des marchés informels ou des noeuds de circulation, et d’extraits de sons des paysages et des espaces naturels d’où proviennent les objets de ces échanges.

Dans ces espaces de négociation, de nouvelles identités s’inventent, combinant les influences du passé aux codes urbains. De même, les structures rythmiques traditionnelles s’immiscent dans la dynamique de ces lieux, comme dans les musiques actuelles, le Bikutsi au Cameroun, le Congotronics  en RDC et le Juju au Nigéria.

L’artiste compte expérimenter dans son installation les nuances de la négociation et de la créolisation de ces espaces hautement politiques. En restituant cette intense anthropophonie dans l’espace d’exposition, Em’kal Eyongakpa cherche à produire une expérience sonore « maximaliste » en dialogue avec le white cube :

« Comment retranscrire l’essence et l’énergie de ces espaces de négociations, sans altérer la nature « maximaliste » de ces environnements en apparence chaotique ?»